| Titre : |
TRANSITION NUTRITIONNELLE ET FACTEURS DE RISQUE COMPORTEMENTAL ET ALIMENTAIRE DES MALADIES NONTRANSMISSIBLES CHEZ LES ADULTES AU SENEGAL |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Saliou Diombo KEBE, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
181P. |
| Format : |
29cm. |
| Note générale : |
thèse provisoire |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Maladie non Transmissible Comportemental alimentaire Habitude alimentaire Facteur de risque Sante publique Transition nutritionnelle Aliment ultra-transformé NOVA Dilution isotopique Activité physique Transition epidemiologique Prevalence elevee Prevention. |
| Résumé : |
La transition nutritionnelle au Sénégal se caractérise par une modification rapide des habitudes alimentaires et des modes de vie, marquée par
l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et la sédentarisation, contribuant à l’émergence du triple fardeau de la
malnutrition et à la progression des maladies non transmissibles (MNT), un enjeu majeur de santé publique en milieu urbain. L’objectif général de cette
thèse est d’analyser les facteurs de risque alimentaires et comportementaux des MNT impactant l’état nutritionnel et la santé de la population adulte
sénégalaise, en milieu urbain. L’étude a été réalisant à travers trois (3) axes méthodologiques : i) la validation d’un outil d’évaluation de la consommation
d’AUT, ii) une étude transversale sur la consommation alimentaire et les facteurs associés aux MNT, iii) une étude quasi-expérimentale de mesure de la
dépense énergétique totale et du niveau d’activité physique. Les données sociodémographiques et sanitaires ont été collectées par questionnaires. Le
processus de validation de l’outil Nova-UPF structuré selon une approche combinant une adaptation contextuelle, une évaluation de la validité apparente
et une validation comparative avec la mesure de la consommation alimentaire par la méthode de référence du rappel diététique de 24h (R24H), auprès de
301 adultes. La consommation d’AUT a été mesurée grâce à l’outil Nova-UPF validé. Les mesures anthropométriques (poids, taille, tour de taille) ont
permis de déterminer l’état nutritionnel des sujets, notamment l’obésité (IMC ≥30 kg/m2), l’obésité abdominale (rapport tour de taille sur la taille – RTT/T
>0,5) et le risque cardiométabolique (TT homme ≥94cm et TT femme ≥80cm). L’activité physique a été mesurée par accéléromètrie et la dépense
énergétique totale par dilution isotopique à l’eau doublement marquée au deutérium et à l’oxygène-18 sur un sous-échantillon de 40 sujets adultes.
Les résultats indiquent que l’outil Nova-UPF adapté au contexte sénégalais démontre une concordance quasi parfaite (Pabak = 0,84) avec le R24H,
confirmant sa validité et sa fiabilité pour l’évaluation de la consommation d’AUT. La consommation d’AUT apporte en moyenne 346,9 ± 25,8 kcal/jour,
soit 17,4% de l’apport énergétique total (AET), estimé à 1797,6 ± 809,1 kcal/jour. Les AUT fournissent une part importante des nutriments critiques liés
aux MNT à savoir 43,2% des apports en sucres libres, 26,9% en matières grasses totales et 24,4% en sodium. Par ailleurs, on note des prévalences élevées
d’apports non-recommandées concernant le potassium, les fibres, les protéines, les matières grasses totaux (MGT) et le sodium, qui sont respectivement
de 90,7%, 90,4%, 60,8%, 49,2% et 33,5%. L’obésité touche 20,3%, le risque métabolique 43,2% et l’obésité abdominale 47,8% des sujets. Au total,
33,2% et 4% souffrent respectivement d’hypertension artérielle (HTA) et d’hyperglycémie. Les données révèlent que l’obésité abdominale est un facteur
de risque de l’HTA (OR= 2,7 ; p = 0,021) et le risque est plus important pour les sujets de 60 ans et plus (OR = 13,9 ; p < 0,001). De même,
l’hyperglycémie est significativement associée au RTT/T (OR = 6,8 ; p < 0,033) ainsi qu’avec le facteur âgé de 60 ans et plus (OR = 5,4 ; p = 0,040). La
mesure de l’activité physique (AP) par accélérométrie a montré un faible niveau d’AP (<1952 CPM) pour tous les sujets, tandis que la prévalence de
l’inactivité physique définit par le nombre de minutes passés en activité physique d’intensité modérée-à vigoureuse (MVPA) est de 5%. La moyenne de
la dépense énergétique totale (DET) est de 2 382,6 ± 441,2 kcal/jour, et est significativement plus élevée chez les hommes (2 688,8 ± 343,1 kcal/j)
comparée aux femmes (2 092,5 ± 309,1 kcal/j ; p < 0,001). La dépense énergétique moyenne liée à l’activité physique est de 525,6 ± 231,2 kcal/j et elle
représente en moyenne 21% de la DET journalière. L’analyse multivariée révèle que le sexe masculin est positivement corrélé à une activité physique
plus intense (β = 110,8 ; p = 0,025) tandis que le tour de taille est associé à une réduction de l’intensité de l’activité physique (β = -7,3 ; p = 0,023). La
DET est également inversement associée au tour de taille (β = -15,4 ; p = 0,003), et positivement associée à la masse maigre (β = 43,4 ; p < 0,001) et au
score Nova-UPF (β = 102,4 ; p = 0,002).
En conclusion, nos travaux de recherche révèlent une transition épidémiologique alarmante en milieu urbain au Sénégal, marquée par une prévalence
élevée des MNT et des facteurs de risque métaboliques. Cette situation étayée par des données factuelles issues de méthodes rigoureuses d’évaluation
des facteurs de risques modifiables des MNT exigent une réponse urgente de santé publique. Cette orientation stratégique doit prioriser la régulation
stricte des aliments ultra-transformés, tout en garantissant l’accessibilité et l’abordabilité d’une alimentation saine. En complément le renforcement
structurel des stratégies de promotion de l’activité physique constitue un levier pour bâtir un cadre de vie protecteur et durable pour la prévention des
MNT.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3533 |
TRANSITION NUTRITIONNELLE ET FACTEURS DE RISQUE COMPORTEMENTAL ET ALIMENTAIRE DES MALADIES NONTRANSMISSIBLES CHEZ LES ADULTES AU SENEGAL [texte imprimé] / Saliou Diombo KEBE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2026 . - 181P. ; 29cm. thèse provisoire Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Maladie non Transmissible Comportemental alimentaire Habitude alimentaire Facteur de risque Sante publique Transition nutritionnelle Aliment ultra-transformé NOVA Dilution isotopique Activité physique Transition epidemiologique Prevalence elevee Prevention. |
| Résumé : |
La transition nutritionnelle au Sénégal se caractérise par une modification rapide des habitudes alimentaires et des modes de vie, marquée par
l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et la sédentarisation, contribuant à l’émergence du triple fardeau de la
malnutrition et à la progression des maladies non transmissibles (MNT), un enjeu majeur de santé publique en milieu urbain. L’objectif général de cette
thèse est d’analyser les facteurs de risque alimentaires et comportementaux des MNT impactant l’état nutritionnel et la santé de la population adulte
sénégalaise, en milieu urbain. L’étude a été réalisant à travers trois (3) axes méthodologiques : i) la validation d’un outil d’évaluation de la consommation
d’AUT, ii) une étude transversale sur la consommation alimentaire et les facteurs associés aux MNT, iii) une étude quasi-expérimentale de mesure de la
dépense énergétique totale et du niveau d’activité physique. Les données sociodémographiques et sanitaires ont été collectées par questionnaires. Le
processus de validation de l’outil Nova-UPF structuré selon une approche combinant une adaptation contextuelle, une évaluation de la validité apparente
et une validation comparative avec la mesure de la consommation alimentaire par la méthode de référence du rappel diététique de 24h (R24H), auprès de
301 adultes. La consommation d’AUT a été mesurée grâce à l’outil Nova-UPF validé. Les mesures anthropométriques (poids, taille, tour de taille) ont
permis de déterminer l’état nutritionnel des sujets, notamment l’obésité (IMC ≥30 kg/m2), l’obésité abdominale (rapport tour de taille sur la taille – RTT/T
>0,5) et le risque cardiométabolique (TT homme ≥94cm et TT femme ≥80cm). L’activité physique a été mesurée par accéléromètrie et la dépense
énergétique totale par dilution isotopique à l’eau doublement marquée au deutérium et à l’oxygène-18 sur un sous-échantillon de 40 sujets adultes.
Les résultats indiquent que l’outil Nova-UPF adapté au contexte sénégalais démontre une concordance quasi parfaite (Pabak = 0,84) avec le R24H,
confirmant sa validité et sa fiabilité pour l’évaluation de la consommation d’AUT. La consommation d’AUT apporte en moyenne 346,9 ± 25,8 kcal/jour,
soit 17,4% de l’apport énergétique total (AET), estimé à 1797,6 ± 809,1 kcal/jour. Les AUT fournissent une part importante des nutriments critiques liés
aux MNT à savoir 43,2% des apports en sucres libres, 26,9% en matières grasses totales et 24,4% en sodium. Par ailleurs, on note des prévalences élevées
d’apports non-recommandées concernant le potassium, les fibres, les protéines, les matières grasses totaux (MGT) et le sodium, qui sont respectivement
de 90,7%, 90,4%, 60,8%, 49,2% et 33,5%. L’obésité touche 20,3%, le risque métabolique 43,2% et l’obésité abdominale 47,8% des sujets. Au total,
33,2% et 4% souffrent respectivement d’hypertension artérielle (HTA) et d’hyperglycémie. Les données révèlent que l’obésité abdominale est un facteur
de risque de l’HTA (OR= 2,7 ; p = 0,021) et le risque est plus important pour les sujets de 60 ans et plus (OR = 13,9 ; p < 0,001). De même,
l’hyperglycémie est significativement associée au RTT/T (OR = 6,8 ; p < 0,033) ainsi qu’avec le facteur âgé de 60 ans et plus (OR = 5,4 ; p = 0,040). La
mesure de l’activité physique (AP) par accélérométrie a montré un faible niveau d’AP (<1952 CPM) pour tous les sujets, tandis que la prévalence de
l’inactivité physique définit par le nombre de minutes passés en activité physique d’intensité modérée-à vigoureuse (MVPA) est de 5%. La moyenne de
la dépense énergétique totale (DET) est de 2 382,6 ± 441,2 kcal/jour, et est significativement plus élevée chez les hommes (2 688,8 ± 343,1 kcal/j)
comparée aux femmes (2 092,5 ± 309,1 kcal/j ; p < 0,001). La dépense énergétique moyenne liée à l’activité physique est de 525,6 ± 231,2 kcal/j et elle
représente en moyenne 21% de la DET journalière. L’analyse multivariée révèle que le sexe masculin est positivement corrélé à une activité physique
plus intense (β = 110,8 ; p = 0,025) tandis que le tour de taille est associé à une réduction de l’intensité de l’activité physique (β = -7,3 ; p = 0,023). La
DET est également inversement associée au tour de taille (β = -15,4 ; p = 0,003), et positivement associée à la masse maigre (β = 43,4 ; p < 0,001) et au
score Nova-UPF (β = 102,4 ; p = 0,002).
En conclusion, nos travaux de recherche révèlent une transition épidémiologique alarmante en milieu urbain au Sénégal, marquée par une prévalence
élevée des MNT et des facteurs de risque métaboliques. Cette situation étayée par des données factuelles issues de méthodes rigoureuses d’évaluation
des facteurs de risques modifiables des MNT exigent une réponse urgente de santé publique. Cette orientation stratégique doit prioriser la régulation
stricte des aliments ultra-transformés, tout en garantissant l’accessibilité et l’abordabilité d’une alimentation saine. En complément le renforcement
structurel des stratégies de promotion de l’activité physique constitue un levier pour bâtir un cadre de vie protecteur et durable pour la prévention des
MNT.
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