| Titre : |
APPORT DE LA TELEDETECTION ET DES SIG DANS L’ETUDE DE L’EVOLUTION DE LA LANGUE DE BARBARIE ET DE L’ESTUAIRE DU FLEUVE SENEGAL |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Kader Ba, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur |
| Année de publication : |
2013 |
| Importance : |
199 P. |
| Format : |
29 cm;ill;cou ill. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Langue de Barbarie canal de délestage embouchure taux d’allongement coupure rupture recul télédétection optique teledetection radar teledetection systeme d'information géographique estuaire fleuve senegal Géo-Ressource environnement imagerie aménagement |
| Résumé : |
La Langue de Barbarie est une flèche littorale qui sépare le fleuve Sénégal de l’Océan
Atlantique dans la région de Saint-Louis. C’est un cordon sableux très instable et fragilisé par
les facteurs dynamiques (marins, éoliens et fluviaux) et les actions anthropiques (extractions de
sables de plage, aménagements côtiers, abattages de filaos, etc.). Son relief très bas (- de 2 m en
dessous du niveau marin), l’état de son sol et l’occupation anarchique de ses terres font qu’elle
est souvent victime d’inondations récurrentes par les eaux de pluies, les eaux fluviales, les raz
de marée, la remontée des nappes, etc. Ces phénomènes (instabilité, fragilité et inondation) ont
des conséquences désastreuses tant sur les plans économique et environnemental que social.
L’étude de l’évolution du littoral de ce cordon sableux en général, de la pointe distale et de la
ligne de rivage en particulier a été entamée grâce à diverses sources (documents d’archives,
observateurs d’autres auteurs, photos aériennes, images satellitaires optiques et radar, etc.).
La cinématique de l’extrémité distale de la flèche littorale de la Langue de Barbarie, de
1658 à 2006, présente trois phases : une phase de vitesse croissante de progradation de 1658 Ã
1985 (avec une vitesse variant entre 28 m.an-1 et 433 m.an-1), suivie d’une période
d’accélération de cette vitesse qui passe à 650 m.an-1 à partir de 1985 et pouvant atteindre 1000
m.an-1 de 1986 à 1999 qui correspond à la période de l’après mise en fonctionnement du
barrage de Diama et enfin une phase de vitesse décroissante (400 m.an-1) à partir de 2003 qui
est marquée par l’ouverture du canal de délestage au sud de la ville.
Durant cette période (1658 à 2006), le cordon a connu 19 coupures naturelles, 32
ruptures et 7 reculs qui semblent être retardés voire même limités depuis le fonctionnement du
barrage de Diama mais aussi par les plantations de filaos. Une seule coupure, artificielle (celle
d’Octobre 2003), a été notée après la mise en fonctionnement du barrage de Diama. Celle-ci a
été réalisée suite aux menaces d’inondation de la ville.
L’évolution de la ligne de rivage entre 1954 et 2006 à Saint-Louis et entre 2003 et 2006
au niveau du canal de délestage et de l’ancienne embouchure du fleuve montre que :
- à Saint-Louis, les mouvements d’érosion sont compensés par des phénomènes
d’accumulation dans d’autres zones, ce qui explique un bilan d’évolution du rivage peu
différent de zéro (- 0.033 m.an-1) ;
- au niveau de l’ancienne embouchure, l’évolution est double : une accrétion de 12 à 53
m.an-1 et de 25 à 60 m.an-1 respectivement au nord et au sud du chenal, suivie d’une
érosion d’environ 45 m.an-1 au niveau de la pointe sud du chenal ;
- au niveau du canal de délestage, le taux d’érosion varie entre 13 et 97 m.an-1 contre 13 Ã
30 m.an-1 au niveau de l’île Babagueye.
A Saint-Louis, les évolutions côtières étant trop rapides, la fréquence de réactualisation de
cartes marines très faible et leur mise en oeuvre souvent très lente, il serait utile de disposer
d’un document cartographique de la zone littorale faisant état des évolutions récentes. La
proposition la plus pragmatique serait de fusionner par l’intermédiaire de spatiocartes, deux
types d’informations disponibles : les informations ponctuelles et linéaires de la carte
topographique de 1989 et les informations récentes issues des images ERS.
Un tel type de produit a l’avantage de présenter sur le même document des informations
qualitatives récentes (tirées des scènes ERS-2) et des données quantitatives plus
anciennes (issues de la carte topographique). |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=395 |
APPORT DE LA TELEDETECTION ET DES SIG DANS L’ETUDE DE L’EVOLUTION DE LA LANGUE DE BARBARIE ET DE L’ESTUAIRE DU FLEUVE SENEGAL [texte imprimé] / Kader Ba, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur, 2013 . - 199 P. ; 29 cm;ill;cou ill. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Langue de Barbarie canal de délestage embouchure taux d’allongement coupure rupture recul télédétection optique teledetection radar teledetection systeme d'information géographique estuaire fleuve senegal Géo-Ressource environnement imagerie aménagement |
| Résumé : |
La Langue de Barbarie est une flèche littorale qui sépare le fleuve Sénégal de l’Océan
Atlantique dans la région de Saint-Louis. C’est un cordon sableux très instable et fragilisé par
les facteurs dynamiques (marins, éoliens et fluviaux) et les actions anthropiques (extractions de
sables de plage, aménagements côtiers, abattages de filaos, etc.). Son relief très bas (- de 2 m en
dessous du niveau marin), l’état de son sol et l’occupation anarchique de ses terres font qu’elle
est souvent victime d’inondations récurrentes par les eaux de pluies, les eaux fluviales, les raz
de marée, la remontée des nappes, etc. Ces phénomènes (instabilité, fragilité et inondation) ont
des conséquences désastreuses tant sur les plans économique et environnemental que social.
L’étude de l’évolution du littoral de ce cordon sableux en général, de la pointe distale et de la
ligne de rivage en particulier a été entamée grâce à diverses sources (documents d’archives,
observateurs d’autres auteurs, photos aériennes, images satellitaires optiques et radar, etc.).
La cinématique de l’extrémité distale de la flèche littorale de la Langue de Barbarie, de
1658 à 2006, présente trois phases : une phase de vitesse croissante de progradation de 1658 Ã
1985 (avec une vitesse variant entre 28 m.an-1 et 433 m.an-1), suivie d’une période
d’accélération de cette vitesse qui passe à 650 m.an-1 à partir de 1985 et pouvant atteindre 1000
m.an-1 de 1986 à 1999 qui correspond à la période de l’après mise en fonctionnement du
barrage de Diama et enfin une phase de vitesse décroissante (400 m.an-1) à partir de 2003 qui
est marquée par l’ouverture du canal de délestage au sud de la ville.
Durant cette période (1658 à 2006), le cordon a connu 19 coupures naturelles, 32
ruptures et 7 reculs qui semblent être retardés voire même limités depuis le fonctionnement du
barrage de Diama mais aussi par les plantations de filaos. Une seule coupure, artificielle (celle
d’Octobre 2003), a été notée après la mise en fonctionnement du barrage de Diama. Celle-ci a
été réalisée suite aux menaces d’inondation de la ville.
L’évolution de la ligne de rivage entre 1954 et 2006 à Saint-Louis et entre 2003 et 2006
au niveau du canal de délestage et de l’ancienne embouchure du fleuve montre que :
- à Saint-Louis, les mouvements d’érosion sont compensés par des phénomènes
d’accumulation dans d’autres zones, ce qui explique un bilan d’évolution du rivage peu
différent de zéro (- 0.033 m.an-1) ;
- au niveau de l’ancienne embouchure, l’évolution est double : une accrétion de 12 à 53
m.an-1 et de 25 à 60 m.an-1 respectivement au nord et au sud du chenal, suivie d’une
érosion d’environ 45 m.an-1 au niveau de la pointe sud du chenal ;
- au niveau du canal de délestage, le taux d’érosion varie entre 13 et 97 m.an-1 contre 13 Ã
30 m.an-1 au niveau de l’île Babagueye.
A Saint-Louis, les évolutions côtières étant trop rapides, la fréquence de réactualisation de
cartes marines très faible et leur mise en oeuvre souvent très lente, il serait utile de disposer
d’un document cartographique de la zone littorale faisant état des évolutions récentes. La
proposition la plus pragmatique serait de fusionner par l’intermédiaire de spatiocartes, deux
types d’informations disponibles : les informations ponctuelles et linéaires de la carte
topographique de 1989 et les informations récentes issues des images ERS.
Un tel type de produit a l’avantage de présenter sur le même document des informations
qualitatives récentes (tirées des scènes ERS-2) et des données quantitatives plus
anciennes (issues de la carte topographique). |
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=395 |
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