| Titre : |
Etude des propriétés biocides d’extraits de feuilles de Gliricidia sepium (Jacq.) Walp sur les adventices du mil (Pennisetum glaucum) dans le sud du bassin arachidier au Sénégal. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Sokhna Mboup, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
provisoire |
| Importance : |
178 P. |
| Format : |
29 cm |
| Note générale : |
thèse provisoire |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
mil adventice Biocide gliricidia sepium germination Composé inhibiteur hinibition bassin arachidier biochimie des produits naturels biochimie extrait de feuilles Pennisetum glaucum herbicide lutte biologique protection des vegetaux |
| Résumé : |
Au Sénégal, le mil fait partie de l’une des cultures pluviales. Il constitue la céréale de base des populations rurales. Cependant, la production comme la productivité dans les zones agricoles sont fortement limitées par l’impact des adventices. Pour lutter contre ces adventices, une des solutions préconisées est l’utilisation des biopesticides. Cette étude a été entreprise dans le but d’évaluer les propriétés biocides d’extraits de feuilles de Gliricidia sepium pour l’amélioration de la production du mil à l’encontre des adventices.
Les résultats de cette étude ont montré que les extraits de feuilles de G. sepium inhibent la germination des espèces adventices mais n’affecte pas celle du mil. Ils stimulent également la croissance des plantules de mil et des adventices. Les effets inhibiteurs ou stimulateurs des extraits augmentent lorsque les concentrations des extraits augmentent. En revanche, les adventices sont plus sensibles aux extraits de feuilles de G. sepium à 10%.
Les tests de caractérisation ont révélé la présence de tanins, de coumarines, de flavonoïdes, de alcaloïdes et de saponosides dans les extraits de feuilles de G. sepium.
L’inventaire des adventices a permis de répertorier 36 espèces réparties dans 30 genres appartenant à 10 familles avec une dominance des dicotylédones. Les Poaceae, Fabaceae, Cyperaceae, Commelinaceae et les Rubiaceae sont les familles plus représentées dans cette flore. Du point de vue biologique, les thérophytes dominent avec 88.88%. La flore présente une diversité biogéographique composée pour l’essentiel de 38.88% d’espèces pantropicales et 25% d’espèces africaines.
Le calcul de l’indice de nuisibilité potentiel a permis de montrer un pool de six espèces potentiellement nuisibles : Digitaria ciliaris, Cyperus amabilis, Cyperus tenuispica, Kyllinga squamulata, Hibiscus asper et Mitracarpus villosus. Parmi ces espèces D. ciliaris est la plus nuisible. Les résultats ont montré que la densité totale des espèces adventices est tributaire de l’année. Aussi la majorité des espèces lèvent indifféremment des traitements avec des taux variables d’une espèce à l’autre. Il ressort également de ces résultats que la majorité des espèces adventices présentent de faibles taux de levées. Par contre, certaines espèces sont dominantes dans cette flore à cause de l’importance de leurs levées : il s’agit de C. amabilis, de C. tenuispica et de M. villosus. Les traitements aux extraits de G. sepium diminuent le nombre total de levées des espèces adventices, en particulier les traitements de prélevée. Les traitements aux extraits de G. sepium favorisent la levée de K. squamulata et de M. squarrosus. Il en est de même en ce qui concerne Digitaria ciliaris dans les traitements de prélevée et Cyperus tenuispica dans les traitements de post – levée. Les traitements de prélevée diminuent la densité de levées des espèces commes C. amabilis, C. tenuispica, H. asper et M. villosus. Les plus faibles diversités sont enregistrées dans les parcelles soumises au désherbage manuel et au traitement herbicide. Les espèces sont plus nombreuses dans les parcelles enherbées et dans les parcelles traitées à l’eau et aux extraits de G. sepium.
Il a été également démontré que la production de talles, d’épis et de grains de mil est meilleure dans les traitements de Prélevée. La production de talles, d’épis et de grains de mil ainsi que le poids de 1000 graines de mil sont moins importants dans les parcelles enherbées et plus importants dans les parcelles soumises au désherbage manuel selon l’itinéraire de désherbage proposé par Noba (2002). Appliqués avant le semis, les traitements aux extraits de G. sepium à 10% améliorent la production de talles, d’épis et de mil. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=473 |
Etude des propriétés biocides d’extraits de feuilles de Gliricidia sepium (Jacq.) Walp sur les adventices du mil (Pennisetum glaucum) dans le sud du bassin arachidier au Sénégal. [texte imprimé] / Sokhna Mboup, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, provisoire . - 178 P. ; 29 cm. thèse provisoire Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
mil adventice Biocide gliricidia sepium germination Composé inhibiteur hinibition bassin arachidier biochimie des produits naturels biochimie extrait de feuilles Pennisetum glaucum herbicide lutte biologique protection des vegetaux |
| Résumé : |
Au Sénégal, le mil fait partie de l’une des cultures pluviales. Il constitue la céréale de base des populations rurales. Cependant, la production comme la productivité dans les zones agricoles sont fortement limitées par l’impact des adventices. Pour lutter contre ces adventices, une des solutions préconisées est l’utilisation des biopesticides. Cette étude a été entreprise dans le but d’évaluer les propriétés biocides d’extraits de feuilles de Gliricidia sepium pour l’amélioration de la production du mil à l’encontre des adventices.
Les résultats de cette étude ont montré que les extraits de feuilles de G. sepium inhibent la germination des espèces adventices mais n’affecte pas celle du mil. Ils stimulent également la croissance des plantules de mil et des adventices. Les effets inhibiteurs ou stimulateurs des extraits augmentent lorsque les concentrations des extraits augmentent. En revanche, les adventices sont plus sensibles aux extraits de feuilles de G. sepium à 10%.
Les tests de caractérisation ont révélé la présence de tanins, de coumarines, de flavonoïdes, de alcaloïdes et de saponosides dans les extraits de feuilles de G. sepium.
L’inventaire des adventices a permis de répertorier 36 espèces réparties dans 30 genres appartenant à 10 familles avec une dominance des dicotylédones. Les Poaceae, Fabaceae, Cyperaceae, Commelinaceae et les Rubiaceae sont les familles plus représentées dans cette flore. Du point de vue biologique, les thérophytes dominent avec 88.88%. La flore présente une diversité biogéographique composée pour l’essentiel de 38.88% d’espèces pantropicales et 25% d’espèces africaines.
Le calcul de l’indice de nuisibilité potentiel a permis de montrer un pool de six espèces potentiellement nuisibles : Digitaria ciliaris, Cyperus amabilis, Cyperus tenuispica, Kyllinga squamulata, Hibiscus asper et Mitracarpus villosus. Parmi ces espèces D. ciliaris est la plus nuisible. Les résultats ont montré que la densité totale des espèces adventices est tributaire de l’année. Aussi la majorité des espèces lèvent indifféremment des traitements avec des taux variables d’une espèce à l’autre. Il ressort également de ces résultats que la majorité des espèces adventices présentent de faibles taux de levées. Par contre, certaines espèces sont dominantes dans cette flore à cause de l’importance de leurs levées : il s’agit de C. amabilis, de C. tenuispica et de M. villosus. Les traitements aux extraits de G. sepium diminuent le nombre total de levées des espèces adventices, en particulier les traitements de prélevée. Les traitements aux extraits de G. sepium favorisent la levée de K. squamulata et de M. squarrosus. Il en est de même en ce qui concerne Digitaria ciliaris dans les traitements de prélevée et Cyperus tenuispica dans les traitements de post – levée. Les traitements de prélevée diminuent la densité de levées des espèces commes C. amabilis, C. tenuispica, H. asper et M. villosus. Les plus faibles diversités sont enregistrées dans les parcelles soumises au désherbage manuel et au traitement herbicide. Les espèces sont plus nombreuses dans les parcelles enherbées et dans les parcelles traitées à l’eau et aux extraits de G. sepium.
Il a été également démontré que la production de talles, d’épis et de grains de mil est meilleure dans les traitements de Prélevée. La production de talles, d’épis et de grains de mil ainsi que le poids de 1000 graines de mil sont moins importants dans les parcelles enherbées et plus importants dans les parcelles soumises au désherbage manuel selon l’itinéraire de désherbage proposé par Noba (2002). Appliqués avant le semis, les traitements aux extraits de G. sepium à 10% améliorent la production de talles, d’épis et de mil. |
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