| Titre : |
COMPÉTENCE VECTORIELLE DES VECTEURS POTENTIELS DE LA DENGUE AU SÉNÉGAL |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Alioune Gaye, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale |
| Année de publication : |
2011 |
| Importance : |
41 p. |
| Présentation : |
ill. en coul |
| Format : |
30 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
VDEN1 VDEN3 aedes aegypti aedes vittatus compétence vectorielle infection expérimentale dengue |
| Résumé : |
La dengue demeure un problème majeur de santé publique dans toutes les régions tropicales du monde. Elle provoque 100
millions de nouveaux cas d’infection et 25000 pertes humaines chaque année. Au cours des 3 dernières années, elle a connu
une recrudescence en Afrique avec des évolutions majeures dans la transmission dont l’émergence épidémique pour la
première fois du sérotype 3 en Afrique de l’Ouest notamment en Côte d’Ivoire en 2008, au Sénégal et dans les îles du Cap
Vert en 2009, .Alors que le contrôle des moustiques vecteurs s’avère être le seul moyen efficace pour prévenir l’épidémie, en
dehors du sérotype 2 qui a fait l’objet de quelques études, le rôle des moustiques dans la transmission des autres sérotypes (1,
3, 4) n’est toujours pas défini. C’est pour combler ce gap que nous avons initié cette étude pour évaluer la compétence
vectorielle de moustiques selvatiques de Kédougou (Ae. vittatus) mais également des populations domestiques et sauvages du
vecteur épidémique Ae. aegypti collectés au Sénégal respectivement à Dakar et à Kédougou vis-à -vis d’une souche d’origine
humaine du VDEN1 et du VDEN3.
Des femelles de la génération F1 âgées de 4-5 jours ont été infectées artificiellement par voie orale avec un repas de sang
virémique puis incubées à 27°C, 70 à 80% d’humidité relative et une photo-périodicité de 12h de jour et 12h de nuit. Un
échantillon d’un nombre variable de moustiques a été prélevé après 7, 15 et 20 jours d’incubation ; les pattes et ailes ont
ensuite été séparées des corps. Ces derniers ont été broyés individuellement dans un milieu de culture et testés par RT-PCR
temps réel pour estimer leur sensibilité puis les pattes et ailes des corps positifs ont été testées pour estimer leur capacité Ã
disséminer cette infection.
Nos résultats ont montré pour les populations d’Ae. aegypti de Dakar, des taux d’infection de 0%, 43,75% et 30,76%
respectivement à J7, J15 et J20 et des taux de dissémination de 7,14% à J15 et 50% à J20 avec la souche de DEN1. Avec la
souche de DEN3 ces mêmes populations ont fourni des taux d’infection respectivement de 10%, de 15,18% et de 2,43% à J7,
J15 et J20 et de dissémination de 0% à J7, de 8,33% à J15 et 0% à J20. Concernant les populations d’Ae. aegypti de
Kédougou nous avons obtenu des taux d’infection de 40%, de 30% et de 50% respectivement à J7, J15 et J20 et des taux de
dissémination de 0% , de 0% et de 33,33% respectivement à J7, J15 et J20 avec la souche de DEN1 et des taux d’infection de
0% et de 8,33% respectivement à J7 et à J15 et de dissémination de 0% à J15 avec la souche DEN3. Pour les Ae. vittatus les
résultats ont montré avec la souche DEN1 des taux d’infection de 0% à J15 et à J20. Nos résultats ont prouvé pour la
première fois la compétence vectorielle des populations d’Ae. aegypti du Sénégal pour la dengue1 et 3, et la non sensibilité
d’Aedes vittatus. Les implications épidémiologiques ont été également discutées.
Mots clefs : VDEN1, VDEN3, Ae. aegypti, Ae. vittatus, compétence vectorielle, infection expérimentale.
|
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=5 |
COMPÉTENCE VECTORIELLE DES VECTEURS POTENTIELS DE LA DENGUE AU SÉNÉGAL [texte imprimé] / Alioune Gaye, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2011 . - 41 p. : ill. en coul ; 30 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
VDEN1 VDEN3 aedes aegypti aedes vittatus compétence vectorielle infection expérimentale dengue |
| Résumé : |
La dengue demeure un problème majeur de santé publique dans toutes les régions tropicales du monde. Elle provoque 100
millions de nouveaux cas d’infection et 25000 pertes humaines chaque année. Au cours des 3 dernières années, elle a connu
une recrudescence en Afrique avec des évolutions majeures dans la transmission dont l’émergence épidémique pour la
première fois du sérotype 3 en Afrique de l’Ouest notamment en Côte d’Ivoire en 2008, au Sénégal et dans les îles du Cap
Vert en 2009, .Alors que le contrôle des moustiques vecteurs s’avère être le seul moyen efficace pour prévenir l’épidémie, en
dehors du sérotype 2 qui a fait l’objet de quelques études, le rôle des moustiques dans la transmission des autres sérotypes (1,
3, 4) n’est toujours pas défini. C’est pour combler ce gap que nous avons initié cette étude pour évaluer la compétence
vectorielle de moustiques selvatiques de Kédougou (Ae. vittatus) mais également des populations domestiques et sauvages du
vecteur épidémique Ae. aegypti collectés au Sénégal respectivement à Dakar et à Kédougou vis-à -vis d’une souche d’origine
humaine du VDEN1 et du VDEN3.
Des femelles de la génération F1 âgées de 4-5 jours ont été infectées artificiellement par voie orale avec un repas de sang
virémique puis incubées à 27°C, 70 à 80% d’humidité relative et une photo-périodicité de 12h de jour et 12h de nuit. Un
échantillon d’un nombre variable de moustiques a été prélevé après 7, 15 et 20 jours d’incubation ; les pattes et ailes ont
ensuite été séparées des corps. Ces derniers ont été broyés individuellement dans un milieu de culture et testés par RT-PCR
temps réel pour estimer leur sensibilité puis les pattes et ailes des corps positifs ont été testées pour estimer leur capacité Ã
disséminer cette infection.
Nos résultats ont montré pour les populations d’Ae. aegypti de Dakar, des taux d’infection de 0%, 43,75% et 30,76%
respectivement à J7, J15 et J20 et des taux de dissémination de 7,14% à J15 et 50% à J20 avec la souche de DEN1. Avec la
souche de DEN3 ces mêmes populations ont fourni des taux d’infection respectivement de 10%, de 15,18% et de 2,43% à J7,
J15 et J20 et de dissémination de 0% à J7, de 8,33% à J15 et 0% à J20. Concernant les populations d’Ae. aegypti de
Kédougou nous avons obtenu des taux d’infection de 40%, de 30% et de 50% respectivement à J7, J15 et J20 et des taux de
dissémination de 0% , de 0% et de 33,33% respectivement à J7, J15 et J20 avec la souche de DEN1 et des taux d’infection de
0% et de 8,33% respectivement à J7 et à J15 et de dissémination de 0% à J15 avec la souche DEN3. Pour les Ae. vittatus les
résultats ont montré avec la souche DEN1 des taux d’infection de 0% à J15 et à J20. Nos résultats ont prouvé pour la
première fois la compétence vectorielle des populations d’Ae. aegypti du Sénégal pour la dengue1 et 3, et la non sensibilité
d’Aedes vittatus. Les implications épidémiologiques ont été également discutées.
Mots clefs : VDEN1, VDEN3, Ae. aegypti, Ae. vittatus, compétence vectorielle, infection expérimentale.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=5 |
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