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Titre : Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant au Sénégal : Impact des stratégies, programmes et interventions sur les pratiques d’allaitement maternel, la croissance linéaire et le développement moteur des enfants de 4 à 23 mois Type de document : texte imprimé Auteurs : Ousmane DIONGUE, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2024 Importance : 232 P. Format : 29 cm Langues : Français (fre) Mots-clés : Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel Dilution isotopique Deutérium, Communication Changement de comportement Croissance linéaire Développement moteur Milieu rural Sénégal Alimentation Nutrition Nourrisson Jeune Enfant Enfant Résumé : Les pratiques optimales d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), en particulier l’allaitement maternel,
durant les deux premières années de vie, ont un impact décisif sur la santé et le bien-être de l’enfant tout au long de sa vie. La promotion
de ces pratiques est largement reconnue comme l’un des investissements les plus rentables pour améliorer la santé, la croissance, le
développement cognitif et la survie de l’enfant. Cependant, elles sont loin d’être optimales, surtout dans les pays à faibles et moyens
revenus où l’évaluation de l’efficacité des programmes d’amélioration est souvent d’une importance marginale. D’où l’objectif de ce
travail qui a utilisé la méthode de référence de la dilution isotopique au deutérium dose-à -la mère pour évaluer l’impact de la stratégie
de communication pour le changement de comportement du Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) sur le taux
d’allaitement maternel exclusif, la croissance et le développement moteur des enfants âgés de 4 à 23 mois en milieu rural au Sénégal.
Une étude transversale comparative impliquant des couples mère-nourrisson de 4-5 mois vivant à Kaolack et Kaffrine a été menée,
pour comparer une zone d’interventions du PRN (zone PRN, n=73) où est menée la stratégie de communication pour le changement de
comportement, à une zone sans intervention du programme (zone non-PRN, n=67). Ensuite, tous les couples mère-enfant recrutés Ã
l’âge de 4-5 mois ont été suivis à 18 et 23 mois pour évaluer la croissance et le développement moteur des enfants. Les données
sociodémographiques, économiques, sanitaires et alimentaires des couples mère-nourrisson ont été collectées par questionnaires. L’état
nutritionnel et la croissance des enfants ont été évalués par des mesures anthropométriques. L’acquisition des six (6) étapes du
développement moteur : "s’asseoir sans soutien", "ramper avec les mains et les genoux", "se tenir debout avec aide", "marcher avec
aide", "se tenir debout seul" et "marché seul" a été évalué selon les procédures de l’OMS.
L’étude a montré que la consommation de lait maternel est significativement plus importante chez les nourrissons de la zone PRN
(994,7± 197,3 g/j) comparés à ceux de la zone non-PRN (913,6 ± 222,8 g/j), p = 0,023. Par contre, aucune différence n’est observée
sur la consommation d’eau de source autre que le lait maternel entre les deux zones 123 [44 – 226] g/j PRN vs. 155 [75 – 260] g/j non-
PRN). Globalement, 32,8 % des nourrissons sont exclusivement allaités sans aucune différence entre les deux zones (37 % vs. 28,4 % ;
p=0,278). Le questionnaire surestime de 12% le taux réel d’AME, avec des taux d’AME de 46,6% et 44,8%, respectivement dans les
zones PRN et non-PRN (p=0,863). Les mères de la zone PRN ont de meilleures connaissances et pratiques d’allaitement. Quelle que
soit la zone, le retard de croissance et l’émaciation chez les nourrissons sont associés à une plus faible consommation de lait maternel,
respectivement de 133,3 g/j et, 212 g/j dans les zones PRN et Non-PRN.
Nos résultats indiquent aussi que les nourrissons exclusivement allaités ont une consommation moyenne de lait maternel
significativement plus élevée que ceux non-exclusivement allaités (1039 ± 193 g/j vs. 915 ± 211 g/j, p=0,001) et une consommation
d’eau provenant d’autres sources que le lait maternel neuf (9) fois moins importante que dans le groupe non-exclusif. L’ajustement
avec les variables confondantes n’a décelé aucune association entre l’AME et la croissance linéaire des enfants. Concernant l’acquisition
des étapes motrices, les proportions d’enfants ayant franchi les étapes « s’asseoir sans soutien » et « ramper à quatre pattes » Ã
l’enrôlement, sont significativement plus importantes (p=0,029 et p=0,009) dans le groupe AME (67,4% et 17,4%) que dans le groupe
non-exclusif (47,9% et 4,3%). L’âge moyen d’acquisition du stade « s’asseoir sans soutien » est significativement plus précoce dans le
groupe AME (4,2 ± 0,5 vs 4,9 ± 0,6 mois ; p<0,001), alors que pour l’étape « ramper à quatre pattes », l’âge d’acquisition est comparable
entre les deux groupes (5,2 ± 0,5 vs. 5,2 ± 0,5 ; p=1,000). À 18 mois, les enfants exclusivement allaités ont atteint les 5 premières étapes
motrices plus tôt que les enfants non exclusivement allaités (p<0,05). L’ajustement avec les variables confondantes n’a pas modifié ce
résultat et les enfants non exclusivement allaités ont accusé un retard de 0,3 à 0,6 mois par rapport aux enfants du groupe exclusif pour
l’acquisition des 5 premières étapes de la motricité globale (p<0,05). Par contre, pour les stades 6 « marcher seul », aucune différence
n’a été constatée entre les deux groupes avant et après ajustement (13,7 ± 1,0 vs. 14,2 ± 1,1 ; p=0,058).
En conclusion, la stratégie de communication pour le changement de comportement du PRN a un impact positif sur la consommation
de lait maternel des nourrissons et sur l’amélioration des connaissances, attitudes et pratiques des mères en matière d’allaitement et
d’alimentation des enfants. Cependant, l’intervention n’a pas eu d’impact sur le taux d’allaitement maternel exclusif, qu’il soit mesuré
par la dilution isotopique au deutérium ou par questionnaire. L’allaitement maternel exclusif n’est pas associé à l’état nutritionnel et Ã
la croissance linéaire des enfants. Par contre, il a un impact positif sur l’acquisition des aptitudes motrices précoces chez les enfants.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3207 Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant au Sénégal : Impact des stratégies, programmes et interventions sur les pratiques d’allaitement maternel, la croissance linéaire et le développement moteur des enfants de 4 à 23 mois [texte imprimé] / Ousmane DIONGUE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2024 . - 232 P. ; 29 cm.
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel Dilution isotopique Deutérium, Communication Changement de comportement Croissance linéaire Développement moteur Milieu rural Sénégal Alimentation Nutrition Nourrisson Jeune Enfant Enfant Résumé : Les pratiques optimales d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), en particulier l’allaitement maternel,
durant les deux premières années de vie, ont un impact décisif sur la santé et le bien-être de l’enfant tout au long de sa vie. La promotion
de ces pratiques est largement reconnue comme l’un des investissements les plus rentables pour améliorer la santé, la croissance, le
développement cognitif et la survie de l’enfant. Cependant, elles sont loin d’être optimales, surtout dans les pays à faibles et moyens
revenus où l’évaluation de l’efficacité des programmes d’amélioration est souvent d’une importance marginale. D’où l’objectif de ce
travail qui a utilisé la méthode de référence de la dilution isotopique au deutérium dose-à -la mère pour évaluer l’impact de la stratégie
de communication pour le changement de comportement du Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) sur le taux
d’allaitement maternel exclusif, la croissance et le développement moteur des enfants âgés de 4 à 23 mois en milieu rural au Sénégal.
Une étude transversale comparative impliquant des couples mère-nourrisson de 4-5 mois vivant à Kaolack et Kaffrine a été menée,
pour comparer une zone d’interventions du PRN (zone PRN, n=73) où est menée la stratégie de communication pour le changement de
comportement, à une zone sans intervention du programme (zone non-PRN, n=67). Ensuite, tous les couples mère-enfant recrutés Ã
l’âge de 4-5 mois ont été suivis à 18 et 23 mois pour évaluer la croissance et le développement moteur des enfants. Les données
sociodémographiques, économiques, sanitaires et alimentaires des couples mère-nourrisson ont été collectées par questionnaires. L’état
nutritionnel et la croissance des enfants ont été évalués par des mesures anthropométriques. L’acquisition des six (6) étapes du
développement moteur : "s’asseoir sans soutien", "ramper avec les mains et les genoux", "se tenir debout avec aide", "marcher avec
aide", "se tenir debout seul" et "marché seul" a été évalué selon les procédures de l’OMS.
L’étude a montré que la consommation de lait maternel est significativement plus importante chez les nourrissons de la zone PRN
(994,7± 197,3 g/j) comparés à ceux de la zone non-PRN (913,6 ± 222,8 g/j), p = 0,023. Par contre, aucune différence n’est observée
sur la consommation d’eau de source autre que le lait maternel entre les deux zones 123 [44 – 226] g/j PRN vs. 155 [75 – 260] g/j non-
PRN). Globalement, 32,8 % des nourrissons sont exclusivement allaités sans aucune différence entre les deux zones (37 % vs. 28,4 % ;
p=0,278). Le questionnaire surestime de 12% le taux réel d’AME, avec des taux d’AME de 46,6% et 44,8%, respectivement dans les
zones PRN et non-PRN (p=0,863). Les mères de la zone PRN ont de meilleures connaissances et pratiques d’allaitement. Quelle que
soit la zone, le retard de croissance et l’émaciation chez les nourrissons sont associés à une plus faible consommation de lait maternel,
respectivement de 133,3 g/j et, 212 g/j dans les zones PRN et Non-PRN.
Nos résultats indiquent aussi que les nourrissons exclusivement allaités ont une consommation moyenne de lait maternel
significativement plus élevée que ceux non-exclusivement allaités (1039 ± 193 g/j vs. 915 ± 211 g/j, p=0,001) et une consommation
d’eau provenant d’autres sources que le lait maternel neuf (9) fois moins importante que dans le groupe non-exclusif. L’ajustement
avec les variables confondantes n’a décelé aucune association entre l’AME et la croissance linéaire des enfants. Concernant l’acquisition
des étapes motrices, les proportions d’enfants ayant franchi les étapes « s’asseoir sans soutien » et « ramper à quatre pattes » Ã
l’enrôlement, sont significativement plus importantes (p=0,029 et p=0,009) dans le groupe AME (67,4% et 17,4%) que dans le groupe
non-exclusif (47,9% et 4,3%). L’âge moyen d’acquisition du stade « s’asseoir sans soutien » est significativement plus précoce dans le
groupe AME (4,2 ± 0,5 vs 4,9 ± 0,6 mois ; p<0,001), alors que pour l’étape « ramper à quatre pattes », l’âge d’acquisition est comparable
entre les deux groupes (5,2 ± 0,5 vs. 5,2 ± 0,5 ; p=1,000). À 18 mois, les enfants exclusivement allaités ont atteint les 5 premières étapes
motrices plus tôt que les enfants non exclusivement allaités (p<0,05). L’ajustement avec les variables confondantes n’a pas modifié ce
résultat et les enfants non exclusivement allaités ont accusé un retard de 0,3 à 0,6 mois par rapport aux enfants du groupe exclusif pour
l’acquisition des 5 premières étapes de la motricité globale (p<0,05). Par contre, pour les stades 6 « marcher seul », aucune différence
n’a été constatée entre les deux groupes avant et après ajustement (13,7 ± 1,0 vs. 14,2 ± 1,1 ; p=0,058).
En conclusion, la stratégie de communication pour le changement de comportement du PRN a un impact positif sur la consommation
de lait maternel des nourrissons et sur l’amélioration des connaissances, attitudes et pratiques des mères en matière d’allaitement et
d’alimentation des enfants. Cependant, l’intervention n’a pas eu d’impact sur le taux d’allaitement maternel exclusif, qu’il soit mesuré
par la dilution isotopique au deutérium ou par questionnaire. L’allaitement maternel exclusif n’est pas associé à l’état nutritionnel et Ã
la croissance linéaire des enfants. Par contre, il a un impact positif sur l’acquisition des aptitudes motrices précoces chez les enfants.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3207 Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité TH 2633 TH 2633 Thèse de doctorat d'Etat Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible Documents numériques
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TH 2633Adobe Acrobat PDFEtude de la biodisponibilité du fer des repas mauritaniens et anémie chez la femme en age de procreer au Gorgol / Cheikh Mohamed El Hafed OULD DEHAH (2004)
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Titre : Etude de la biodisponibilité du fer des repas mauritaniens et anémie chez la femme en age de procreer au Gorgol Type de document : texte imprimé Auteurs : Cheikh Mohamed El Hafed OULD DEHAH, Auteur Editeur : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale Année de publication : 2004 Importance : 146 P. Format : 29 cm. Langues : Français (fre) Mots-clés : Biodisponibilité Thé Fer Nutrition Composé phénolique Alimentation Anémie Femme Femme en âge de procréer Tannin Gorgol Repas Repas mauritanien Mauritanie Résumé : En Mauritanie, aucune étude n'a été menée sur la biodisponibilité du fer et très peu
d'études ont concernées l'anémie chez la femme. Plus que l'apport total de fer présent dans la ration,
c'est le faible coefficient d'absorption du fer alimentaire qui constitue un des déterminants majeurs de
l'anémie par carence en fer. L'objectif global de notre étude est de déterminer la biodisponibilité du
fer dans les principaux repas mauritaniens, d'étudier l'effet du thé sur cette biodisponibilité et d'évaluer
l'ampleur et la gravité de l'anémie chez les femmes en âge de procréer dans une des wilayas (régions)
de la Mauritanie, la wilaya du Gorgol.
Pour l'estimation de la biodisponibilité du fer des 8 principaux repas mauritaniens, les teneurs en
fer total ont été déterminées par spectrophotométrie d'absorption atomique et celles en fer non
héminique par la méthode de Torrance et Bothwell tandis que la biodisponibilité du fer a été
déterminée par la méthode de Kane et Miller. La méthode Hcl-vanilline a permis de déterminer les
teneurs en tannins et la méthode de Follin Denis, les teneurs en composés phénoliques. L'enquête sur
l'anémie est une enquête descriptive de type transversale à passage unique chez 313 femmes en âge
de procréer. Le critère d'appréciation de l'anémie est le taux d'hémoglobine déterminée par
HemoCue.
Nos résultats montrent des teneurs en fer total qui ne diffèrent pas de celles rapportées dans la
littérature pour des aliments typiques de type céréalier de l'ordre de 0,50 à 1,83 mg/100 g de repas. La
biodisponibilité in-vitro est faible et varie selon la composition du repas en moyenne de 2,743 ± 0,73
pour le groupe de plat contenant des tissus animaux (viande ou poisson) contre 0,793 ± 0,67 pour le
groupe de plat sous forme de bouillie. Une seule tasse de thé (25 ml d'infusion sans menthe, qui
équivaut à 135 mg de composés phénoliques/25 ml de thé en moyenne pour nos deux variétés de thé)
diminue de plus de 503 le taux de biodisponibilité in-vitro du fer. La variété de thé 8147 présente un
degré d'inhibition plus accentué que celle dite Gunpowder. L'adjonction de menthe lors de la
préparation du thé augmente les tene1.;1rs en composés phénoliques de l'ordre de 373 dés le 1er verre
soit 89,5 mg de CP /25 ml de thé préparé (cas du 8147), ce qui se traduit par une plus forte inhibition de
l'absorption du fer. La prévalence de l'anémie est très élevée chez les femmes en âge de procréer, de
l'ordre de 66,773. La gravité est modérée et la prévalence est plus prononcée en milieu semi-urbain et
rural qu'en milieu urbain. Elle est plus élevée chez les femmes enceintes, de l'ordre de 79,93.
L'existence de revenus réguliers semble être assez déterminante sur la prévalence. La consommation
régulière de thé est courant et juste après les repas. L'anémie est plus importante chez celles qui
consomment régulièrement le thé.
Nos résultats sur la biodisponibilité du fer ont été obtenus sur la base d'expériences in-vitro,
cependant, nous restons persuadés que notre étude contribue de par son originalité à apporter une
meilleure connaissance de la problématique de la forte prévalence de l'anémie au sein de la
population mauritanienne.
Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3355 Etude de la biodisponibilité du fer des repas mauritaniens et anémie chez la femme en age de procreer au Gorgol [texte imprimé] / Cheikh Mohamed El Hafed OULD DEHAH, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2004 . - 146 P. ; 29 cm.
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Biodisponibilité Thé Fer Nutrition Composé phénolique Alimentation Anémie Femme Femme en âge de procréer Tannin Gorgol Repas Repas mauritanien Mauritanie Résumé : En Mauritanie, aucune étude n'a été menée sur la biodisponibilité du fer et très peu
d'études ont concernées l'anémie chez la femme. Plus que l'apport total de fer présent dans la ration,
c'est le faible coefficient d'absorption du fer alimentaire qui constitue un des déterminants majeurs de
l'anémie par carence en fer. L'objectif global de notre étude est de déterminer la biodisponibilité du
fer dans les principaux repas mauritaniens, d'étudier l'effet du thé sur cette biodisponibilité et d'évaluer
l'ampleur et la gravité de l'anémie chez les femmes en âge de procréer dans une des wilayas (régions)
de la Mauritanie, la wilaya du Gorgol.
Pour l'estimation de la biodisponibilité du fer des 8 principaux repas mauritaniens, les teneurs en
fer total ont été déterminées par spectrophotométrie d'absorption atomique et celles en fer non
héminique par la méthode de Torrance et Bothwell tandis que la biodisponibilité du fer a été
déterminée par la méthode de Kane et Miller. La méthode Hcl-vanilline a permis de déterminer les
teneurs en tannins et la méthode de Follin Denis, les teneurs en composés phénoliques. L'enquête sur
l'anémie est une enquête descriptive de type transversale à passage unique chez 313 femmes en âge
de procréer. Le critère d'appréciation de l'anémie est le taux d'hémoglobine déterminée par
HemoCue.
Nos résultats montrent des teneurs en fer total qui ne diffèrent pas de celles rapportées dans la
littérature pour des aliments typiques de type céréalier de l'ordre de 0,50 à 1,83 mg/100 g de repas. La
biodisponibilité in-vitro est faible et varie selon la composition du repas en moyenne de 2,743 ± 0,73
pour le groupe de plat contenant des tissus animaux (viande ou poisson) contre 0,793 ± 0,67 pour le
groupe de plat sous forme de bouillie. Une seule tasse de thé (25 ml d'infusion sans menthe, qui
équivaut à 135 mg de composés phénoliques/25 ml de thé en moyenne pour nos deux variétés de thé)
diminue de plus de 503 le taux de biodisponibilité in-vitro du fer. La variété de thé 8147 présente un
degré d'inhibition plus accentué que celle dite Gunpowder. L'adjonction de menthe lors de la
préparation du thé augmente les tene1.;1rs en composés phénoliques de l'ordre de 373 dés le 1er verre
soit 89,5 mg de CP /25 ml de thé préparé (cas du 8147), ce qui se traduit par une plus forte inhibition de
l'absorption du fer. La prévalence de l'anémie est très élevée chez les femmes en âge de procréer, de
l'ordre de 66,773. La gravité est modérée et la prévalence est plus prononcée en milieu semi-urbain et
rural qu'en milieu urbain. Elle est plus élevée chez les femmes enceintes, de l'ordre de 79,93.
L'existence de revenus réguliers semble être assez déterminante sur la prévalence. La consommation
régulière de thé est courant et juste après les repas. L'anémie est plus importante chez celles qui
consomment régulièrement le thé.
Nos résultats sur la biodisponibilité du fer ont été obtenus sur la base d'expériences in-vitro,
cependant, nous restons persuadés que notre étude contribue de par son originalité à apporter une
meilleure connaissance de la problématique de la forte prévalence de l'anémie au sein de la
population mauritanienne.
Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3355 Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité TH 926 TH 926 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible TH 927 TH 927 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible TH 928 TH 928 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible Etude de la fermentation traditionnelle de Cymbium pepo (Mollusque, Gast‚ropode) : Caractérisation de la microflore et qualités organoleptiques du YEET / Babacar SEMBENE (2002)
Titre : Etude de la fermentation traditionnelle de Cymbium pepo (Mollusque, Gast‚ropode) : Caractérisation de la microflore et qualités organoleptiques du YEET Type de document : texte imprimé Auteurs : Babacar SEMBENE, Auteur Editeur : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale Année de publication : 2002 Importance : 64 P. Format : 29 cm Langues : Français (fre) Résumé : Fermentation;Cymbium pepo;Mollusque gastéropode;Mollusque;Gastéropode;Microflore;Qualité organoleptique;Yeet;Acétoïne;Lactobacillus;Pédiococcus;Bacillus;Candida;Candida tropicalis;Kluyveromyces;Microbiologie;Bactérie lactique;Sporulé;Bacillus pumilus;Levure;Qualité microbiologique;Arôme;Condiment;Fermentation traditionnelle;Bactérie sporulée; Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2738 Etude de la fermentation traditionnelle de Cymbium pepo (Mollusque, Gast‚ropode) : Caractérisation de la microflore et qualités organoleptiques du YEET [texte imprimé] / Babacar SEMBENE, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2002 . - 64 P. ; 29 cm.
Langues : Français (fre)
Résumé : Fermentation;Cymbium pepo;Mollusque gastéropode;Mollusque;Gastéropode;Microflore;Qualité organoleptique;Yeet;Acétoïne;Lactobacillus;Pédiococcus;Bacillus;Candida;Candida tropicalis;Kluyveromyces;Microbiologie;Bactérie lactique;Sporulé;Bacillus pumilus;Levure;Qualité microbiologique;Arôme;Condiment;Fermentation traditionnelle;Bactérie sporulée; Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2738 Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité TH 818 TH 818 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible TH 819 TH 819 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible TH 820 TH 820 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible IMPACT DE L’AGRICULTURE SENSIBLE A LA NUTRITION SUR LA PREVENTION DE LA MALNUTRITION MATERNELLE ET INFANTILE AU COURS DES 1000 PREMIERS JOURS DE VIE A KAFFRINE / Abdou Badiane (2019)
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Titre : IMPACT DE L’AGRICULTURE SENSIBLE A LA NUTRITION SUR LA PREVENTION DE LA MALNUTRITION MATERNELLE ET INFANTILE AU COURS DES 1000 PREMIERS JOURS DE VIE A KAFFRINE Type de document : texte imprimé Auteurs : Abdou Badiane, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2019 Importance : 172 P. Format : 29 cm Note générale : thèse provisoire Langues : Français (fre) Mots-clés : agriculture nutrition malnutrition malnutrition maternelle enfant malnutrition infantile santé alimentation alimentation humaine composition corporelle milieu rural nourrisson Kaffrine masse corporelle Résumé : L’agriculture sensible à la nutrition (ASN) est une approche durable qui vise à assurer la production d’aliments à haute valeur nutritionnelle, culturellement adaptés, sains, de qualité, en quantité suffisante et à des prix abordables pour satisfaire durablement les besoins nutritionnels des populations. L’objectif de notre étude est d’évaluer l’impact de l’ASN sur la prévention de la malnutrition maternelle et infantile au cours des 1000 premiers jours de vie en milieu rural à Kaffrine. Une étude d’intervention à base communautaire a été menée dans trois (3) villages bénéficiant du Programme de Renforcement de la Nutrition de la CLM. Une ferme agricole a été mise en place à Sagna par l’ANIDA intégrant un poulailler et une culture associée de patate douce à chair orangé (PDCO) et de Moringa oleifera et d’autres produits horticoles. Sagna ainsi que les villages polarisés dans un rayon de 3 km constituent le « village d’intervention » et bénéficie des produits de la ferme et d’une nouvelle stratégie de communication/éducation nutritionnelle. Deux autres villages distants chacun d’au moins de 10 km du village d’intervention constituent les villages témoins : Malem Hodar (communication/éducation nutritionnelle) et Kathiotte (contrôle). L’étude du statut de base a été effectuée sur 213 couples mère-enfant à Sagna (n=71), Malem Hodar (n=72) et à Kathiotte (n=70). Les données socioéconomiques, alimentaires et de santé ont été collectées par questionnaires et l’état nutritionnel évalué par des mesures anthropométriques, de composition corporelle par dilution isotopique au deutérium et par des mesures biologiques (statut en fer et vitamine A). L’impact de l’ASN a été évalué entre le village de Sagna et de Kathiotte à 12, 18 et 23 mois.
Les teneurs en β-carotène de la PDCO et des feuilles de Moringa oleifera, mesurées par colorimétrie, peuvent couvrir entre 14 et 111% des apports en vitamine A des couples mères-enfant de 6 à 23 mois. Le test sensoriel et d’acceptabilité de la PDCO a été effectué chez 80 couples mère-enfant à Sagna en utilisant l’échelle des 7 points hédoniques. La PDCO bouillie, frite et en purée ont de bonnes propriétés sensorielles et sont bien appréciées par les mères et leurs enfants (index d’acceptabilité > 80%). L’étude du statut de base a révélé que 16% des mères ont un déficit énergétique et 33,3% un excès d’adiposité. Chez les nourrissons (6 à 8 mois), 4,2% présentent une émaciation et 9,9% un retard de croissance. Une association positive et significative a été observée entre le statut nutritionnel de la mère et celui de l’enfant. La carence marginale en VA et en fer touchent respectivement 27,7% et 37,1% des mères, alors que chez les nourrissons, 89,3% sont anémiques et 96,9% carencés en fer. Les pratiques d’allaitement et d’alimentation complémentaire sont inappropriées, marquées par une faible consommation d’aliments d’origine animale, de fruits et légumes et sont sous l’influence des facteurs socioculturels. Au cours de l’intervention de l’ASN, le score et la diversité alimentaire ont significativement augmenté à 12, 18 et 23 mois chez les couples mère-enfant de Sagna par rapport à ceux de Kathiotte. Une masse maigre significativement plus élevée est également observée à 23 mois chez les enfants de Sagna (8,8±1,1 kg) comparés à ceux de Kathiotte (8,4±1,1 kg ; P=0,031). Aucune différence significative n’est observée sur les indicateurs anthropométriques des mères et des enfants. En conclusion, la PDCO, cultivée pour la première fois dans la région de Kaffrine, est bien acceptée et appréciée par les mères et les enfants de 6-23 mois. La malnutrition et les maladies infectieuses sont présentes et à un stade précoce et persistent chez les enfants. L’ASN a eu un impact positif sur l’amélioration de la diversité alimentaire des couples mère-enfant et sur la composition corporelle des enfants à long terme. Par contre, aucun impact n’a été décelé sur l’émaciation et le retard de croissance. Une intervention d’ASN plus précoce et plus longue, avec une production animale relativement importante, devrait être envisagée ainsi qu’une meilleure stratégie de prévention et de contrôle des maladies maternelles et infantiles en milieu rural.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=477 IMPACT DE L’AGRICULTURE SENSIBLE A LA NUTRITION SUR LA PREVENTION DE LA MALNUTRITION MATERNELLE ET INFANTILE AU COURS DES 1000 PREMIERS JOURS DE VIE A KAFFRINE [texte imprimé] / Abdou Badiane, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2019 . - 172 P. ; 29 cm.
thèse provisoire
Langues : Français (fre)
Mots-clés : agriculture nutrition malnutrition malnutrition maternelle enfant malnutrition infantile santé alimentation alimentation humaine composition corporelle milieu rural nourrisson Kaffrine masse corporelle Résumé : L’agriculture sensible à la nutrition (ASN) est une approche durable qui vise à assurer la production d’aliments à haute valeur nutritionnelle, culturellement adaptés, sains, de qualité, en quantité suffisante et à des prix abordables pour satisfaire durablement les besoins nutritionnels des populations. L’objectif de notre étude est d’évaluer l’impact de l’ASN sur la prévention de la malnutrition maternelle et infantile au cours des 1000 premiers jours de vie en milieu rural à Kaffrine. Une étude d’intervention à base communautaire a été menée dans trois (3) villages bénéficiant du Programme de Renforcement de la Nutrition de la CLM. Une ferme agricole a été mise en place à Sagna par l’ANIDA intégrant un poulailler et une culture associée de patate douce à chair orangé (PDCO) et de Moringa oleifera et d’autres produits horticoles. Sagna ainsi que les villages polarisés dans un rayon de 3 km constituent le « village d’intervention » et bénéficie des produits de la ferme et d’une nouvelle stratégie de communication/éducation nutritionnelle. Deux autres villages distants chacun d’au moins de 10 km du village d’intervention constituent les villages témoins : Malem Hodar (communication/éducation nutritionnelle) et Kathiotte (contrôle). L’étude du statut de base a été effectuée sur 213 couples mère-enfant à Sagna (n=71), Malem Hodar (n=72) et à Kathiotte (n=70). Les données socioéconomiques, alimentaires et de santé ont été collectées par questionnaires et l’état nutritionnel évalué par des mesures anthropométriques, de composition corporelle par dilution isotopique au deutérium et par des mesures biologiques (statut en fer et vitamine A). L’impact de l’ASN a été évalué entre le village de Sagna et de Kathiotte à 12, 18 et 23 mois.
Les teneurs en β-carotène de la PDCO et des feuilles de Moringa oleifera, mesurées par colorimétrie, peuvent couvrir entre 14 et 111% des apports en vitamine A des couples mères-enfant de 6 à 23 mois. Le test sensoriel et d’acceptabilité de la PDCO a été effectué chez 80 couples mère-enfant à Sagna en utilisant l’échelle des 7 points hédoniques. La PDCO bouillie, frite et en purée ont de bonnes propriétés sensorielles et sont bien appréciées par les mères et leurs enfants (index d’acceptabilité > 80%). L’étude du statut de base a révélé que 16% des mères ont un déficit énergétique et 33,3% un excès d’adiposité. Chez les nourrissons (6 à 8 mois), 4,2% présentent une émaciation et 9,9% un retard de croissance. Une association positive et significative a été observée entre le statut nutritionnel de la mère et celui de l’enfant. La carence marginale en VA et en fer touchent respectivement 27,7% et 37,1% des mères, alors que chez les nourrissons, 89,3% sont anémiques et 96,9% carencés en fer. Les pratiques d’allaitement et d’alimentation complémentaire sont inappropriées, marquées par une faible consommation d’aliments d’origine animale, de fruits et légumes et sont sous l’influence des facteurs socioculturels. Au cours de l’intervention de l’ASN, le score et la diversité alimentaire ont significativement augmenté à 12, 18 et 23 mois chez les couples mère-enfant de Sagna par rapport à ceux de Kathiotte. Une masse maigre significativement plus élevée est également observée à 23 mois chez les enfants de Sagna (8,8±1,1 kg) comparés à ceux de Kathiotte (8,4±1,1 kg ; P=0,031). Aucune différence significative n’est observée sur les indicateurs anthropométriques des mères et des enfants. En conclusion, la PDCO, cultivée pour la première fois dans la région de Kaffrine, est bien acceptée et appréciée par les mères et les enfants de 6-23 mois. La malnutrition et les maladies infectieuses sont présentes et à un stade précoce et persistent chez les enfants. L’ASN a eu un impact positif sur l’amélioration de la diversité alimentaire des couples mère-enfant et sur la composition corporelle des enfants à long terme. Par contre, aucun impact n’a été décelé sur l’émaciation et le retard de croissance. Une intervention d’ASN plus précoce et plus longue, avec une production animale relativement importante, devrait être envisagée ainsi qu’une meilleure stratégie de prévention et de contrôle des maladies maternelles et infantiles en milieu rural.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=477 Exemplaires(1)
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TH 2346Adobe Acrobat PDFImpact des stratégies de biofortification et d’éducation nutritionnelle sur la consommation alimentaire et la prévention de la malnutrition maternelle et infantile en milieu rural à Kaffrine / Mbeugué THIAM (2025)
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Titre : Impact des stratégies de biofortification et d’éducation nutritionnelle sur la consommation alimentaire et la prévention de la malnutrition maternelle et infantile en milieu rural à Kaffrine Type de document : texte imprimé Auteurs : Mbeugué THIAM, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2025 Importance : 177 P. Format : 29 cm Langues : Français (fre) Mots-clés : Biofortification Education nutritionnelle Nutrition Aliments de complément Complément alimentaire Carence Micronutriment Milieu rural Kaffrine Consommation alimentaire Malnutrition maternelle Malnutrition infantile Malnutrition Fortification biologique Résumé : La biofortification ou « fortification biologique » désigne un ensemble d’approches sensibles à la nutrition qui visent à augmenter la teneur et/ou la biodisponibilité d’un ou de plusieurs nutriments d’une culture à un niveau acceptable par le biais de la sélection végétale, de pratiques agronomiques, de techniques transgéniques et/ou microbienne. Elle fait partie d’une série de stratégies complémentaires de lutte contre la malnutrition incluant la supplémentation, l’enrichissement des aliments en micronutriments et la diversification alimentaire. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de stratégies de biofortification agronomique et d’éducation nutritionnelle sur la consommation alimentaire et la prévention de la malnutrition maternelle et infantile en milieu rural à Kaffrine. Des variétés de mil (Pennisetum glaucum, SL423), de niébé (Vigna unguiculata (L.), thieye) et de patate douce à chair orange (PDCO, Ipomea batatas (L.) Lam, apomudun) sont ciblées, à la suite d’un screening basé sur leur qualité nutritionnelle, leur rendement à l’hectare et leur réponse mycorhizienne, pour des essais de biofortification dans des champs d’expérimentation, par l’Intitut sénégalais de recherche agricole, le Centre de coopération international en rehcerche agronomique pour le dévéloppement et l’Institut de recherche pour le développement. Le mil est biofortifié avec de la bouse de vache (BV) uniquement, le niébé et la PDCO avec de la litière de volaille (LV) ou avec de la LV associée aux microorganismes autochtones bénéfiques (MAB) et aux champignons mycorhiziens (MYC). A l’issu des essais, une farine infantile biofortifiée composée de mil (50%), de niébé (25%) et de PDCO (25%) est produite par l’Institut de Technologie Alimentaire. L’acceptabilité sensorielle de bouillies préparées à partir de la farine infantile biofortifiée est testée auprès de 72 couples mère-enfant (CME) de 6-23 mois dans la zone d’intervention du projet OR4FOOD. L’impact des stratégies de biofortification est étudié à travers les mesures de bioaccessibilité du fer, du zinc et du β-carotène dans des aliments simples et dans les farines mixtes à base des cultures biofortifiés. L’optimisation de leur régime alimentaire est faite par programmation linéaire sur la base des aliments biofortifiés. La consommation alimentaire des CME est évaluée par la méthode par pesée et le rappel de 24 heures. Une stratégie de communication a été developpée pour promouvoir les aliments biofortifiés et les pratiques d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), à travers des sessions d’éducation nutritionnelle menées pendant 6 mois dans les champs écoles de producteurs et les clubs Dimitra à Mabrocounda et à Malem Thialene. L’impact de cette stratégie sur les pratiques d’ANJE et le niveau de connaissance des mères en nutrition est mesuré par questionnaire, et l’état nutritionnel des CME par anthropométrie.
Nos travaux de recherche ont montré que l’utilisation de la BV seule comme fertilisant n’améliore pas les teneurs en fer et en zinc du mil ni leur bioaccessibilité dans les bouillies de mil. En revanche, la biofortification du niébé avec la LV ou la LV+MAB+MYC augmente significativement de 2 à 3 fois la teneur et la bioaccessibilité du fer (27-29% vs. 9%, p < 0,05). De même, la biofortification de la PDCO avec la LV+MAB+MYC augmente significativement (3 fois plus) les teneurs en fer (5,08 vs. 1,64 ± 0,07 mg/100 g MS) et en zinc (3,84 mg/100 g MS vs. 1,35 mg/100 MS) de l’aliment cru et le β-carotène bioaccessible dans la purée (4,1% vs. 1,4%, p < 0,05). Les proportions de β-carotène, de fer et de zinc bioaccessibles sont respectivement de 7,1%, 41% et 43% dans la bouillie préparée avec la farine infantile biofortifiée. Les attributs sensoriels des bouillies préparées avec la farine infantile sont bien appréciés par les mères et leurs enfants (indice d’acceptabilité ≥ 70% chez plus de 80% des CME). L’introduction de la PDCO dans la zone d’intervention a contribué à améliorer significativement sa consommation par les CME (50-53% vs. 14-15%) et à augmenter le score de diversité alimentaire des enfants de 12-18 mois (6,0 ± 1,4 vs 5,4 ± 1,4 p < 0,05). Les sessions d’éducation nutritionnelle ont contribué à améliorer significativement le niveau de connaissance des mères sur certaines pratiques d’ANJE. La proportion de mères connaissant l’âge d’introduction des aliments de complément est passée de 53% à 66% (p = 0,052) au bout de 4 mois de mise en oeuvre. De même, la proportion d’enfants ayant une alimentation diversifiée a globalement augmenté pour la période considérée (56% - 78%, p < 0,05). Toutefois, la malnutrition (émaciation et retard de croissance) persiste dans les deux villages, de même que la coexistence de la maigreur et de l’obésité chez les mères. L’optimisation du régime alimentaire sur la base des aliments biofortifiés a permis d’améliorer les apports en nutriments et une meilleure couverture des besoins en protéines, fer, zinc et vitamine A des CME.
En conclusion, la biofortification agronomique utilisant des produits résiduaires organiques associés aux MAB et aux MYC a le potentiel d’améliorer la qualité nutritionnelle des aliments de base ainsi que la bioaccessibilité du fer et du β-carotène dans les aliments de complément. La mise en oeuvre concomitante de stratégies complémentaires (biofortification, diversification de la production agricole et alimentaire, éducation nutritionnelle aux producteurs et aux consommateurs), peut à long terme avoir un impact considérable sur la prévention de la malnutrition maternelle et infantile sous toutes ses formes.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3258 Impact des stratégies de biofortification et d’éducation nutritionnelle sur la consommation alimentaire et la prévention de la malnutrition maternelle et infantile en milieu rural à Kaffrine [texte imprimé] / Mbeugué THIAM, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2025 . - 177 P. ; 29 cm.
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Biofortification Education nutritionnelle Nutrition Aliments de complément Complément alimentaire Carence Micronutriment Milieu rural Kaffrine Consommation alimentaire Malnutrition maternelle Malnutrition infantile Malnutrition Fortification biologique Résumé : La biofortification ou « fortification biologique » désigne un ensemble d’approches sensibles à la nutrition qui visent à augmenter la teneur et/ou la biodisponibilité d’un ou de plusieurs nutriments d’une culture à un niveau acceptable par le biais de la sélection végétale, de pratiques agronomiques, de techniques transgéniques et/ou microbienne. Elle fait partie d’une série de stratégies complémentaires de lutte contre la malnutrition incluant la supplémentation, l’enrichissement des aliments en micronutriments et la diversification alimentaire. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de stratégies de biofortification agronomique et d’éducation nutritionnelle sur la consommation alimentaire et la prévention de la malnutrition maternelle et infantile en milieu rural à Kaffrine. Des variétés de mil (Pennisetum glaucum, SL423), de niébé (Vigna unguiculata (L.), thieye) et de patate douce à chair orange (PDCO, Ipomea batatas (L.) Lam, apomudun) sont ciblées, à la suite d’un screening basé sur leur qualité nutritionnelle, leur rendement à l’hectare et leur réponse mycorhizienne, pour des essais de biofortification dans des champs d’expérimentation, par l’Intitut sénégalais de recherche agricole, le Centre de coopération international en rehcerche agronomique pour le dévéloppement et l’Institut de recherche pour le développement. Le mil est biofortifié avec de la bouse de vache (BV) uniquement, le niébé et la PDCO avec de la litière de volaille (LV) ou avec de la LV associée aux microorganismes autochtones bénéfiques (MAB) et aux champignons mycorhiziens (MYC). A l’issu des essais, une farine infantile biofortifiée composée de mil (50%), de niébé (25%) et de PDCO (25%) est produite par l’Institut de Technologie Alimentaire. L’acceptabilité sensorielle de bouillies préparées à partir de la farine infantile biofortifiée est testée auprès de 72 couples mère-enfant (CME) de 6-23 mois dans la zone d’intervention du projet OR4FOOD. L’impact des stratégies de biofortification est étudié à travers les mesures de bioaccessibilité du fer, du zinc et du β-carotène dans des aliments simples et dans les farines mixtes à base des cultures biofortifiés. L’optimisation de leur régime alimentaire est faite par programmation linéaire sur la base des aliments biofortifiés. La consommation alimentaire des CME est évaluée par la méthode par pesée et le rappel de 24 heures. Une stratégie de communication a été developpée pour promouvoir les aliments biofortifiés et les pratiques d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), à travers des sessions d’éducation nutritionnelle menées pendant 6 mois dans les champs écoles de producteurs et les clubs Dimitra à Mabrocounda et à Malem Thialene. L’impact de cette stratégie sur les pratiques d’ANJE et le niveau de connaissance des mères en nutrition est mesuré par questionnaire, et l’état nutritionnel des CME par anthropométrie.
Nos travaux de recherche ont montré que l’utilisation de la BV seule comme fertilisant n’améliore pas les teneurs en fer et en zinc du mil ni leur bioaccessibilité dans les bouillies de mil. En revanche, la biofortification du niébé avec la LV ou la LV+MAB+MYC augmente significativement de 2 à 3 fois la teneur et la bioaccessibilité du fer (27-29% vs. 9%, p < 0,05). De même, la biofortification de la PDCO avec la LV+MAB+MYC augmente significativement (3 fois plus) les teneurs en fer (5,08 vs. 1,64 ± 0,07 mg/100 g MS) et en zinc (3,84 mg/100 g MS vs. 1,35 mg/100 MS) de l’aliment cru et le β-carotène bioaccessible dans la purée (4,1% vs. 1,4%, p < 0,05). Les proportions de β-carotène, de fer et de zinc bioaccessibles sont respectivement de 7,1%, 41% et 43% dans la bouillie préparée avec la farine infantile biofortifiée. Les attributs sensoriels des bouillies préparées avec la farine infantile sont bien appréciés par les mères et leurs enfants (indice d’acceptabilité ≥ 70% chez plus de 80% des CME). L’introduction de la PDCO dans la zone d’intervention a contribué à améliorer significativement sa consommation par les CME (50-53% vs. 14-15%) et à augmenter le score de diversité alimentaire des enfants de 12-18 mois (6,0 ± 1,4 vs 5,4 ± 1,4 p < 0,05). Les sessions d’éducation nutritionnelle ont contribué à améliorer significativement le niveau de connaissance des mères sur certaines pratiques d’ANJE. La proportion de mères connaissant l’âge d’introduction des aliments de complément est passée de 53% à 66% (p = 0,052) au bout de 4 mois de mise en oeuvre. De même, la proportion d’enfants ayant une alimentation diversifiée a globalement augmenté pour la période considérée (56% - 78%, p < 0,05). Toutefois, la malnutrition (émaciation et retard de croissance) persiste dans les deux villages, de même que la coexistence de la maigreur et de l’obésité chez les mères. L’optimisation du régime alimentaire sur la base des aliments biofortifiés a permis d’améliorer les apports en nutriments et une meilleure couverture des besoins en protéines, fer, zinc et vitamine A des CME.
En conclusion, la biofortification agronomique utilisant des produits résiduaires organiques associés aux MAB et aux MYC a le potentiel d’améliorer la qualité nutritionnelle des aliments de base ainsi que la bioaccessibilité du fer et du β-carotène dans les aliments de complément. La mise en oeuvre concomitante de stratégies complémentaires (biofortification, diversification de la production agricole et alimentaire, éducation nutritionnelle aux producteurs et aux consommateurs), peut à long terme avoir un impact considérable sur la prévention de la malnutrition maternelle et infantile sous toutes ses formes.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3258 Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité TH 2639 TH 2639 Thèse de doctorat d'Etat Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible Documents numériques
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TH 2639Adobe Acrobat PDFIMPACT DES STRATÉGIES NATIONALES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CARENCE EN VITAMINE A SUR LE STATUT ET LES RÉSERVES HÉPATIQUES EN VITAMINE A D’ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS AU SÉNÉGAL / Mane Hélène Faye (2021)
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Titre : IMPACT DES STRATÉGIES NATIONALES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CARENCE EN VITAMINE A SUR LE STATUT ET LES RÉSERVES HÉPATIQUES EN VITAMINE A D’ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS AU SÉNÉGAL Type de document : texte imprimé Auteurs : Mane Hélène Faye, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2021 Format : 29 cm Note générale : Thèse provisoire Langues : Français (fre) Mots-clés : statut hépatique réserve hépatique vitamine A supplémentation enrichissement diversification alimentaire alimentation carence enfant nutrition alimentation humaine malnutrition Résumé : La carence en vitamine A (CVA) a longtemps été un sérieux problème de santé publique chez les enfants de moins de cinq
ans au Sénégal. Plusieurs stratégies sont mises en oeuvre pour la prévenir et pallier les conséquences qui lui sont associées, cependant
une décennie après l’étude de la situation de base du statut en vitamine A, il n’existe aucune évaluation de leur impact sur ce statut
chez les enfants de moins de cinq ans. La supplémentation en vitamine A (SVA) en particulier, fait l’objet d’une controverse liée Ã
son efficacité, sa sûreté et sa durabilité. Alors que les pays sont appelés à générer des preuves pour réorienter au besoin la stratégie
SVA, le Sénégal ne dispose pas encore de données probantes pour se positionner face à cette problématique. L’objectif de notre étude
est d’évaluer l’impact des stratégies nationales de prévention et de lutte contre la CVA sur le statut et les réserves hépatiques en
vitamine A (RHVA) d’enfants de moins de cinq ans au Sénégal.
Pour ce faire, trois études ont été réalisées: (i) une étude représentative à l’échelle nationale de la situation de base du statut en vitamine
A chez les enfants âgés de 12 à 59 mois (n = 1887), (ii) une étude transversale du statut en vitamine A dans un sous-échantillon de 55
enfants supplémentés âgés de 3 à 5 ans en milieu rural à Kaffrine (zone rurale 2), et (iii) une étude comparative du statut et des RHVA
d’enfants supplémentés (n = 119) et non supplémentés en vitamine A (n = 110) âgés de 9 à 23 mois à Dakar. Les données
sociodémographiques, économiques, sanitaires et alimentaires des enfants ont été collectées par questionnaires. Les mesures
effectuées sont : le poids, la taille, l’hémoglobine par Hemocue, la concentration en rétinol plasmatique (RP) ou sérique (RS) par
HPLC et les concentrations plasmatiques (ou sériques) en Protéine C-Réactive (CRP) et en alpha -1-Acide Glycoprotéine (AGP) par
immunoturbidimétrie. Les RHVA ont été évaluées par le test modifié de la réponse relative à la dose (test MRDR).
En 2010, la CVA touchait 15,3 % des enfants âgés de 12 à 59 mois, sur la base des valeurs de RP ajustées par rapport à l’inflammation
(méthode BRINDA). Cette prévalence était significativement (P < 0,01) plus importante chez les enfants de plus de 23 mois (13,3 Ã
19,7 %), chez ceux vivant en milieu rural (18,9 à 20,1 %) et ceux appartenant aux ménages pauvres (25,3 %) comparés respectivement
à ceux de moins de 2 ans (10,2%), ceux vivant en milieu urbain (6,9 à 8,2%) et ceux appartenant aux ménages relativement nonpauvres
et non-pauvres (5,5 à 5,7%). Sept (7) ans plus tard, comparés l’étude de la situation de base, l’évaluation du statut en vitamine
A d’enfants supplémentés en vitamine A âgés de 3 à 5 ans à Kaffrine indique une réduction de la concentration en RS (0,85 ± 0,24
vs. 0,72 ± 0,21, P < 0,001) et une augmentation concomitante de la prévalence de la CVA (30,6 vs. 53,7, P < 0,01). Chez ces enfants,
l’apport médian en vitamine A, mesuré par le rappel diététique de 24h quantitatif, est de 142,7 μg RE et l’apport de sécurité en
vitamine A n’est couvert que chez 26% d’entre eux. Ce sont 21,8 % des ménages consomment de l’huile enrichie en vitamine A.
Chez les enfants de moins de 2 ans vivant en milieu urbain, le rapport MRDR moyen (SVA : 0,030 ± 0,017, non-SVA : 0,028 ± 0,016,
P = 0,389) et la concentration en RS ajustée par rapport à l’inflammation (SVA : 1,34 ± 0,37, non-SVA : 1,3 ± 0,35, P = 0,515) sont
adéquats et ne diffèrent pas entre les groupes SVA et non-SVA. De faibles prévalences de RHVA inadéquates (SVA : 5,2 %, non-
SVA : 5,4 %) et de CVA (SVA : 2,6 %, non-SVA : 0,9 %) sont observées. La majorité des enfants sont allaités (SVA : 85,7 %, non-
SVA : 77,3 %) et la consommation d’huile enrichie en vitamine A est répandue dans les ménages (SVA : 94,1 %, non-SVA : 95,4 %).
L’allaitement maternel est associé à une réduction d’au moins 76 % du risque de RHVA inadéquates chez ces enfants (OR ajusté=
0,24 ; 95 % IC : 0,07–0,8 ; P = 0,020). Une augmentation significative de la concentration en RS de même qu’une réduction de la
prévalence de la CVA sont observées dans cette population urbaine (6,9 % vs. 1,8 %, P < 0.01) par rapport à l’étude de la situation
de base du statut en vitamine A. Aussi bien en milieu urbain que rural, les infections et l’inflammation persistent chez les enfants.
En conclusion, les stratégies de prévention et de lutte contre la CVA ont un impact positif sur le statut et les RHVA des enfants de 9-
23 mois à Dakar, tandis qu’en milieu rural à Kaffrine, le statut en vitamine A des enfants de 3 à 5 ans demeure précaire. Cependant,
la SVA n’est associée ni à l’amélioration des RHVA, ni à celle de la concentration sérique en rétinol, ni à une moindre prévalence de
la CVA chez les enfants dakarois. Dès lors, une réorientation des différentes stratégies de prévention et de lutte contre la CVA
s’impose et devrait passer par : (i) le passage à une stratégie de SVA ciblée tenant compte du milieu et de la tranche d’âge après une
évaluation quantitative de l’adéquation des apports alimentaires et des réserves hépatiques en vitamine A par dilution isotopique, (ii)
l’amélioration de la couverture de l’huile enrichie en vitamine A en milieu rural, (iii) la promotion d’une agriculture sensible à la
nutrition pour améliorer la diversification alimentaire en milieu rural, (iv) le renforcement du plaidoyer en faveur de l’allaitement
maternel jusqu’à 2 ans ou au-delà , et (v) le renforcement de la prévention et du contrôle de la morbidité chez les enfants de moins de
cinq ans.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=681 IMPACT DES STRATÉGIES NATIONALES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CARENCE EN VITAMINE A SUR LE STATUT ET LES RÉSERVES HÉPATIQUES EN VITAMINE A D’ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS AU SÉNÉGAL [texte imprimé] / Mane Hélène Faye, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2021 . - ; 29 cm.
Thèse provisoire
Langues : Français (fre)
Mots-clés : statut hépatique réserve hépatique vitamine A supplémentation enrichissement diversification alimentaire alimentation carence enfant nutrition alimentation humaine malnutrition Résumé : La carence en vitamine A (CVA) a longtemps été un sérieux problème de santé publique chez les enfants de moins de cinq
ans au Sénégal. Plusieurs stratégies sont mises en oeuvre pour la prévenir et pallier les conséquences qui lui sont associées, cependant
une décennie après l’étude de la situation de base du statut en vitamine A, il n’existe aucune évaluation de leur impact sur ce statut
chez les enfants de moins de cinq ans. La supplémentation en vitamine A (SVA) en particulier, fait l’objet d’une controverse liée Ã
son efficacité, sa sûreté et sa durabilité. Alors que les pays sont appelés à générer des preuves pour réorienter au besoin la stratégie
SVA, le Sénégal ne dispose pas encore de données probantes pour se positionner face à cette problématique. L’objectif de notre étude
est d’évaluer l’impact des stratégies nationales de prévention et de lutte contre la CVA sur le statut et les réserves hépatiques en
vitamine A (RHVA) d’enfants de moins de cinq ans au Sénégal.
Pour ce faire, trois études ont été réalisées: (i) une étude représentative à l’échelle nationale de la situation de base du statut en vitamine
A chez les enfants âgés de 12 à 59 mois (n = 1887), (ii) une étude transversale du statut en vitamine A dans un sous-échantillon de 55
enfants supplémentés âgés de 3 à 5 ans en milieu rural à Kaffrine (zone rurale 2), et (iii) une étude comparative du statut et des RHVA
d’enfants supplémentés (n = 119) et non supplémentés en vitamine A (n = 110) âgés de 9 à 23 mois à Dakar. Les données
sociodémographiques, économiques, sanitaires et alimentaires des enfants ont été collectées par questionnaires. Les mesures
effectuées sont : le poids, la taille, l’hémoglobine par Hemocue, la concentration en rétinol plasmatique (RP) ou sérique (RS) par
HPLC et les concentrations plasmatiques (ou sériques) en Protéine C-Réactive (CRP) et en alpha -1-Acide Glycoprotéine (AGP) par
immunoturbidimétrie. Les RHVA ont été évaluées par le test modifié de la réponse relative à la dose (test MRDR).
En 2010, la CVA touchait 15,3 % des enfants âgés de 12 à 59 mois, sur la base des valeurs de RP ajustées par rapport à l’inflammation
(méthode BRINDA). Cette prévalence était significativement (P < 0,01) plus importante chez les enfants de plus de 23 mois (13,3 Ã
19,7 %), chez ceux vivant en milieu rural (18,9 à 20,1 %) et ceux appartenant aux ménages pauvres (25,3 %) comparés respectivement
à ceux de moins de 2 ans (10,2%), ceux vivant en milieu urbain (6,9 à 8,2%) et ceux appartenant aux ménages relativement nonpauvres
et non-pauvres (5,5 à 5,7%). Sept (7) ans plus tard, comparés l’étude de la situation de base, l’évaluation du statut en vitamine
A d’enfants supplémentés en vitamine A âgés de 3 à 5 ans à Kaffrine indique une réduction de la concentration en RS (0,85 ± 0,24
vs. 0,72 ± 0,21, P < 0,001) et une augmentation concomitante de la prévalence de la CVA (30,6 vs. 53,7, P < 0,01). Chez ces enfants,
l’apport médian en vitamine A, mesuré par le rappel diététique de 24h quantitatif, est de 142,7 μg RE et l’apport de sécurité en
vitamine A n’est couvert que chez 26% d’entre eux. Ce sont 21,8 % des ménages consomment de l’huile enrichie en vitamine A.
Chez les enfants de moins de 2 ans vivant en milieu urbain, le rapport MRDR moyen (SVA : 0,030 ± 0,017, non-SVA : 0,028 ± 0,016,
P = 0,389) et la concentration en RS ajustée par rapport à l’inflammation (SVA : 1,34 ± 0,37, non-SVA : 1,3 ± 0,35, P = 0,515) sont
adéquats et ne diffèrent pas entre les groupes SVA et non-SVA. De faibles prévalences de RHVA inadéquates (SVA : 5,2 %, non-
SVA : 5,4 %) et de CVA (SVA : 2,6 %, non-SVA : 0,9 %) sont observées. La majorité des enfants sont allaités (SVA : 85,7 %, non-
SVA : 77,3 %) et la consommation d’huile enrichie en vitamine A est répandue dans les ménages (SVA : 94,1 %, non-SVA : 95,4 %).
L’allaitement maternel est associé à une réduction d’au moins 76 % du risque de RHVA inadéquates chez ces enfants (OR ajusté=
0,24 ; 95 % IC : 0,07–0,8 ; P = 0,020). Une augmentation significative de la concentration en RS de même qu’une réduction de la
prévalence de la CVA sont observées dans cette population urbaine (6,9 % vs. 1,8 %, P < 0.01) par rapport à l’étude de la situation
de base du statut en vitamine A. Aussi bien en milieu urbain que rural, les infections et l’inflammation persistent chez les enfants.
En conclusion, les stratégies de prévention et de lutte contre la CVA ont un impact positif sur le statut et les RHVA des enfants de 9-
23 mois à Dakar, tandis qu’en milieu rural à Kaffrine, le statut en vitamine A des enfants de 3 à 5 ans demeure précaire. Cependant,
la SVA n’est associée ni à l’amélioration des RHVA, ni à celle de la concentration sérique en rétinol, ni à une moindre prévalence de
la CVA chez les enfants dakarois. Dès lors, une réorientation des différentes stratégies de prévention et de lutte contre la CVA
s’impose et devrait passer par : (i) le passage à une stratégie de SVA ciblée tenant compte du milieu et de la tranche d’âge après une
évaluation quantitative de l’adéquation des apports alimentaires et des réserves hépatiques en vitamine A par dilution isotopique, (ii)
l’amélioration de la couverture de l’huile enrichie en vitamine A en milieu rural, (iii) la promotion d’une agriculture sensible à la
nutrition pour améliorer la diversification alimentaire en milieu rural, (iv) le renforcement du plaidoyer en faveur de l’allaitement
maternel jusqu’à 2 ans ou au-delà , et (v) le renforcement de la prévention et du contrôle de la morbidité chez les enfants de moins de
cinq ans.Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=681 Réservation
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TH 2354Adobe Acrobat PDFSTATUT DE BASE EN FER/FOLATES DES FEMMES SENEGALAISES EN ÂGE DE PROCREER ET MESURE DE LA BIODISPONIBILITE DU FER CONTENU DANS LA FARINE DE BLE TENDRE À L'AIDE D'ISOTOPES STABLES CHEZ DES COUPLES MERE-ENFANT DANS LE CADRE DE L'ENRICHISSEMENT DES ALIMENTS EN MICRONUTRIMENTS AU SENEGAL / Ndéye Fatou Ndiaye (2019)
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Titre : STATUT DE BASE EN FER/FOLATES DES FEMMES SENEGALAISES EN ÂGE DE PROCREER ET MESURE DE LA BIODISPONIBILITE DU FER CONTENU DANS LA FARINE DE BLE TENDRE À L'AIDE D'ISOTOPES STABLES CHEZ DES COUPLES MERE-ENFANT DANS LE CADRE DE L'ENRICHISSEMENT DES ALIMENTS EN MICRONUTRIMENTS AU SENEGAL Type de document : texte imprimé Auteurs : Ndéye Fatou Ndiaye, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2019 Importance : 150 P. Format : 29 CM Langues : Français (fre) Mots-clés : carence fer folate isotope biodisponibilité du fer biodisponibilité couple mère-enfant mere enfant femme sénégalaise farine de blé blé blé tendre isotope stable aliment micronutriment nutrition alimentation Humaine Résumé : Introduction : Les carences en fer et folates constituent un problème majeur de santé publique notamment dans les pays en développement ; elles ont des effets néfastes sur la santé des femmes et des enfants qui sont les plus vulnérables. Objectif : Evaluer le statut en fer/folates des femmes sénégalaises en âge de procréer et mesurer la biodisponibilité du fer contenu dans du pain enrichi. Méthodologie : Deux études sont menées : une à l’échelle nationale portant sur 1012 femmes en âge de procréer pour déterminer le statut de référence en folates et en fer des femmes, une expérimentale randomisée sur l’absorption du fer contenu dans le pain enrichi, réalisée à l’aide d’isotopes stables de fer (57FeFumarate/58FeSulfate) chez 17 couples mère-enfant. Les mesures suivantes sont effectuées : le poids, la taille, le taux d’hémoglobine (HemoCue), la ferritine plasmatique (méthode immuno-enzymatique), les folates plasmatiques (méthode microbiologique), la protéine C réactive et l’alpha-1 acide glycoprotéine (immuno-turbidimétrie). Les couples mère-enfant ont consommé au petit déjeuner du pain enrichi (avec 4 mg d’isotope stable de fer pour les mères et 2 mg pour les enfants) accompagné soit de la tisane de kinkéliba (Combretum micranthum) ou de l’eau minérale. L’absorption du fer est mesurée à l’aide d’un spectrophotomètre de masse à ionisation thermique en se basant sur l’incorporation des isotopes stables dans les hématies 14 jours après consommation du petit déjeuner. Résultats : A l’échelle nationale, la prévalence de la carence en fer chez les femmes est de 48,8%. Les taux de ferritine plasmatique chez les femmes ne sont pas significativement différents selon leur état physiologique. La prévalence globale de la carence en folates plasmatiques chez les femmes est de 54,8%. Cependant, selon l’état physiologique des femmes, la carence touche 54,4% des femmes enceintes, 64,8% des femmes allaitantes et 50,9% des femmes non enceintes/non allaitantes. La concentration moyenne en folates est significativement affectée par l’état physiologique, les femmes enceintes et les femmes non enceintes non allaitantes ont une concentration en folates plasmatiques plus élevée que les femmes allaitantes (9,1 ± 2,18 et 9,69 ± 1,90 vs 7,4 ± 2,0 nmol/L ; p < 0,0001). Concernant l’étude expérimentale, la consommation de la tisane de kinkéliba riche en polyphénols avec du pain enrichi entraîne une réduction significative de l'absorption du fer chez les mères et les enfants (p < 0,0001). Cependant, chez les enfants, la biodisponibilité du fer sulfate est significativement plus élevée que celle du fer fumarate (p < 0,05). Le modèle de régression linéaire multiple utilisé montre que 12% de la variance de l’absorption du fer chez l’enfant est expliquée par l’absorption du fer de la mère (p < 0,001). Conclusion : La carence en fer et en folates chez les femmes sénégalaises constitue un problème de santé publique. Ces résultats montrent qu’un programme d’enrichissement de la farine de blé tendre en fer/acide folique doit être mis en oeuvre. Nos résultats suggèrent que pour une optimisation de l’absorption du fer, la tisane de kinkéliba ne doit pas être consommée simultanément avec le pain enrichi. Ils montrent aussi que l’absorption du fer chez l’enfant est étroitement liée à celle de sa mère ce qui suggère que des facteurs génétiques et/ou environnementaux partagés pourraient expliquer en partie la variabilité interindividuelle. Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=317 STATUT DE BASE EN FER/FOLATES DES FEMMES SENEGALAISES EN ÂGE DE PROCREER ET MESURE DE LA BIODISPONIBILITE DU FER CONTENU DANS LA FARINE DE BLE TENDRE À L'AIDE D'ISOTOPES STABLES CHEZ DES COUPLES MERE-ENFANT DANS LE CADRE DE L'ENRICHISSEMENT DES ALIMENTS EN MICRONUTRIMENTS AU SENEGAL [texte imprimé] / Ndéye Fatou Ndiaye, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2019 . - 150 P. ; 29 CM.
Langues : Français (fre)
Mots-clés : carence fer folate isotope biodisponibilité du fer biodisponibilité couple mère-enfant mere enfant femme sénégalaise farine de blé blé blé tendre isotope stable aliment micronutriment nutrition alimentation Humaine Résumé : Introduction : Les carences en fer et folates constituent un problème majeur de santé publique notamment dans les pays en développement ; elles ont des effets néfastes sur la santé des femmes et des enfants qui sont les plus vulnérables. Objectif : Evaluer le statut en fer/folates des femmes sénégalaises en âge de procréer et mesurer la biodisponibilité du fer contenu dans du pain enrichi. Méthodologie : Deux études sont menées : une à l’échelle nationale portant sur 1012 femmes en âge de procréer pour déterminer le statut de référence en folates et en fer des femmes, une expérimentale randomisée sur l’absorption du fer contenu dans le pain enrichi, réalisée à l’aide d’isotopes stables de fer (57FeFumarate/58FeSulfate) chez 17 couples mère-enfant. Les mesures suivantes sont effectuées : le poids, la taille, le taux d’hémoglobine (HemoCue), la ferritine plasmatique (méthode immuno-enzymatique), les folates plasmatiques (méthode microbiologique), la protéine C réactive et l’alpha-1 acide glycoprotéine (immuno-turbidimétrie). Les couples mère-enfant ont consommé au petit déjeuner du pain enrichi (avec 4 mg d’isotope stable de fer pour les mères et 2 mg pour les enfants) accompagné soit de la tisane de kinkéliba (Combretum micranthum) ou de l’eau minérale. L’absorption du fer est mesurée à l’aide d’un spectrophotomètre de masse à ionisation thermique en se basant sur l’incorporation des isotopes stables dans les hématies 14 jours après consommation du petit déjeuner. Résultats : A l’échelle nationale, la prévalence de la carence en fer chez les femmes est de 48,8%. Les taux de ferritine plasmatique chez les femmes ne sont pas significativement différents selon leur état physiologique. La prévalence globale de la carence en folates plasmatiques chez les femmes est de 54,8%. Cependant, selon l’état physiologique des femmes, la carence touche 54,4% des femmes enceintes, 64,8% des femmes allaitantes et 50,9% des femmes non enceintes/non allaitantes. La concentration moyenne en folates est significativement affectée par l’état physiologique, les femmes enceintes et les femmes non enceintes non allaitantes ont une concentration en folates plasmatiques plus élevée que les femmes allaitantes (9,1 ± 2,18 et 9,69 ± 1,90 vs 7,4 ± 2,0 nmol/L ; p < 0,0001). Concernant l’étude expérimentale, la consommation de la tisane de kinkéliba riche en polyphénols avec du pain enrichi entraîne une réduction significative de l'absorption du fer chez les mères et les enfants (p < 0,0001). Cependant, chez les enfants, la biodisponibilité du fer sulfate est significativement plus élevée que celle du fer fumarate (p < 0,05). Le modèle de régression linéaire multiple utilisé montre que 12% de la variance de l’absorption du fer chez l’enfant est expliquée par l’absorption du fer de la mère (p < 0,001). Conclusion : La carence en fer et en folates chez les femmes sénégalaises constitue un problème de santé publique. Ces résultats montrent qu’un programme d’enrichissement de la farine de blé tendre en fer/acide folique doit être mis en oeuvre. Nos résultats suggèrent que pour une optimisation de l’absorption du fer, la tisane de kinkéliba ne doit pas être consommée simultanément avec le pain enrichi. Ils montrent aussi que l’absorption du fer chez l’enfant est étroitement liée à celle de sa mère ce qui suggère que des facteurs génétiques et/ou environnementaux partagés pourraient expliquer en partie la variabilité interindividuelle. Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=317 Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité TH 2266 TH 2266 Thèse de doctorat d'Etat Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible Documents numériques
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TH 2266Adobe Acrobat PDFTRANSITION NUTRITIONNELLE ET FACTEURS DE RISQUE COMPORTEMENTAL ET ALIMENTAIRE DES MALADIES NONTRANSMISSIBLES CHEZ LES ADULTES AU SENEGAL / Saliou Diombo KEBE (2026)
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Titre : TRANSITION NUTRITIONNELLE ET FACTEURS DE RISQUE COMPORTEMENTAL ET ALIMENTAIRE DES MALADIES NONTRANSMISSIBLES CHEZ LES ADULTES AU SENEGAL Type de document : texte imprimé Auteurs : Saliou Diombo KEBE, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2026 Importance : 181P. Format : 29cm. Note générale : thèse provisoire Langues : Français (fre) Mots-clés : Maladie non Transmissible Comportemental alimentaire Habitude alimentaire Facteur de risque Sante publique Transition nutritionnelle Aliment ultra-transformé NOVA Dilution isotopique Activité physique Transition epidemiologique Prevalence elevee Prevention. Résumé : La transition nutritionnelle au Sénégal se caractérise par une modification rapide des habitudes alimentaires et des modes de vie, marquée par
l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et la sédentarisation, contribuant à l’émergence du triple fardeau de la
malnutrition et à la progression des maladies non transmissibles (MNT), un enjeu majeur de santé publique en milieu urbain. L’objectif général de cette
thèse est d’analyser les facteurs de risque alimentaires et comportementaux des MNT impactant l’état nutritionnel et la santé de la population adulte
sénégalaise, en milieu urbain. L’étude a été réalisant à travers trois (3) axes méthodologiques : i) la validation d’un outil d’évaluation de la consommation
d’AUT, ii) une étude transversale sur la consommation alimentaire et les facteurs associés aux MNT, iii) une étude quasi-expérimentale de mesure de la
dépense énergétique totale et du niveau d’activité physique. Les données sociodémographiques et sanitaires ont été collectées par questionnaires. Le
processus de validation de l’outil Nova-UPF structuré selon une approche combinant une adaptation contextuelle, une évaluation de la validité apparente
et une validation comparative avec la mesure de la consommation alimentaire par la méthode de référence du rappel diététique de 24h (R24H), auprès de
301 adultes. La consommation d’AUT a été mesurée grâce à l’outil Nova-UPF validé. Les mesures anthropométriques (poids, taille, tour de taille) ont
permis de déterminer l’état nutritionnel des sujets, notamment l’obésité (IMC ≥30 kg/m2), l’obésité abdominale (rapport tour de taille sur la taille – RTT/T
>0,5) et le risque cardiométabolique (TT homme ≥94cm et TT femme ≥80cm). L’activité physique a été mesurée par accéléromètrie et la dépense
énergétique totale par dilution isotopique à l’eau doublement marquée au deutérium et à l’oxygène-18 sur un sous-échantillon de 40 sujets adultes.
Les résultats indiquent que l’outil Nova-UPF adapté au contexte sénégalais démontre une concordance quasi parfaite (Pabak = 0,84) avec le R24H,
confirmant sa validité et sa fiabilité pour l’évaluation de la consommation d’AUT. La consommation d’AUT apporte en moyenne 346,9 ± 25,8 kcal/jour,
soit 17,4% de l’apport énergétique total (AET), estimé à 1797,6 ± 809,1 kcal/jour. Les AUT fournissent une part importante des nutriments critiques liés
aux MNT à savoir 43,2% des apports en sucres libres, 26,9% en matières grasses totales et 24,4% en sodium. Par ailleurs, on note des prévalences élevées
d’apports non-recommandées concernant le potassium, les fibres, les protéines, les matières grasses totaux (MGT) et le sodium, qui sont respectivement
de 90,7%, 90,4%, 60,8%, 49,2% et 33,5%. L’obésité touche 20,3%, le risque métabolique 43,2% et l’obésité abdominale 47,8% des sujets. Au total,
33,2% et 4% souffrent respectivement d’hypertension artérielle (HTA) et d’hyperglycémie. Les données révèlent que l’obésité abdominale est un facteur
de risque de l’HTA (OR= 2,7 ; p = 0,021) et le risque est plus important pour les sujets de 60 ans et plus (OR = 13,9 ; p < 0,001). De même,
l’hyperglycémie est significativement associée au RTT/T (OR = 6,8 ; p < 0,033) ainsi qu’avec le facteur âgé de 60 ans et plus (OR = 5,4 ; p = 0,040). La
mesure de l’activité physique (AP) par accélérométrie a montré un faible niveau d’AP (<1952 CPM) pour tous les sujets, tandis que la prévalence de
l’inactivité physique définit par le nombre de minutes passés en activité physique d’intensité modérée-à vigoureuse (MVPA) est de 5%. La moyenne de
la dépense énergétique totale (DET) est de 2 382,6 ± 441,2 kcal/jour, et est significativement plus élevée chez les hommes (2 688,8 ± 343,1 kcal/j)
comparée aux femmes (2 092,5 ± 309,1 kcal/j ; p < 0,001). La dépense énergétique moyenne liée à l’activité physique est de 525,6 ± 231,2 kcal/j et elle
représente en moyenne 21% de la DET journalière. L’analyse multivariée révèle que le sexe masculin est positivement corrélé à une activité physique
plus intense (β = 110,8 ; p = 0,025) tandis que le tour de taille est associé à une réduction de l’intensité de l’activité physique (β = -7,3 ; p = 0,023). La
DET est également inversement associée au tour de taille (β = -15,4 ; p = 0,003), et positivement associée à la masse maigre (β = 43,4 ; p < 0,001) et au
score Nova-UPF (β = 102,4 ; p = 0,002).
En conclusion, nos travaux de recherche révèlent une transition épidémiologique alarmante en milieu urbain au Sénégal, marquée par une prévalence
élevée des MNT et des facteurs de risque métaboliques. Cette situation étayée par des données factuelles issues de méthodes rigoureuses d’évaluation
des facteurs de risques modifiables des MNT exigent une réponse urgente de santé publique. Cette orientation stratégique doit prioriser la régulation
stricte des aliments ultra-transformés, tout en garantissant l’accessibilité et l’abordabilité d’une alimentation saine. En complément le renforcement
structurel des stratégies de promotion de l’activité physique constitue un levier pour bâtir un cadre de vie protecteur et durable pour la prévention des
MNT.
Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3533 TRANSITION NUTRITIONNELLE ET FACTEURS DE RISQUE COMPORTEMENTAL ET ALIMENTAIRE DES MALADIES NONTRANSMISSIBLES CHEZ LES ADULTES AU SENEGAL [texte imprimé] / Saliou Diombo KEBE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2026 . - 181P. ; 29cm.
thèse provisoire
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Maladie non Transmissible Comportemental alimentaire Habitude alimentaire Facteur de risque Sante publique Transition nutritionnelle Aliment ultra-transformé NOVA Dilution isotopique Activité physique Transition epidemiologique Prevalence elevee Prevention. Résumé : La transition nutritionnelle au Sénégal se caractérise par une modification rapide des habitudes alimentaires et des modes de vie, marquée par
l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et la sédentarisation, contribuant à l’émergence du triple fardeau de la
malnutrition et à la progression des maladies non transmissibles (MNT), un enjeu majeur de santé publique en milieu urbain. L’objectif général de cette
thèse est d’analyser les facteurs de risque alimentaires et comportementaux des MNT impactant l’état nutritionnel et la santé de la population adulte
sénégalaise, en milieu urbain. L’étude a été réalisant à travers trois (3) axes méthodologiques : i) la validation d’un outil d’évaluation de la consommation
d’AUT, ii) une étude transversale sur la consommation alimentaire et les facteurs associés aux MNT, iii) une étude quasi-expérimentale de mesure de la
dépense énergétique totale et du niveau d’activité physique. Les données sociodémographiques et sanitaires ont été collectées par questionnaires. Le
processus de validation de l’outil Nova-UPF structuré selon une approche combinant une adaptation contextuelle, une évaluation de la validité apparente
et une validation comparative avec la mesure de la consommation alimentaire par la méthode de référence du rappel diététique de 24h (R24H), auprès de
301 adultes. La consommation d’AUT a été mesurée grâce à l’outil Nova-UPF validé. Les mesures anthropométriques (poids, taille, tour de taille) ont
permis de déterminer l’état nutritionnel des sujets, notamment l’obésité (IMC ≥30 kg/m2), l’obésité abdominale (rapport tour de taille sur la taille – RTT/T
>0,5) et le risque cardiométabolique (TT homme ≥94cm et TT femme ≥80cm). L’activité physique a été mesurée par accéléromètrie et la dépense
énergétique totale par dilution isotopique à l’eau doublement marquée au deutérium et à l’oxygène-18 sur un sous-échantillon de 40 sujets adultes.
Les résultats indiquent que l’outil Nova-UPF adapté au contexte sénégalais démontre une concordance quasi parfaite (Pabak = 0,84) avec le R24H,
confirmant sa validité et sa fiabilité pour l’évaluation de la consommation d’AUT. La consommation d’AUT apporte en moyenne 346,9 ± 25,8 kcal/jour,
soit 17,4% de l’apport énergétique total (AET), estimé à 1797,6 ± 809,1 kcal/jour. Les AUT fournissent une part importante des nutriments critiques liés
aux MNT à savoir 43,2% des apports en sucres libres, 26,9% en matières grasses totales et 24,4% en sodium. Par ailleurs, on note des prévalences élevées
d’apports non-recommandées concernant le potassium, les fibres, les protéines, les matières grasses totaux (MGT) et le sodium, qui sont respectivement
de 90,7%, 90,4%, 60,8%, 49,2% et 33,5%. L’obésité touche 20,3%, le risque métabolique 43,2% et l’obésité abdominale 47,8% des sujets. Au total,
33,2% et 4% souffrent respectivement d’hypertension artérielle (HTA) et d’hyperglycémie. Les données révèlent que l’obésité abdominale est un facteur
de risque de l’HTA (OR= 2,7 ; p = 0,021) et le risque est plus important pour les sujets de 60 ans et plus (OR = 13,9 ; p < 0,001). De même,
l’hyperglycémie est significativement associée au RTT/T (OR = 6,8 ; p < 0,033) ainsi qu’avec le facteur âgé de 60 ans et plus (OR = 5,4 ; p = 0,040). La
mesure de l’activité physique (AP) par accélérométrie a montré un faible niveau d’AP (<1952 CPM) pour tous les sujets, tandis que la prévalence de
l’inactivité physique définit par le nombre de minutes passés en activité physique d’intensité modérée-à vigoureuse (MVPA) est de 5%. La moyenne de
la dépense énergétique totale (DET) est de 2 382,6 ± 441,2 kcal/jour, et est significativement plus élevée chez les hommes (2 688,8 ± 343,1 kcal/j)
comparée aux femmes (2 092,5 ± 309,1 kcal/j ; p < 0,001). La dépense énergétique moyenne liée à l’activité physique est de 525,6 ± 231,2 kcal/j et elle
représente en moyenne 21% de la DET journalière. L’analyse multivariée révèle que le sexe masculin est positivement corrélé à une activité physique
plus intense (β = 110,8 ; p = 0,025) tandis que le tour de taille est associé à une réduction de l’intensité de l’activité physique (β = -7,3 ; p = 0,023). La
DET est également inversement associée au tour de taille (β = -15,4 ; p = 0,003), et positivement associée à la masse maigre (β = 43,4 ; p < 0,001) et au
score Nova-UPF (β = 102,4 ; p = 0,002).
En conclusion, nos travaux de recherche révèlent une transition épidémiologique alarmante en milieu urbain au Sénégal, marquée par une prévalence
élevée des MNT et des facteurs de risque métaboliques. Cette situation étayée par des données factuelles issues de méthodes rigoureuses d’évaluation
des facteurs de risques modifiables des MNT exigent une réponse urgente de santé publique. Cette orientation stratégique doit prioriser la régulation
stricte des aliments ultra-transformés, tout en garantissant l’accessibilité et l’abordabilité d’une alimentation saine. En complément le renforcement
structurel des stratégies de promotion de l’activité physique constitue un levier pour bâtir un cadre de vie protecteur et durable pour la prévention des
MNT.
Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3533 Exemplaires(1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 634 634 Thèse de doctorat d'Etat Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Exclu du prêt Utilisation des aliments de complément dans la lutte contre l'anémie par carence en fer chez les enfants au Sénégal : Etude de la biodisponibilité du fer, essais d'enrichissement et de supplémentation alimentaire / Djibril CISSE (1997)
Titre : Utilisation des aliments de complément dans la lutte contre l'anémie par carence en fer chez les enfants au Sénégal : Etude de la biodisponibilité du fer, essais d'enrichissement et de supplémentation alimentaire Type de document : texte imprimé Auteurs : Djibril CISSE, Auteur Editeur : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale Année de publication : 1997 Importance : 145 P. Format : 29 cm Langues : Français (fre) Mots-clés : Supplémentation alimentaire anémie carence en fer nutrition fer enfant biodisponibilité malnutrition aliment de complément sénégal Résumé : Au Sénégal, la carence en for constitue un véritable problème de santé
publique. Dans ce travail, les aliments de complément sénégalais sont utilisés comme véhicule dans le cadre d'une recherche de mesures de lutte et de prévention de la carence en fer chez les enfants. L'évaluation nutritionnelle de 10 aliments de complément mis au point selon le principe des mélanges multiples à partir de produits locaux montre un apport adéquat en énergie et en protéines. La détermination de la biodisponibilité du fer en vue d'estimer le degré de couverture de besoins des enfants avec les aliments de complément sénégalais montre que 1a cuisson extrusion de la céréale de base améliore significativement la quantité de fer susceptible d'être absorbée et la digestibilité protéique par rapport aux aliments à base de céréale torréfiée ou non précuite. Malgré l'impact des procédés de transformation sur l'amélioration de la biodisponibilité du fer, l'enrichissement en fer des aliments demeure l'approche qui permet de satisfaire les besoins en fer absorbés chez l'enfant en phase de croissance rapide, En effet, l 'enrichissement de deux aliments à faible biodisponibilité du fer avec différentes sources de fer a montré que le complexe Fe (Ill) EDTA
est une alternative adéquate pour enrichir ces aliments de complément riches
en facteurs inhibiteurs de l'absorption du fer. Une étude de supplémentation
alimentaire pendant 4 mois, chez des enfants d'âge préscolaire montre une efficacité sur la correction de l'anémie d’un aliment de complément à base de céréale extrudée préalablement fermentée et de niébé germé. Dans cette étude de supplémentation alimentaire, l'enrichissement en complexe vitaminique et minéral contribue significativement à la correction de l'anémie nutritionnelle
Permalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1763 Utilisation des aliments de complément dans la lutte contre l'anémie par carence en fer chez les enfants au Sénégal : Etude de la biodisponibilité du fer, essais d'enrichissement et de supplémentation alimentaire [texte imprimé] / Djibril CISSE, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 1997 . - 145 P. ; 29 cm.
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Supplémentation alimentaire anémie carence en fer nutrition fer enfant biodisponibilité malnutrition aliment de complément sénégal Résumé : Au Sénégal, la carence en for constitue un véritable problème de santé
publique. Dans ce travail, les aliments de complément sénégalais sont utilisés comme véhicule dans le cadre d'une recherche de mesures de lutte et de prévention de la carence en fer chez les enfants. L'évaluation nutritionnelle de 10 aliments de complément mis au point selon le principe des mélanges multiples à partir de produits locaux montre un apport adéquat en énergie et en protéines. La détermination de la biodisponibilité du fer en vue d'estimer le degré de couverture de besoins des enfants avec les aliments de complément sénégalais montre que 1a cuisson extrusion de la céréale de base améliore significativement la quantité de fer susceptible d'être absorbée et la digestibilité protéique par rapport aux aliments à base de céréale torréfiée ou non précuite. Malgré l'impact des procédés de transformation sur l'amélioration de la biodisponibilité du fer, l'enrichissement en fer des aliments demeure l'approche qui permet de satisfaire les besoins en fer absorbés chez l'enfant en phase de croissance rapide, En effet, l 'enrichissement de deux aliments à faible biodisponibilité du fer avec différentes sources de fer a montré que le complexe Fe (Ill) EDTA
est une alternative adéquate pour enrichir ces aliments de complément riches
en facteurs inhibiteurs de l'absorption du fer. Une étude de supplémentation
alimentaire pendant 4 mois, chez des enfants d'âge préscolaire montre une efficacité sur la correction de l'anémie d’un aliment de complément à base de céréale extrudée préalablement fermentée et de niébé germé. Dans cette étude de supplémentation alimentaire, l'enrichissement en complexe vitaminique et minéral contribue significativement à la correction de l'anémie nutritionnelle
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité TH 357 TH 357 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible TH 358 TH 358 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible TH 359 TH 359 Thèse de doctorat 3ème cycle Thèses biologie animale NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINE Disponible Utilisation de la patate douce (Ipomoea batatas L.) à chair orange pour la prévention de la carence en vitamine A : connaissances endogènes, performances agronomiques et potentiel nutritionnel chez les enfants en milieu rural à Kaffrine / Papa Mamadou Dit Doudou Sylla (2021)
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Titre : Utilisation de la patate douce (Ipomoea batatas L.) à chair orange pour la prévention de la carence en vitamine A : connaissances endogènes, performances agronomiques et potentiel nutritionnel chez les enfants en milieu rural à Kaffrine Type de document : texte imprimé Auteurs : Papa Mamadou Dit Doudou Sylla, Auteur Editeur : Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement Année de publication : 2021 Importance : 149 P. Format : 29 cm Langues : Français (fre) Mots-clés : Patate douce à chair orange Patate douce agronomie β-carotène carence en vitamine A vitamine A Kaffrine nutrition milieu rural système de culture agroécologie bassin arachidier savoir local connaissance endogene ipomoea batatas enfant alimentation humaine Résumé : La patate douce (Ipomoea batatas L) est une plante rustique dotée d’une grande capacité d’adaptation qui lui permet de
pousser dans différentes conditions agroécologiques. Les variétés à chair orange (PDCO), issues des techniques de
bioenrichissement et riches en β-carotène précurseur de la vitamine A, présentent un intérêt particulier dans la prévention de la
carence en vitamine A. Cependant, le comportement agronomique des variétés de PDCO et leur composition nutritionnelle peuvent
varier en fonction des zones agroécologiques et des pratiques de production. L’objectif général de notre étude est de contribuer à la
prévention de la carence en vitamine A en milieu rural à Kaffrine par l’introduction de la patate douce à chair orange dans un
système culture adapté aux conditions agroécologique du bassin arachidier.
Une première étude a permis de faire l’état des connaissances sur les pratiques de culture de la patate douce et d’identifier les savoirs
locaux autour de cette production. Au total 444 producteurs répartis dans les zones du Lac de Guiers (122), de la Basse vallée (117),
de la Moyenne vallée (110) et du Bassin arachidier (95) ont été enquêtés. Dans une deuxième étude, des expérimentations
agronomiques sur trois variétés de patate douce (Kandee, Caromex, et Gandiol1) ont été effectuées dans la ferme agricole du village
Sagna (région de Kaffrine) mise en place par l’ANIDA. Une évaluation comparative de l’adaptabilité, de la croissance, des
paramètres agronomiques, de l’état phytosanitaire et de la qualité nutritionnelle (teneurs en protéines, glucides, lipides et β-carotène)
des trois variétés de patate douce a permis de caractériser les variétés cultivées. Ensuite, la variété de PDCO la plus riche en β-
carotène a été retenue et utilisée pour tester son acceptabilité auprès d’enfants de 12-23 mois. Enfin, l’effet de la consommation
régulière de PDCO sur la concentration plasmatique en β-carotène a été évaluée par un essai randomisé chez les enfants de 12-23
mois consommant 50 g de purée de PDCO (groupe test, n=30) et un groupe contrôle (n=31) consommant 50 g de purée de patate
douce à chair blanche (PDCB) chaque jour pendant 15 jours.
Les résultats montrent que la production de la patate douce au Sénégal est pratiquée dans 95% des cas de façon traditionnelle par
de petites exploitations familiales. Aucun producteur de patate douce n’a été rencontré dans le bassin arachidier. Dans les zones de
production, 79% des producteurs cultivent de la PDCB contre 21% qui font de la PDCO. Les producteurs de PDCO sont
essentiellement localisés dans la Moyenne vallée. Les expérimentations agronomiques effectuées à Sagna ont montré que le
rendement obtenu en tubercules commercialisables est comparable entre les trois variétés et est respectivement de 21,5, 22,5 et 13,4
t ha-1 pour Kandee, Caromex et Gandiol1. L’incidence des bioagresseurs sur les tubercules est plus faible pour la variété Kandee
(10,3 % ; P = 0,01). La variété Kandee est significativement plus riche en caroténoïdes (101,1 mg kg-1 ; P<0,001), suivi de la variété
Caromex à chair jaune (43,2 mg kg-1), et de la variété Gandiol1 à chair blanche qui contient moins de caroténoïde (32 mg kg-1).
Caromex présente la meilleure proportion de matière sèche (40,6 % ; P<0,001) par rapport aux autres variétés. La quantité de matière
sèche est corrélée avec le rendement commercialisable des racines (r=0,54 ; P=0,04) et la quantité de glucides (r = 0,52 ; P = 0,05).
La teneur en β-carotène dans la purée de PDCO servie aux enfants lors du test d’acceptabilité est de 2761,9 μg/50g avec 20,3% de
pertes dues à la cuisson et cette portion couvre ainsi 25,3% des besoins en vitamine A des enfants. À l’issue de l’intervention, la
concentration plasmatique moyenne en β-carotène, comparables à la base entre les deux groupes est significativement plus élevée
chez les enfants du groupe test comparés à leur pair contrôle (P = 0,007). La consommation de PDCO a permis de maintenir les
concentrations en β-carotène des enfants du groupe test contrairement aux enfants du groupe contrôle, dont les concentrations en β-
carotène ont significativement baissé (0,27 μmol/l vs 0,21 μmol/l ; p <0,001) à la fin de l’intervention.
En définitive, l’introduction et la production de la patate douce ont été un succès dans la zone agroécologique du Bassin arachidier
du Sénégal et les performances agronomiques des variétés testées sont comparables. La différence observée entre ces variétés réside
dans la qualité nutritionnelle, notamment dans la teneur en β-carotène. Malgré les pertes occasionnées par la cuisson, la variété
Kandee reste la meilleure source de β-carotène. Toutefois, l’optimisation des rendements de cette variété à haute valeur
nutritionnelle par des pratiques culturales adaptées à la zone ou un système de fertilisation approprié devrait être envisagéPermalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=789 Utilisation de la patate douce (Ipomoea batatas L.) à chair orange pour la prévention de la carence en vitamine A : connaissances endogènes, performances agronomiques et potentiel nutritionnel chez les enfants en milieu rural à Kaffrine [texte imprimé] / Papa Mamadou Dit Doudou Sylla, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2021 . - 149 P. ; 29 cm.
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Mots-clés : Patate douce à chair orange Patate douce agronomie β-carotène carence en vitamine A vitamine A Kaffrine nutrition milieu rural système de culture agroécologie bassin arachidier savoir local connaissance endogene ipomoea batatas enfant alimentation humaine Résumé : La patate douce (Ipomoea batatas L) est une plante rustique dotée d’une grande capacité d’adaptation qui lui permet de
pousser dans différentes conditions agroécologiques. Les variétés à chair orange (PDCO), issues des techniques de
bioenrichissement et riches en β-carotène précurseur de la vitamine A, présentent un intérêt particulier dans la prévention de la
carence en vitamine A. Cependant, le comportement agronomique des variétés de PDCO et leur composition nutritionnelle peuvent
varier en fonction des zones agroécologiques et des pratiques de production. L’objectif général de notre étude est de contribuer à la
prévention de la carence en vitamine A en milieu rural à Kaffrine par l’introduction de la patate douce à chair orange dans un
système culture adapté aux conditions agroécologique du bassin arachidier.
Une première étude a permis de faire l’état des connaissances sur les pratiques de culture de la patate douce et d’identifier les savoirs
locaux autour de cette production. Au total 444 producteurs répartis dans les zones du Lac de Guiers (122), de la Basse vallée (117),
de la Moyenne vallée (110) et du Bassin arachidier (95) ont été enquêtés. Dans une deuxième étude, des expérimentations
agronomiques sur trois variétés de patate douce (Kandee, Caromex, et Gandiol1) ont été effectuées dans la ferme agricole du village
Sagna (région de Kaffrine) mise en place par l’ANIDA. Une évaluation comparative de l’adaptabilité, de la croissance, des
paramètres agronomiques, de l’état phytosanitaire et de la qualité nutritionnelle (teneurs en protéines, glucides, lipides et β-carotène)
des trois variétés de patate douce a permis de caractériser les variétés cultivées. Ensuite, la variété de PDCO la plus riche en β-
carotène a été retenue et utilisée pour tester son acceptabilité auprès d’enfants de 12-23 mois. Enfin, l’effet de la consommation
régulière de PDCO sur la concentration plasmatique en β-carotène a été évaluée par un essai randomisé chez les enfants de 12-23
mois consommant 50 g de purée de PDCO (groupe test, n=30) et un groupe contrôle (n=31) consommant 50 g de purée de patate
douce à chair blanche (PDCB) chaque jour pendant 15 jours.
Les résultats montrent que la production de la patate douce au Sénégal est pratiquée dans 95% des cas de façon traditionnelle par
de petites exploitations familiales. Aucun producteur de patate douce n’a été rencontré dans le bassin arachidier. Dans les zones de
production, 79% des producteurs cultivent de la PDCB contre 21% qui font de la PDCO. Les producteurs de PDCO sont
essentiellement localisés dans la Moyenne vallée. Les expérimentations agronomiques effectuées à Sagna ont montré que le
rendement obtenu en tubercules commercialisables est comparable entre les trois variétés et est respectivement de 21,5, 22,5 et 13,4
t ha-1 pour Kandee, Caromex et Gandiol1. L’incidence des bioagresseurs sur les tubercules est plus faible pour la variété Kandee
(10,3 % ; P = 0,01). La variété Kandee est significativement plus riche en caroténoïdes (101,1 mg kg-1 ; P<0,001), suivi de la variété
Caromex à chair jaune (43,2 mg kg-1), et de la variété Gandiol1 à chair blanche qui contient moins de caroténoïde (32 mg kg-1).
Caromex présente la meilleure proportion de matière sèche (40,6 % ; P<0,001) par rapport aux autres variétés. La quantité de matière
sèche est corrélée avec le rendement commercialisable des racines (r=0,54 ; P=0,04) et la quantité de glucides (r = 0,52 ; P = 0,05).
La teneur en β-carotène dans la purée de PDCO servie aux enfants lors du test d’acceptabilité est de 2761,9 μg/50g avec 20,3% de
pertes dues à la cuisson et cette portion couvre ainsi 25,3% des besoins en vitamine A des enfants. À l’issue de l’intervention, la
concentration plasmatique moyenne en β-carotène, comparables à la base entre les deux groupes est significativement plus élevée
chez les enfants du groupe test comparés à leur pair contrôle (P = 0,007). La consommation de PDCO a permis de maintenir les
concentrations en β-carotène des enfants du groupe test contrairement aux enfants du groupe contrôle, dont les concentrations en β-
carotène ont significativement baissé (0,27 μmol/l vs 0,21 μmol/l ; p <0,001) à la fin de l’intervention.
En définitive, l’introduction et la production de la patate douce ont été un succès dans la zone agroécologique du Bassin arachidier
du Sénégal et les performances agronomiques des variétés testées sont comparables. La différence observée entre ces variétés réside
dans la qualité nutritionnelle, notamment dans la teneur en β-carotène. Malgré les pertes occasionnées par la cuisson, la variété
Kandee reste la meilleure source de β-carotène. Toutefois, l’optimisation des rendements de cette variété à haute valeur
nutritionnelle par des pratiques culturales adaptées à la zone ou un système de fertilisation approprié devrait être envisagéPermalink : https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=789 Réservation
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