| Titre : |
ETUDE MORPHOSEDIMENTAIRE ET HISTORIQUE DU LITTORAL DE DAKAR (SENEGAL) : CAS DES PLAGES DES MAMELLES, OUAKAM, MALIBU, GADAYE ET MALIKA |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Papa Sagne, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur |
| Année de publication : |
2021 |
| Importance : |
197 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
littoral profil de plage trait de côte érosion accumulation morphosédimentation Dakar plage mamelle Ouakam Malibou Gadaye Malika géologie |
| Résumé : |
Aujourd’hui, la gestion des zones côtières se confronte à des défis majeurs comme l’érosion côtière qui, de par les modifications lentes ou brutales qu’elle occasionne, constitue une grande contrainte pour leur aménagement. Le préalable pour une bonne gestion de ces environnements implique une connaissance approfondie de leur fonctionnement. C’est dans ce sens que cette étude se propose, à travers des méthodes morphosédimentologiques et géomatiques, de connaitre la dynamique morphosédimentaire et historique des plages des Mamelles et de Ouakam sur la côte ouest de Dakar et de celles de Malibu, Gadaye et Malika situées la côte nord puisqu’elles n’ont jusque-là fait l’objet d’aucune étude de ce genre.
Les méthodes morphosédimentologiques ont permis de mettre en évidence les caractéristiques sédimentologiques de ces plages ainsi que les variations saisonnières de leurs caractéristiques morphologiques. Les résultats obtenus montrent une plage aérienne avec une largeur moyenne d’environ 32,98 m aux Mamelles et 26,15 m à Ouakam avec une pente moyenne respectivement égale à 9,37 % et 7,89 %. Au niveau des plages de Malibu, Gadaye et Malika, la plage aérienne présente une largeur moyenne de 48,31 m environ et une pente moyenne de 5,03 %. Les profils de plage présentent une forme dominante rectiligne à convexe aux Mamelles, rectiligne à Ouakam et concavo-convexe à Malibu, Gadaye et Malika. Pour les mouvements verticaux, des évolutions saisonnières ont été notées dans chacune de ces plages avec une prédominance des phases d’érosion pendant la saison sèche et des phases d’engraissement en saison des pluies sur la côte nord de Dakar contrairement à la côte ouest (zone des Mamelles-Ouakam), où l’inverse est noté. Les facteurs responsables de ces évolutions sont principalement naturels. Il s’agit des houles et dans certaines cas les eaux de ruissellement. L’étude des caractéristiques sédimentologiques a montré globalement des sédiments fins à moyens très bien à moyennement bien classés. L’asymétrie majoritairement négative aux Mamelles-Oukam indique un étalement des particules vers les grossiers liée probablement à une érosion de la falaise qui alimente ces deux plages en sédiments grossiers. Cette asymétrie est quant à elle positive au niveau de la côte nord en raison de l’alimentation de ces plages en éléments fins sous l’action des vents.
Les méthodes géomatiques consistent à cartographier les évolutions historiques du trait de côte et de l’occupation du sol de 1942 à 2011. Concernant l’évolution historique du trait de côte, les résultats montrent une stabilité de la côte ouest de Dakar avec une vitesse d’évolution du trait de côte de +0,07 m/an aux Mamelles et de +0,13 m/an à Ouakam. Cependant, sur la côte nord, on note des taux d’érosion variant entre -0,04 m/an et -0,22 m/an à l’exception du secteur situé entre Gadaye et Malika qui est en accrétion avec une vitesse de +0,11 m/an. Comme pour les variations morphologiques de ces plages, on note que les fluctuations de la ligne de rivage sont plus significatives au Nord de Dakar qu’à l’Ouest. Ces évolutions différentes sont liées, en plus de la différence lithologique des roches trouvées dans ces zones, à la configuration géomorphologique de la Presqu’île de Dakar qui fait que les deux zones ne sont pas exposées de la même manière aux houles. L’analyse de l’évolution de l’occupation du sol montre une urbanisation de plus en plus importante dans les deux zones entre 1942 et 2011. Cependant, l’impact de cette urbanisation n’est pas encore véritablement senti dans les fluctuations de la ligne de rivage. Cependant, l’extension de la voie de dégagement nord (VDN) sur la côte nord de Dakar, pourrait dans l’avenir entrainer une certaine influence des activités humaines dans le fonctionnement de ces plages en favorisant la rupture des échanges sédimentaires entre les dunes et la plage par immobilisation des sédiments dunaires sur lesquelles s’effectuent les constructions. Les conséquences pourraient être l’accélération de l’érosion côtière et/ou la généralisation du recul du trait de côte. |
| Note de contenu : |
thèse provisoire |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=588 |
ETUDE MORPHOSEDIMENTAIRE ET HISTORIQUE DU LITTORAL DE DAKAR (SENEGAL) : CAS DES PLAGES DES MAMELLES, OUAKAM, MALIBU, GADAYE ET MALIKA [texte imprimé] / Papa Sagne, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur, 2021 . - 197 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
littoral profil de plage trait de côte érosion accumulation morphosédimentation Dakar plage mamelle Ouakam Malibou Gadaye Malika géologie |
| Résumé : |
Aujourd’hui, la gestion des zones côtières se confronte à des défis majeurs comme l’érosion côtière qui, de par les modifications lentes ou brutales qu’elle occasionne, constitue une grande contrainte pour leur aménagement. Le préalable pour une bonne gestion de ces environnements implique une connaissance approfondie de leur fonctionnement. C’est dans ce sens que cette étude se propose, à travers des méthodes morphosédimentologiques et géomatiques, de connaitre la dynamique morphosédimentaire et historique des plages des Mamelles et de Ouakam sur la côte ouest de Dakar et de celles de Malibu, Gadaye et Malika situées la côte nord puisqu’elles n’ont jusque-là fait l’objet d’aucune étude de ce genre.
Les méthodes morphosédimentologiques ont permis de mettre en évidence les caractéristiques sédimentologiques de ces plages ainsi que les variations saisonnières de leurs caractéristiques morphologiques. Les résultats obtenus montrent une plage aérienne avec une largeur moyenne d’environ 32,98 m aux Mamelles et 26,15 m à Ouakam avec une pente moyenne respectivement égale à 9,37 % et 7,89 %. Au niveau des plages de Malibu, Gadaye et Malika, la plage aérienne présente une largeur moyenne de 48,31 m environ et une pente moyenne de 5,03 %. Les profils de plage présentent une forme dominante rectiligne à convexe aux Mamelles, rectiligne à Ouakam et concavo-convexe à Malibu, Gadaye et Malika. Pour les mouvements verticaux, des évolutions saisonnières ont été notées dans chacune de ces plages avec une prédominance des phases d’érosion pendant la saison sèche et des phases d’engraissement en saison des pluies sur la côte nord de Dakar contrairement à la côte ouest (zone des Mamelles-Ouakam), où l’inverse est noté. Les facteurs responsables de ces évolutions sont principalement naturels. Il s’agit des houles et dans certaines cas les eaux de ruissellement. L’étude des caractéristiques sédimentologiques a montré globalement des sédiments fins à moyens très bien à moyennement bien classés. L’asymétrie majoritairement négative aux Mamelles-Oukam indique un étalement des particules vers les grossiers liée probablement à une érosion de la falaise qui alimente ces deux plages en sédiments grossiers. Cette asymétrie est quant à elle positive au niveau de la côte nord en raison de l’alimentation de ces plages en éléments fins sous l’action des vents.
Les méthodes géomatiques consistent à cartographier les évolutions historiques du trait de côte et de l’occupation du sol de 1942 à 2011. Concernant l’évolution historique du trait de côte, les résultats montrent une stabilité de la côte ouest de Dakar avec une vitesse d’évolution du trait de côte de +0,07 m/an aux Mamelles et de +0,13 m/an à Ouakam. Cependant, sur la côte nord, on note des taux d’érosion variant entre -0,04 m/an et -0,22 m/an à l’exception du secteur situé entre Gadaye et Malika qui est en accrétion avec une vitesse de +0,11 m/an. Comme pour les variations morphologiques de ces plages, on note que les fluctuations de la ligne de rivage sont plus significatives au Nord de Dakar qu’à l’Ouest. Ces évolutions différentes sont liées, en plus de la différence lithologique des roches trouvées dans ces zones, à la configuration géomorphologique de la Presqu’île de Dakar qui fait que les deux zones ne sont pas exposées de la même manière aux houles. L’analyse de l’évolution de l’occupation du sol montre une urbanisation de plus en plus importante dans les deux zones entre 1942 et 2011. Cependant, l’impact de cette urbanisation n’est pas encore véritablement senti dans les fluctuations de la ligne de rivage. Cependant, l’extension de la voie de dégagement nord (VDN) sur la côte nord de Dakar, pourrait dans l’avenir entrainer une certaine influence des activités humaines dans le fonctionnement de ces plages en favorisant la rupture des échanges sédimentaires entre les dunes et la plage par immobilisation des sédiments dunaires sur lesquelles s’effectuent les constructions. Les conséquences pourraient être l’accélération de l’érosion côtière et/ou la généralisation du recul du trait de côte. |
| Note de contenu : |
thèse provisoire |
| Permalink : |
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