| Titre : |
Place dans l’écosystème et impacts de Ceratophyllum demersum L., une plante aquatique envahissante dans le delta du fleuve Sénégal : cas du Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD) et de ses zones périphériques. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Sanou Ndour, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2021 |
| Importance : |
124 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
impact espèce envahissante espèce nuisile zone humide delta du fleuve Sénégal ceratophyllum demersum fleuve Sénégal écosystème plante aquatique envahissante plante aquatique nuisible Parc National des Oiseaux du Djoudj |
| Résumé : |
Le Sénégal abrite une importante diversité écosystèmique allant des écosystèmes arides, semi-arides, guinéens, marins aux écosystèmes fluviaux dont celui du fleuve Sénégal. Les ressources de ce dernier fournissent les moyens de subsistance de la grande majorité des communautés locales par le biais des pêcheries d'eau douce et de l’agriculture irriguée. A cela s’ajoute l’importante biodiversité animale et végétale qui dépend de cette zone humide. Cependant, cet écosystème subit un phénomène alarmant de dégradation du fait des effets combinés de plusieurs facteurs dont l’envahissement de Ceratophyllum demersum, une espèce aquatique envahissante. Ainsi, il est donc important aujourd’hui d’améliorer les connaissances scientifiques sur cette plante en vue d’une meilleure gestion. C’est dans ce contexte que cette présente étude a été entreprise pour déterminer la place de C. demersum dans l’écosystème du delta plus particulièrement dans le Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD), de cartographier sa distribution dans le parc et enfin d’évaluer les impacts écologiques et socio-économiques liés à l’envahissement de la plante. Pour la détermination de la place de l’espèce dans l’écosystème, la flore et de la végétation aquatique du parc ainsi que le niveau de colonisation ont été étudiés par la réalisation de relevés floristiques et phyotosociologiques dans les différents plans d’eau du parc. L’étude de la cartographie de l’espèce a été réalisée par la méthode des quadrats qui consiste à délimiter des quadrats de 1m2 à intervalle régulier le long des profils des cours de la zone exondée vers la zone inondée. Les caractéristiques physico – chimiques du milieu comme le pH, la température, l’oxygene dissout, la conductivité ont été mesurés in situ grâce à un kit multiparamétre. L’évaluation des impacts a été faite par des enquêtes et entretiens auprès des populations riveraines et agents de la SAED grâce à une fiche d’enquête et un guide d’entretien. Par la suite les différentes catégories d’impact ont été classées selon les protocoles ISEA de Blanquart (2009) et ISSIA de Cottaz (2016). Les résultats sur la flore aquatique du parc ont permis de repertorier 88 espèces réparties dans 63 genres et 26 familles. La classe des Dicotylédones (64,29%) est plus importante. Cette flore est dominée par les thérophytes (45,25%). Du point vue répartition biogéographique, les espèces pantropicales (46,43%) sont plus importantes suivie des espèces africaines (19,05%). Les familles des Fabaceae (17, 86%), des Poaceae (16,67%), des Cyperaceae (9,52%) sont les plus diversifiées. La recherche de l’indice de colonisation de C. demersum par le taux de recouvrement et le type de colonisation a montré que l’espèce présente un degré élevé d’invasion dans le Gorom avec un taux de recouvrement de 67,86% et la formation de tapis d’herbier continue, un indice faible dans le Marigot du Djoudj et le Canal Crocodile. Cependant, en plus de cette espèce s’ajoute Typha domingensis, Centrostachys aquatica et Pistia stratiotes qui présente le même comportement dans certains cours d’eau. Les résultats de l’étude sur les impacts ont montré que la grande majorité (98%) de la population est constituée d’agriculteurs, la prolifération de l’espèce remonte à la mise en service des barrages de Diama et de Manantali. Le comblement des plans d’eau, la baisse du rendement de pêche et l’apparition des maladies dites hydriques sont les nuisances qui impactent le plus l’écosystème et la vie des communautés. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=901 |
Place dans l’écosystème et impacts de Ceratophyllum demersum L., une plante aquatique envahissante dans le delta du fleuve Sénégal : cas du Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD) et de ses zones périphériques. [texte imprimé] / Sanou Ndour, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2021 . - 124 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
impact espèce envahissante espèce nuisile zone humide delta du fleuve Sénégal ceratophyllum demersum fleuve Sénégal écosystème plante aquatique envahissante plante aquatique nuisible Parc National des Oiseaux du Djoudj |
| Résumé : |
Le Sénégal abrite une importante diversité écosystèmique allant des écosystèmes arides, semi-arides, guinéens, marins aux écosystèmes fluviaux dont celui du fleuve Sénégal. Les ressources de ce dernier fournissent les moyens de subsistance de la grande majorité des communautés locales par le biais des pêcheries d'eau douce et de l’agriculture irriguée. A cela s’ajoute l’importante biodiversité animale et végétale qui dépend de cette zone humide. Cependant, cet écosystème subit un phénomène alarmant de dégradation du fait des effets combinés de plusieurs facteurs dont l’envahissement de Ceratophyllum demersum, une espèce aquatique envahissante. Ainsi, il est donc important aujourd’hui d’améliorer les connaissances scientifiques sur cette plante en vue d’une meilleure gestion. C’est dans ce contexte que cette présente étude a été entreprise pour déterminer la place de C. demersum dans l’écosystème du delta plus particulièrement dans le Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD), de cartographier sa distribution dans le parc et enfin d’évaluer les impacts écologiques et socio-économiques liés à l’envahissement de la plante. Pour la détermination de la place de l’espèce dans l’écosystème, la flore et de la végétation aquatique du parc ainsi que le niveau de colonisation ont été étudiés par la réalisation de relevés floristiques et phyotosociologiques dans les différents plans d’eau du parc. L’étude de la cartographie de l’espèce a été réalisée par la méthode des quadrats qui consiste à délimiter des quadrats de 1m2 à intervalle régulier le long des profils des cours de la zone exondée vers la zone inondée. Les caractéristiques physico – chimiques du milieu comme le pH, la température, l’oxygene dissout, la conductivité ont été mesurés in situ grâce à un kit multiparamétre. L’évaluation des impacts a été faite par des enquêtes et entretiens auprès des populations riveraines et agents de la SAED grâce à une fiche d’enquête et un guide d’entretien. Par la suite les différentes catégories d’impact ont été classées selon les protocoles ISEA de Blanquart (2009) et ISSIA de Cottaz (2016). Les résultats sur la flore aquatique du parc ont permis de repertorier 88 espèces réparties dans 63 genres et 26 familles. La classe des Dicotylédones (64,29%) est plus importante. Cette flore est dominée par les thérophytes (45,25%). Du point vue répartition biogéographique, les espèces pantropicales (46,43%) sont plus importantes suivie des espèces africaines (19,05%). Les familles des Fabaceae (17, 86%), des Poaceae (16,67%), des Cyperaceae (9,52%) sont les plus diversifiées. La recherche de l’indice de colonisation de C. demersum par le taux de recouvrement et le type de colonisation a montré que l’espèce présente un degré élevé d’invasion dans le Gorom avec un taux de recouvrement de 67,86% et la formation de tapis d’herbier continue, un indice faible dans le Marigot du Djoudj et le Canal Crocodile. Cependant, en plus de cette espèce s’ajoute Typha domingensis, Centrostachys aquatica et Pistia stratiotes qui présente le même comportement dans certains cours d’eau. Les résultats de l’étude sur les impacts ont montré que la grande majorité (98%) de la population est constituée d’agriculteurs, la prolifération de l’espèce remonte à la mise en service des barrages de Diama et de Manantali. Le comblement des plans d’eau, la baisse du rendement de pêche et l’apparition des maladies dites hydriques sont les nuisances qui impactent le plus l’écosystème et la vie des communautés. |
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