| Titre : |
Espèces fruitières spontanées comestibles en zone Kasa (Département d’Oussouye) Sénégal : diversité, usages et importance économique. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Yves Djihounouck, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2020 |
| Importance : |
206 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Diola Kasa espèce fruitière fruit Espèce fruitière comestible Oussouye économie arbre fruitier ethnobotanique commercialisation service ecosystémique |
| Résumé : |
Les ressources forestières végétales jouent un rôle important dans le développement économique, social et culturel en zone Kasa. Elles sont exploitées pour l’alimentation, la pharmacopée, la construction, l’industrie et l’artisanat. Cependant, à l’exception de certaines espèces qui trouvent refuge dans les bois sacrés, et d’autres qui bénéficient d’une protection des paysans par le biais d'une domestication, ces ressources peuvent être menacées de disparition ainsi que leurs savoirs associés. Cette étude a pour objectif de contribuer à une meilleure connaissance des espèces fruitières spontanées comestibles de la zone Kasa afin de proposer des stratégies de conservation. Elle fait le point sur la diversité et l’usage des espèces et évalue leur importance économique. Elle a été réalisée dans le département d’Oussouye, traditionnellement appelé Kasa, composé de 75 villages dont 34 ont été visités, et peuplé en majorité de Diolas avec une grande diversité culturelle et linguistique. L’étude s’appuie sur une enquête ethnobotanique menée auprès de 82 informateurs. Les données collectées ont été dépouillées avec le logiciel Epi Info et traitées par le tableur Excel. Une Analyse Factorielle des Correspondances (AFC) a mis en exergue les relations espèces-catégories d’usage et espèces-organes. Les fréquences de citation, l’indice de fidélité, le facteur de consensus, la valeur d’usage, les prix de vente ont été utilisés pour évaluer l’importance socio-économique des espèces. Les résultats ont révélé la présence de 62 espèces fruitières spontanées comestibles réparties dans 31 familles et 54 genres. Ces ressources forestières interviennent dans des besoins multiples classés en six catégories : alimentaire avec 62 % des citations, énergétique 19 %, technologique 14 %, médicinale 13 %, culturelle 6 % agronomique 2 % et dans le domaine commercial. Ces espèces sont exploitées préférentiellement pour leur fruit dans l’alimentation (92 %), le bois dans l’énergie (79 %) et la technologie (51 %), les feuilles dans le traitement des maladies (30 %). Dans ce dernier cas, la médecine traditionnelle se révèle être le premier recours de soins de santé pour la population rurale. La plupart des espèces sont à usage multiple avec une diversité de parties végétales utilisées, le fruit (55 %), le bois (22 %), la feuille (9 %), la racine (6 %), l’écorce (4 %), l’exsudat (3 %) et la fleur (1 %). Cette forte exploitation des parties végétales peut compromettre la durabilité des espèces concernées. Du point de vue économique, les résultats permettent d’isoler 16 espèces commercialisées réparties dans 10 familles. La vente des produits de ces espèces concerne quatre parties de la plante avec une large dominance du fruit (73 %) dans les marchés locaux, touristique ou départemental, régional et même de la capitale. Cette commercialisation fait intervenir un ensemble d’acteurs se spécialisant de la cueillette à l’écoulement malgré une distribution inégale des marges bénéficiaires. Ces commerçants, ou « bana bana », essentiellement composés des femmes, dominent le marché des fruits. L’ensemble de ces résultats suggèrent plus de vigilance sur la pression exercée, en particulier le mode d’exploitation des parties de la plantes, sur certaines espèces comme Elaeis guineensis, Borassus aethiopum, Mangifera indica, Neocarya macrophylla, Parkia biglobosa, Anacardium occidentale, Ceiba pentandra, Parinari excelsa, Landolphia dulcis, Adansonia digitata, Dialium guineense, Nymphaea spp, Voacanga africana, Spondias mombin, Zanthoxylum zanthoxyloides, Gardenia erubescens, Sarcocephalus latifolius. Au total, cette étude met l’accent sur les connaissances endogènes liées aux espèces fruitières spontanées comestibles en faisant ressortir les espèces à forte exploitation et propose des pistes de conservation de cette biodiversité végétale. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=553 |
Espèces fruitières spontanées comestibles en zone Kasa (Département d’Oussouye) Sénégal : diversité, usages et importance économique. [texte imprimé] / Yves Djihounouck, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2020 . - 206 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Diola Kasa espèce fruitière fruit Espèce fruitière comestible Oussouye économie arbre fruitier ethnobotanique commercialisation service ecosystémique |
| Résumé : |
Les ressources forestières végétales jouent un rôle important dans le développement économique, social et culturel en zone Kasa. Elles sont exploitées pour l’alimentation, la pharmacopée, la construction, l’industrie et l’artisanat. Cependant, à l’exception de certaines espèces qui trouvent refuge dans les bois sacrés, et d’autres qui bénéficient d’une protection des paysans par le biais d'une domestication, ces ressources peuvent être menacées de disparition ainsi que leurs savoirs associés. Cette étude a pour objectif de contribuer à une meilleure connaissance des espèces fruitières spontanées comestibles de la zone Kasa afin de proposer des stratégies de conservation. Elle fait le point sur la diversité et l’usage des espèces et évalue leur importance économique. Elle a été réalisée dans le département d’Oussouye, traditionnellement appelé Kasa, composé de 75 villages dont 34 ont été visités, et peuplé en majorité de Diolas avec une grande diversité culturelle et linguistique. L’étude s’appuie sur une enquête ethnobotanique menée auprès de 82 informateurs. Les données collectées ont été dépouillées avec le logiciel Epi Info et traitées par le tableur Excel. Une Analyse Factorielle des Correspondances (AFC) a mis en exergue les relations espèces-catégories d’usage et espèces-organes. Les fréquences de citation, l’indice de fidélité, le facteur de consensus, la valeur d’usage, les prix de vente ont été utilisés pour évaluer l’importance socio-économique des espèces. Les résultats ont révélé la présence de 62 espèces fruitières spontanées comestibles réparties dans 31 familles et 54 genres. Ces ressources forestières interviennent dans des besoins multiples classés en six catégories : alimentaire avec 62 % des citations, énergétique 19 %, technologique 14 %, médicinale 13 %, culturelle 6 % agronomique 2 % et dans le domaine commercial. Ces espèces sont exploitées préférentiellement pour leur fruit dans l’alimentation (92 %), le bois dans l’énergie (79 %) et la technologie (51 %), les feuilles dans le traitement des maladies (30 %). Dans ce dernier cas, la médecine traditionnelle se révèle être le premier recours de soins de santé pour la population rurale. La plupart des espèces sont à usage multiple avec une diversité de parties végétales utilisées, le fruit (55 %), le bois (22 %), la feuille (9 %), la racine (6 %), l’écorce (4 %), l’exsudat (3 %) et la fleur (1 %). Cette forte exploitation des parties végétales peut compromettre la durabilité des espèces concernées. Du point de vue économique, les résultats permettent d’isoler 16 espèces commercialisées réparties dans 10 familles. La vente des produits de ces espèces concerne quatre parties de la plante avec une large dominance du fruit (73 %) dans les marchés locaux, touristique ou départemental, régional et même de la capitale. Cette commercialisation fait intervenir un ensemble d’acteurs se spécialisant de la cueillette à l’écoulement malgré une distribution inégale des marges bénéficiaires. Ces commerçants, ou « bana bana », essentiellement composés des femmes, dominent le marché des fruits. L’ensemble de ces résultats suggèrent plus de vigilance sur la pression exercée, en particulier le mode d’exploitation des parties de la plantes, sur certaines espèces comme Elaeis guineensis, Borassus aethiopum, Mangifera indica, Neocarya macrophylla, Parkia biglobosa, Anacardium occidentale, Ceiba pentandra, Parinari excelsa, Landolphia dulcis, Adansonia digitata, Dialium guineense, Nymphaea spp, Voacanga africana, Spondias mombin, Zanthoxylum zanthoxyloides, Gardenia erubescens, Sarcocephalus latifolius. Au total, cette étude met l’accent sur les connaissances endogènes liées aux espèces fruitières spontanées comestibles en faisant ressortir les espèces à forte exploitation et propose des pistes de conservation de cette biodiversité végétale. |
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