| Titre : |
Perceptions des populations sur les ser vices écosystémiques de la Réserve Naturelle Urbaine de la Grande Niayes de Pikine et Dépendance de Dakar (Sénégal) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Chakira SANILA, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département Sciences de l'Environnement |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
1 vol.(57 p.) |
| Présentation : |
26 cm. |
| Format : |
PDF |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Services écosystémiques Valeur socio-économique Zone humides urbaine Réserve urbaine Maraîchage Pêche Gestion participative Pression foncière Grande niaye Pikine Dakar Sénégal. |
| Résumé : |
La Réserve naturelle urbaine de la Grande Niaye de Pikine (RNUGNPD) constitue l’un des derniers espaces humides de la région de Dakar, assurant simultanément des fonctions écologiques et socioéconomiques. Dans un contexte de forte pression foncière et d’urbanisation rapide, cette étude a pour objectif de caractériser les services écosystémiques rendus par la réserve afin de proposer des pistes d’amélioration de la sa gestion. L’étude repose sur une enquête par questionnaire auprès 108 acteurs locaux de la réserve. L’analyse combine des statistiques descriptives, l’élaboration d’indicateurs ethnobotaniques et des tests statistiques d’association afin d’examiner les relations entre les caractéristiques socio-économiques des acteurs et leurs perceptions sur les services écosystémiques. En complément de l’analyse des perceptions, l’étude a exploré la disposition des acteurs à contribuer à la préservation de la réserve à travers le consentement à payer. Les résultats montrent que les services de régulation sont les plus cités par les enquêtés (44,97 %), suivis des services culturels (31,06 %) et les services d’approvisionnement (23,97 %). Parmi les services de régulation, l’amélioration de la qualité de l’air (92,6 %) et la lutte contre les inondations (79,6 %) sont les plus reconnus, cette dernière étant considérée comme le service le plus important selon le score pondéré. Les services d’approvisionnement, à travers la production de légumes et de poissons, constituent un pilier économique majeur. Ils se matérialisent par des activités d’usage telles que le maraîchage (78,7 %) et la pêche (45,4 %). Les perceptions varient significativement selon le niveau d’instruction, la catégorie socioprofessionnelle et l’ancienneté dans la zone, traduisant une dépendance différenciée aux ressources de la réserve. Concernant la conservation, 55,6 % des enquêtés se déclarent prêts à payer, avec un montant moyen de 5 325 FCFA/an. Les maraîchers (86,1 %) et pêcheurs (93,8 %) affichent les taux et montants les plus élevés (jusqu’à 6 483 FCFA/an), tandis que les floriculteurs, faucheurs et ouvriers industriels restent plus faibles (7,7–28,6 %). Toutefois, une majorité (66,7 %) privilégie une contribution en nature, confirmant que le capital humain constitue un levier central de gestion participative. Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer des mécanismes de financement hybrides et adaptés aux capacités locales dans les stratégies de gestion de la RNUGNPD.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3666 |
Perceptions des populations sur les ser vices écosystémiques de la Réserve Naturelle Urbaine de la Grande Niayes de Pikine et Dépendance de Dakar (Sénégal) [texte imprimé] / Chakira SANILA, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département Sciences de l'Environnement, 2026 . - 1 vol.(57 p.) : 26 cm. ; PDF. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Services écosystémiques Valeur socio-économique Zone humides urbaine Réserve urbaine Maraîchage Pêche Gestion participative Pression foncière Grande niaye Pikine Dakar Sénégal. |
| Résumé : |
La Réserve naturelle urbaine de la Grande Niaye de Pikine (RNUGNPD) constitue l’un des derniers espaces humides de la région de Dakar, assurant simultanément des fonctions écologiques et socioéconomiques. Dans un contexte de forte pression foncière et d’urbanisation rapide, cette étude a pour objectif de caractériser les services écosystémiques rendus par la réserve afin de proposer des pistes d’amélioration de la sa gestion. L’étude repose sur une enquête par questionnaire auprès 108 acteurs locaux de la réserve. L’analyse combine des statistiques descriptives, l’élaboration d’indicateurs ethnobotaniques et des tests statistiques d’association afin d’examiner les relations entre les caractéristiques socio-économiques des acteurs et leurs perceptions sur les services écosystémiques. En complément de l’analyse des perceptions, l’étude a exploré la disposition des acteurs à contribuer à la préservation de la réserve à travers le consentement à payer. Les résultats montrent que les services de régulation sont les plus cités par les enquêtés (44,97 %), suivis des services culturels (31,06 %) et les services d’approvisionnement (23,97 %). Parmi les services de régulation, l’amélioration de la qualité de l’air (92,6 %) et la lutte contre les inondations (79,6 %) sont les plus reconnus, cette dernière étant considérée comme le service le plus important selon le score pondéré. Les services d’approvisionnement, à travers la production de légumes et de poissons, constituent un pilier économique majeur. Ils se matérialisent par des activités d’usage telles que le maraîchage (78,7 %) et la pêche (45,4 %). Les perceptions varient significativement selon le niveau d’instruction, la catégorie socioprofessionnelle et l’ancienneté dans la zone, traduisant une dépendance différenciée aux ressources de la réserve. Concernant la conservation, 55,6 % des enquêtés se déclarent prêts à payer, avec un montant moyen de 5 325 FCFA/an. Les maraîchers (86,1 %) et pêcheurs (93,8 %) affichent les taux et montants les plus élevés (jusqu’à 6 483 FCFA/an), tandis que les floriculteurs, faucheurs et ouvriers industriels restent plus faibles (7,7–28,6 %). Toutefois, une majorité (66,7 %) privilégie une contribution en nature, confirmant que le capital humain constitue un levier central de gestion participative. Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer des mécanismes de financement hybrides et adaptés aux capacités locales dans les stratégies de gestion de la RNUGNPD.
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