| Titre : |
ÉVOLUTION LITHOSTRUCTURALE DES FORMATIONS BIRIMIENNES DU SECTEUR DE MAKO (BOUTONNIERE DE KEDOUGOU- KENIEBA, SENEGAL). |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Ibrahima Gassama, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur |
| Année de publication : |
2021 |
| Importance : |
175 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Eburnéen eo-éburnéen birimien lithologie déformation Kédougou lithostructure secteur de Mako boutonnière de Kédougou-kéniéba kéniéba Séégal géologie Mako craton Craton Ouest Africain formation birimienne Granitoide Saraya Boboti Sandikounda Soukouta pétrographie faciès Panneau PV-ALADIN |
| Résumé : |
Les nouvelles données lithologiques et pétrographiques obtenues dans le secteur de Mako
combinées aux données de la bibliographie, permettent de distinguer disponibles des roches
ultrabasiques, basiques d’affinités tholéiitiques associées à des roches intermédiaires et acides
d’affinités calco-alcalins et des intercalations de quartzites. L’ensemble est intrudé par des
granitoïdes éburnéens variés, et affecté par un métamorphisme de faciès amphibolites Ã
schistes verts associé à un hydrothermalisme plus ou moins intense.
Les relations géométriques entre les différents faciès permettent de distinguer deux ensembles
lithologiques. Un ensemble inférieur constitué de bas en haut de : i°) roches ultrabasiques
reposant sur un socle gneissique d’âge inconnu (Dabakalien ?) et résultant d’une succession
par cristallisation fractionnée de lherzolites, de wehrlites et de pyroxénites; ii°) des
métagabbros surmontant directement les roches ultrabasiques et les contenant localement en
enclaves (roches ultrabasiques). Ils qui sont lités à la base (en amphiblo-gneiss) et passent
progressivement des métagabbros pégmatitiques, puis isotropes et microgrenus ; iii°)
métabasaltes massifs et en pillow-lavas surmontant directement les métagabbros. Cet
ensemble inférieur ultrabasique-basique présente une affinité tholéiitique. Il représente le
complexe ophiolitique de Mako (COM), un fragment de croûte lithosphérique birimienne
reposant sur un socle gneissique.
L’ensemble supérieur est un complexe volcanique mixte généralement disposé dans les
couloirs tectoniques. Il s’agit de bas en haut de: i°) laves et pyroclastites andésitiques, ii°)
laves et pyroclastites rhyodacitiques et rhyolitiques. Ils présentent une affinité calco-alcaline
des marges actives. Des quartzites rubanées sont intercalés ou coiffent les ensembles
précédents.
Trois générations de granitoïdes éburnéens recoupes ces formations birimiennes : (i) précoces
π1 (2215-2160 Ma) ; (ii) syntectoniques concordants π 2 (2150-2100 Ma) et tarditectoniques
discordants π3 (2090-2040 Ma). Ces granitoïdes sont composées de plagiogranites,
(granodiorite et diorite) et de granites alcalins souvent d’affinité calco-alcaline des marges
continentales actives (Delor et al., 2010). Les granitoïdes éburnéens se mettent en place avant
et pendant les phases orogéniques.
Le métamorphisme a atteint le faciès des amphibolites inférieures dans les amphiblo-gneiss de
la partie SE du secteur.
La cartographie structurale, basée sur les données de terrain et celles des images satellites et
géophysiques, laisse apparaître une déformation polyphasée marquée par des structures
variées (zones de cisaillement imbriquées, chevauchements et décrochevauchements, polyplissement,
boudinage, failles normales). L’analyse multi échelle des différentes structures
cartographiées sur le terrain, combinée aux données des images satellites et géophysiques
permet de distinguer deux phases de déformation anté- éburnéennes (D0 et DE) et trois phases
majeures de déformations éburnéennes D1, D2 et D3. Les phases D0 et DE sont peu préservées
et ne laissent apparaitre que quelques reliques. La phase D1 est une tectonique tangentielle qui
entraîne de grands plis déversés vers le NNE et l’E associés à des reliques de chevauchements
préservés dans quelques unités lithologiques (métabasaltes, tufs). La phase de déformation D2
est une tectonique transpressive senestre qui comprend un stade précoce (D2a) et un stade
tardif (D2b). Elle implique des décrochevauchements imbriqués NE-SW, N-S et NW-SE qui
créent un partitionnement de la déformation.
La phase D3 est une transtension dextre qui crée également des extensions en pull-apart
remplies par des produits magmatiques tardifs (basique, intermédiaires et acide) et des failles
normales conjuguées en choux fleur négatif. Sa contrainte principale est orientée ENE-WSW. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=635 |
ÉVOLUTION LITHOSTRUCTURALE DES FORMATIONS BIRIMIENNES DU SECTEUR DE MAKO (BOUTONNIERE DE KEDOUGOU- KENIEBA, SENEGAL). [texte imprimé] / Ibrahima Gassama, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur, 2021 . - 175 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Eburnéen eo-éburnéen birimien lithologie déformation Kédougou lithostructure secteur de Mako boutonnière de Kédougou-kéniéba kéniéba Séégal géologie Mako craton Craton Ouest Africain formation birimienne Granitoide Saraya Boboti Sandikounda Soukouta pétrographie faciès Panneau PV-ALADIN |
| Résumé : |
Les nouvelles données lithologiques et pétrographiques obtenues dans le secteur de Mako
combinées aux données de la bibliographie, permettent de distinguer disponibles des roches
ultrabasiques, basiques d’affinités tholéiitiques associées à des roches intermédiaires et acides
d’affinités calco-alcalins et des intercalations de quartzites. L’ensemble est intrudé par des
granitoïdes éburnéens variés, et affecté par un métamorphisme de faciès amphibolites Ã
schistes verts associé à un hydrothermalisme plus ou moins intense.
Les relations géométriques entre les différents faciès permettent de distinguer deux ensembles
lithologiques. Un ensemble inférieur constitué de bas en haut de : i°) roches ultrabasiques
reposant sur un socle gneissique d’âge inconnu (Dabakalien ?) et résultant d’une succession
par cristallisation fractionnée de lherzolites, de wehrlites et de pyroxénites; ii°) des
métagabbros surmontant directement les roches ultrabasiques et les contenant localement en
enclaves (roches ultrabasiques). Ils qui sont lités à la base (en amphiblo-gneiss) et passent
progressivement des métagabbros pégmatitiques, puis isotropes et microgrenus ; iii°)
métabasaltes massifs et en pillow-lavas surmontant directement les métagabbros. Cet
ensemble inférieur ultrabasique-basique présente une affinité tholéiitique. Il représente le
complexe ophiolitique de Mako (COM), un fragment de croûte lithosphérique birimienne
reposant sur un socle gneissique.
L’ensemble supérieur est un complexe volcanique mixte généralement disposé dans les
couloirs tectoniques. Il s’agit de bas en haut de: i°) laves et pyroclastites andésitiques, ii°)
laves et pyroclastites rhyodacitiques et rhyolitiques. Ils présentent une affinité calco-alcaline
des marges actives. Des quartzites rubanées sont intercalés ou coiffent les ensembles
précédents.
Trois générations de granitoïdes éburnéens recoupes ces formations birimiennes : (i) précoces
π1 (2215-2160 Ma) ; (ii) syntectoniques concordants π 2 (2150-2100 Ma) et tarditectoniques
discordants π3 (2090-2040 Ma). Ces granitoïdes sont composées de plagiogranites,
(granodiorite et diorite) et de granites alcalins souvent d’affinité calco-alcaline des marges
continentales actives (Delor et al., 2010). Les granitoïdes éburnéens se mettent en place avant
et pendant les phases orogéniques.
Le métamorphisme a atteint le faciès des amphibolites inférieures dans les amphiblo-gneiss de
la partie SE du secteur.
La cartographie structurale, basée sur les données de terrain et celles des images satellites et
géophysiques, laisse apparaître une déformation polyphasée marquée par des structures
variées (zones de cisaillement imbriquées, chevauchements et décrochevauchements, polyplissement,
boudinage, failles normales). L’analyse multi échelle des différentes structures
cartographiées sur le terrain, combinée aux données des images satellites et géophysiques
permet de distinguer deux phases de déformation anté- éburnéennes (D0 et DE) et trois phases
majeures de déformations éburnéennes D1, D2 et D3. Les phases D0 et DE sont peu préservées
et ne laissent apparaitre que quelques reliques. La phase D1 est une tectonique tangentielle qui
entraîne de grands plis déversés vers le NNE et l’E associés à des reliques de chevauchements
préservés dans quelques unités lithologiques (métabasaltes, tufs). La phase de déformation D2
est une tectonique transpressive senestre qui comprend un stade précoce (D2a) et un stade
tardif (D2b). Elle implique des décrochevauchements imbriqués NE-SW, N-S et NW-SE qui
créent un partitionnement de la déformation.
La phase D3 est une transtension dextre qui crée également des extensions en pull-apart
remplies par des produits magmatiques tardifs (basique, intermédiaires et acide) et des failles
normales conjuguées en choux fleur négatif. Sa contrainte principale est orientée ENE-WSW. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=635 |
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