| Titre : |
Gestion intégrée des principaux ravageurs du manioc Manihot esculenta Crantz (Euphorbiaceae) au Tchad |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Mahamat Saleh Abderahim, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2021 |
| Importance : |
137 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
auxiliaire Phenacoccus manihoti mononychellus tanajoa bemisia tabaci manioc Tchad ravageur manihot esculenta euphorbiaceae |
| Résumé : |
Le manioc joue un rôle important dans l'alimentation des populations. Cependant les ravageurs constituent l’une des principales contraintes à sa production. Dans le but d’évaluer l’importance et la distribution des principaux ravageurs du manioc, une étude est réalisée au sud du Tchad. Les échantillonnages sont effectués sur les sites de Kobdogue, Moya, Faya et Yaroungou. Tous les ravageurs rencontrés sont dénombrés et identifiés et leurs dégâts ont été évalués. Les auxiliaires échantillonnés sont aussi dénombrés et identifiés. Les pratiques agronomiques ont été recueillies auprès des producteurs. Huit espèces de ravageurs sont répertoriées. Il s’agit : Phenacoccus manihoti Matile-Ferrero, Bemisia tabaci Gennadius, Mononychellus tanajoa Bondar, Zonocerus variegatus, Odontotermes sp aff erraticus, Aromia moschata, Camponotus ligniperda et Panonychus ulmi (Koch). L’espèce P. manihoti est plus importante à Faya et à Kobdogue. Par contre, M. tanajoa et B. tabaci, sont respectivement plus importants à Kobdogue et à Faya. La variété Ngaloum nguegdje est la plus attaquée par P. manihoti, M. tanajoa et B. tabaci. L’incidence des attaques des bioagresseurs en fonction des variétés et des sites a été plus élevée sur la variété Ngaloum nguegdje à Kobdogue. L’incidence et la sévérité des attaques de P. manihoti ont été importantes à Faya et à Kobdogue. Au total 4 espèces de prédateurs appartenant à la famille des Coccinellidae (Scymnus couturieri et Stethorus punctillum), Phytoseiidae (Typhlodromalus aripo et Phytoseiulus persimilis) et deux espèces de parasitoïdes Encyrtidae (Epidinocarsis lopezi) et Aphelinidae (Encarsia haitiensis) ont été répertoriées. Le prédateur T. aripo est le plus le abondant et Scymnus couturieri est la plus fréquente des espèces rencontrées. Les parasitoïdes identifiés présentent des pourcentages très faibles ne dépassant pas le 7% du total des auxiliaires récoltés. L’espèce S. punctillum, prédateur de M. tanajoa a enregistré la plus faible abondance par rapport aux autres prédateurs. Le pourcentage de parasitisme est élevé sur P. manihoti (32,10%) et faible sur B. tabaci (16,30%). Le type de variété a influencé sur le pourcentage de parasitisme d’E. lopezi et d’E. haitiensis. Il a été important sur Ngaloum nguegdje avec 33 % des cochenilles parasitées par E. lopezi et 20 % des mouches parasitées par E. haitiensis. La Grande Sido et le Barh Koh ont obtenu les rendements (t) les plus importants avec respevtivement (7,29t) et (7,19t). Les pratiques culturales ont permis de structurer les villages en 3 groupes suivant leurs similarités. Les producteurs du groupe 2 et 3 adoptent des pratiques presques identiques, comparés à ceux du groupe 1. Les résultats de cette étude permettront d’adapter une stratégie de gestion des ravageurs du manioc au Tchad. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=814 |
Gestion intégrée des principaux ravageurs du manioc Manihot esculenta Crantz (Euphorbiaceae) au Tchad [texte imprimé] / Mahamat Saleh Abderahim, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2021 . - 137 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
auxiliaire Phenacoccus manihoti mononychellus tanajoa bemisia tabaci manioc Tchad ravageur manihot esculenta euphorbiaceae |
| Résumé : |
Le manioc joue un rôle important dans l'alimentation des populations. Cependant les ravageurs constituent l’une des principales contraintes à sa production. Dans le but d’évaluer l’importance et la distribution des principaux ravageurs du manioc, une étude est réalisée au sud du Tchad. Les échantillonnages sont effectués sur les sites de Kobdogue, Moya, Faya et Yaroungou. Tous les ravageurs rencontrés sont dénombrés et identifiés et leurs dégâts ont été évalués. Les auxiliaires échantillonnés sont aussi dénombrés et identifiés. Les pratiques agronomiques ont été recueillies auprès des producteurs. Huit espèces de ravageurs sont répertoriées. Il s’agit : Phenacoccus manihoti Matile-Ferrero, Bemisia tabaci Gennadius, Mononychellus tanajoa Bondar, Zonocerus variegatus, Odontotermes sp aff erraticus, Aromia moschata, Camponotus ligniperda et Panonychus ulmi (Koch). L’espèce P. manihoti est plus importante à Faya et à Kobdogue. Par contre, M. tanajoa et B. tabaci, sont respectivement plus importants à Kobdogue et à Faya. La variété Ngaloum nguegdje est la plus attaquée par P. manihoti, M. tanajoa et B. tabaci. L’incidence des attaques des bioagresseurs en fonction des variétés et des sites a été plus élevée sur la variété Ngaloum nguegdje à Kobdogue. L’incidence et la sévérité des attaques de P. manihoti ont été importantes à Faya et à Kobdogue. Au total 4 espèces de prédateurs appartenant à la famille des Coccinellidae (Scymnus couturieri et Stethorus punctillum), Phytoseiidae (Typhlodromalus aripo et Phytoseiulus persimilis) et deux espèces de parasitoïdes Encyrtidae (Epidinocarsis lopezi) et Aphelinidae (Encarsia haitiensis) ont été répertoriées. Le prédateur T. aripo est le plus le abondant et Scymnus couturieri est la plus fréquente des espèces rencontrées. Les parasitoïdes identifiés présentent des pourcentages très faibles ne dépassant pas le 7% du total des auxiliaires récoltés. L’espèce S. punctillum, prédateur de M. tanajoa a enregistré la plus faible abondance par rapport aux autres prédateurs. Le pourcentage de parasitisme est élevé sur P. manihoti (32,10%) et faible sur B. tabaci (16,30%). Le type de variété a influencé sur le pourcentage de parasitisme d’E. lopezi et d’E. haitiensis. Il a été important sur Ngaloum nguegdje avec 33 % des cochenilles parasitées par E. lopezi et 20 % des mouches parasitées par E. haitiensis. La Grande Sido et le Barh Koh ont obtenu les rendements (t) les plus importants avec respevtivement (7,29t) et (7,19t). Les pratiques culturales ont permis de structurer les villages en 3 groupes suivant leurs similarités. Les producteurs du groupe 2 et 3 adoptent des pratiques presques identiques, comparés à ceux du groupe 1. Les résultats de cette étude permettront d’adapter une stratégie de gestion des ravageurs du manioc au Tchad. |
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