| Titre : |
Cancer de la prostate au sénégal : Epidémiologie et impact des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Jacques Amassiga FAYE, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
181 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Prostate Cancer Cancer de la prostate Gène Mutation Epidémiologie Homme Prévention Traitement BRCA1 BRCA2 Sénégal:Génétique des Populations |
| Résumé : |
Le cancer de la prostate est un problème de santé publique. Au niveau mondial, ce cancer se distingue par une prévalence croissante, une mortalité variable, et des défis complexes en matière de diagnostic et de traitement. Malgré les efforts fournis, les facteurs étiologiques restent encore méconnus, mais des facteurs génétiques apparaissent comme les déterminants les plus probables. Pour mieux comprendre les facteurs incriminés, nous avons entrepris d’évaluer les caractéristiques épidémiologiques et génétiques des cancers de la prostate chez des patients sénégalais. Les études épidémiologiques et génétiques portant sur l’âge, le taux de PSA, et le score de Gleason ont été réalisées sur cinquante neufs (59) patients atteints d’une tumeur prostatique dont trente-sept (37) patients présentant un cancer de la prostate et vingt-deux (22) patients diagnostiqués d’une hyperplasie bénigne de la prostate. Les résultats ont montré des différences significatives sur certains facteurs étiologiques impliqués dans la survenue et/ou la progression des tumeurs de la prostate chez les patients sénégalais. L’âge moyen des patients atteints de cancer de la prostate est de 70,11± 7 ans alors que ceux atteints d’une hyperplasie bénigne de la prostate ont une moyenne d’âge de 65,09 ± 8,75 ans (p˂0,005). Le PSA moyen des patients atteints d’un cancer de la prostate est signicativement supérieur (p=0,0000046) à celui des patients diagnostiqués d’une HBP avec des valeurs respectives de 1521,93±1478,27 ng/ml et 36,27 ± 45,25ng/ml. Les résultats des tests de régression montrent l’association significative entre le taux de PSAt et le risque de cancer de la prostate (OR : 0,98 ; IC à 95% 0,96-0,99 ; P ; 0,013), (P= 0,0013 < 0.005) montrant qu’un homme peut être associé à un risque plus élevé de cancer, par contre aucune association n’est notée entre l’âge et le risque de cancer de la prostate ( p=0,14), l’âge n’a pas d’impact sur les cancers de la prostate. Pour les mutations BRCA1-185delAG, BRCA2-5382insC et BRCA2 -6174delT, leurs associations avec les scores de Gleason montrent les scores de Gleason 7 et 8 majoritairement représentés pour les trois mutations étudiées. La p-value obtenue (0,804) montre qu'il n'y a pas de preuve statistiquement significative pour affirmer qu'il existe une association entre les scores de Gleason et les mutations BRCA. Parmi les trois mutations étudiées, la mutation BRCA1-5382insC est la mutation la plus fréquemment associée à des scores de Gleason élevés, suivie de près par la mutation BRCA2-6174delT. La mutation BRCA1-185delAG est moins représentée parmi les individus ayant des scores de Gleason élevés, suggérant une association moins forte avec des formes très agressives de cancer de la prostate. Les mutations BRCA1-5382insC et BRCA2-6174delT montrent une forte association avec le risque de cancer de la prostate, avec des OR et des IC très significatifs, les porteurs de ces mutations pourraient nécessiter une surveillance plus intensive en raison de leur association avec des scores de Gleason plus élevés. Au terme de cette étude nous pouvons émettre le postulat qu’en tant que marqueur génétique du risque, les gènes BRCA2 peuvent constituer un outil permettant d'identifier les groupes d’hommes à haut risque pour les protocoles de prévention et de traitement. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3454 |
Cancer de la prostate au sénégal : Epidémiologie et impact des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 [texte imprimé] / Jacques Amassiga FAYE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2026 . - 181 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Prostate Cancer Cancer de la prostate Gène Mutation Epidémiologie Homme Prévention Traitement BRCA1 BRCA2 Sénégal:Génétique des Populations |
| Résumé : |
Le cancer de la prostate est un problème de santé publique. Au niveau mondial, ce cancer se distingue par une prévalence croissante, une mortalité variable, et des défis complexes en matière de diagnostic et de traitement. Malgré les efforts fournis, les facteurs étiologiques restent encore méconnus, mais des facteurs génétiques apparaissent comme les déterminants les plus probables. Pour mieux comprendre les facteurs incriminés, nous avons entrepris d’évaluer les caractéristiques épidémiologiques et génétiques des cancers de la prostate chez des patients sénégalais. Les études épidémiologiques et génétiques portant sur l’âge, le taux de PSA, et le score de Gleason ont été réalisées sur cinquante neufs (59) patients atteints d’une tumeur prostatique dont trente-sept (37) patients présentant un cancer de la prostate et vingt-deux (22) patients diagnostiqués d’une hyperplasie bénigne de la prostate. Les résultats ont montré des différences significatives sur certains facteurs étiologiques impliqués dans la survenue et/ou la progression des tumeurs de la prostate chez les patients sénégalais. L’âge moyen des patients atteints de cancer de la prostate est de 70,11± 7 ans alors que ceux atteints d’une hyperplasie bénigne de la prostate ont une moyenne d’âge de 65,09 ± 8,75 ans (p˂0,005). Le PSA moyen des patients atteints d’un cancer de la prostate est signicativement supérieur (p=0,0000046) à celui des patients diagnostiqués d’une HBP avec des valeurs respectives de 1521,93±1478,27 ng/ml et 36,27 ± 45,25ng/ml. Les résultats des tests de régression montrent l’association significative entre le taux de PSAt et le risque de cancer de la prostate (OR : 0,98 ; IC à 95% 0,96-0,99 ; P ; 0,013), (P= 0,0013 < 0.005) montrant qu’un homme peut être associé à un risque plus élevé de cancer, par contre aucune association n’est notée entre l’âge et le risque de cancer de la prostate ( p=0,14), l’âge n’a pas d’impact sur les cancers de la prostate. Pour les mutations BRCA1-185delAG, BRCA2-5382insC et BRCA2 -6174delT, leurs associations avec les scores de Gleason montrent les scores de Gleason 7 et 8 majoritairement représentés pour les trois mutations étudiées. La p-value obtenue (0,804) montre qu'il n'y a pas de preuve statistiquement significative pour affirmer qu'il existe une association entre les scores de Gleason et les mutations BRCA. Parmi les trois mutations étudiées, la mutation BRCA1-5382insC est la mutation la plus fréquemment associée à des scores de Gleason élevés, suivie de près par la mutation BRCA2-6174delT. La mutation BRCA1-185delAG est moins représentée parmi les individus ayant des scores de Gleason élevés, suggérant une association moins forte avec des formes très agressives de cancer de la prostate. Les mutations BRCA1-5382insC et BRCA2-6174delT montrent une forte association avec le risque de cancer de la prostate, avec des OR et des IC très significatifs, les porteurs de ces mutations pourraient nécessiter une surveillance plus intensive en raison de leur association avec des scores de Gleason plus élevés. Au terme de cette étude nous pouvons émettre le postulat qu’en tant que marqueur génétique du risque, les gènes BRCA2 peuvent constituer un outil permettant d'identifier les groupes d’hommes à haut risque pour les protocoles de prévention et de traitement. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3454 |
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