| Titre : |
Salinisation des terres dans la zone de Fatick (Sénégal) : dynamique, perceptions des populations, impacts sur la biodiversité et stratégies de récupération |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Bineta Amar, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
201 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Terre salinité Salinisation Digue Impact Cartographie Diversité Récupération Restauration Stratégie Population Fatick Sénégal Sol Facteur abiotique Abiotique Adaptation Dégradation Savoir local Savoir endogène Diversité biologique Espèce halophyte Phytorémédiation Terre salée Réhabilitation Terre dégradée Télédétection Tanne |
| Résumé : |
Dans les régions arides et semi-arides du bassin méditerranéen, la salinisation des sols constitue l’un des facteurs abiotiques majeurs qui réduisent la disponibilité des terres cultivables et favorisent la destruction des écosystèmes naturels. Cette dégradation progressive des ressources se manifeste par une salinisation des terres agricoles, une réduction de la couverture végétale, une diminution du pâturage, une diminution de la superficie des terres cultivables, la pauvreté etc. La salinisation des terres affecte la durabilité de l’agriculture et réduit la disponibilité en eau pour la plante et par conséquent la production agricole favorisant ainsi la pauvreté croissante des populations impactées. C’est dans ce sens que la salinisation croissante des terres accompagnée parfois d’une alcalinisation absorbe les sols voire même impacte négativement la mise en valeur agricole des zones cultivables. C’est ainsi que la mise en place des systèmes d’adaptation des populations locales face aux effets des changements climatiques deviennent une nécessité. En effet, la restauration des terres est devenue un défi majeur pour le bien-être des populations et la durabilité de leurs activités économiques. C’est dans ce contexte que cette étude a été menée afin de contribuer de manière générale à la gestion durable des ressources naturelles au Sénégal et plus spécifiquement (i) caractériser la dynamique de la dégradation des terres par la salinité ; (ii) enregistrer les savoirs locaux sur la question de la dégradation des terres par la salinité ; (iii) caractériser l'impact de la salinisation des terres sur la diversité biologique et enfin (iiii) évaluer la performance de quelques espèces halophytes utiles à la phytoremediation des terres salées Ces objectifs portants sur des actions de caractérisation et de réhabilitation des terres dégradées passent nécessairement par une évaluation de la dynamique saline de 1984 à 2020 par le biais des outils de la cartographie et de la télédétection, par une caractérisation des paramètres physico-chimiques d’échantillons de sols prélevés avant et après hivernage, par des enquêtes auprès de la population locale mais également par une caractérisation de l’effet des ouvrages anti-sel sur la diversité biologique afin de mettre en oeuvre des moyens de luttes efficaces contre ce phénomène. L’ensemble de ces méthodologies a permis de mettre en évidence principalement la dynamique de la salinisation des terres et son impact sur la végétation au cours des années 1984, 2000 et 2020. Globalement, cette dynamique est caractérisée par une extension progressive des tannes au détriment de la végétation de type mangrove et la végétation continentale de 1984 à 2020. Une expansion urbaine a été également mise en exergue avec une augmentation de la superficie des zones bâties. Les réseaux hydrographiques connaissent également des avancées de 1,7 à 3,6%. L’analyse des paramètres physico-chimiques des échantillons de sol renseigne des sols extrêmement salins et extrêmement acides en aval de la digue, très salins à légèrement salins et très acides à l’amont de la digue tandis que dans les zones de culture les sols sont non salins et neutre. Les teneurs en azote et en matière organique demeurent très faibles dans les deux sites avec des taux de minéralisation (C/N) variant selon le gradient de salinité. L’enregistrement des savoirs locaux révèle l’impact négatif de la salinisation des terres sur les activités socio-économiques des populations locales, sur la diversité floristique ainsi que sur la disponibilité fourragère. Les enquêtes ont également mis en exergue les méthodes de lutte élaborées par les populations impactées dans le cadre de la récupération des terres salées et leur performance dont la lutte biologique a été jugée plus efficace pour réduire significativement ce surplus de sel. Ces méthodologies ont permis également de mettre en évidence l’effet répressif de la salinité des sols sur la diversité floristique ainsi que sur l’activité microbiologique. Les résultats sur les tests de phytoremédiation des sols salés ont montré clairement que les gammes de salinité obtenues selon le gradient ont affectées les paramètres de croissance et chimique qui ont été tenus en compte dans cette étude (le diamètre au collet, la hauteur, la biomasse aérienne, la longueur de la racine principale et la conductivité électrique). Ainsi, les plants de l’espèce Anacardium occidentales, non-halophyte, utilisée comme témoin dans cette activité de phytoremédiation se développe mieux en absence du sel. En ce qui concerne les espèces halophytes à savoirs : Melaleuca viridiflora et Prosopis juliflora, on constate que lorsque le niveau de salinité est important, une diminution de la croissance des espèces est notée. Ces espèces se sont montrées capables de croître et de se développer en présence de sel avec des niveaux de résistance variée selon la teneur en sel du sol. En somme, l’étude de la dynamique d’occupation des sols a permis de mettre en exergue une dégradation progression des terres rendant vulnérable la productivité agricole associés à des variations des paramètres physico-chimiques des sols. Cette dégradation est subséquente à une réduction de la diversité floristique accompagnée par des associations végétatives en fonction du niveau d’adaptation des espèces au stress salin. Au terme des activités de phytoremédiation, nous pouvons affirmer que l’ensemble des paramètres étudiés présentaient des différences significatives en fonction du gradient de salinité, de la profondeur de prélèvement mais également d’une espèce à une autre témoignant leur capacité d’adaptation au stress salin.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3362 |
Salinisation des terres dans la zone de Fatick (Sénégal) : dynamique, perceptions des populations, impacts sur la biodiversité et stratégies de récupération [texte imprimé] / Bineta Amar, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2026 . - 201 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Terre salinité Salinisation Digue Impact Cartographie Diversité Récupération Restauration Stratégie Population Fatick Sénégal Sol Facteur abiotique Abiotique Adaptation Dégradation Savoir local Savoir endogène Diversité biologique Espèce halophyte Phytorémédiation Terre salée Réhabilitation Terre dégradée Télédétection Tanne |
| Résumé : |
Dans les régions arides et semi-arides du bassin méditerranéen, la salinisation des sols constitue l’un des facteurs abiotiques majeurs qui réduisent la disponibilité des terres cultivables et favorisent la destruction des écosystèmes naturels. Cette dégradation progressive des ressources se manifeste par une salinisation des terres agricoles, une réduction de la couverture végétale, une diminution du pâturage, une diminution de la superficie des terres cultivables, la pauvreté etc. La salinisation des terres affecte la durabilité de l’agriculture et réduit la disponibilité en eau pour la plante et par conséquent la production agricole favorisant ainsi la pauvreté croissante des populations impactées. C’est dans ce sens que la salinisation croissante des terres accompagnée parfois d’une alcalinisation absorbe les sols voire même impacte négativement la mise en valeur agricole des zones cultivables. C’est ainsi que la mise en place des systèmes d’adaptation des populations locales face aux effets des changements climatiques deviennent une nécessité. En effet, la restauration des terres est devenue un défi majeur pour le bien-être des populations et la durabilité de leurs activités économiques. C’est dans ce contexte que cette étude a été menée afin de contribuer de manière générale à la gestion durable des ressources naturelles au Sénégal et plus spécifiquement (i) caractériser la dynamique de la dégradation des terres par la salinité ; (ii) enregistrer les savoirs locaux sur la question de la dégradation des terres par la salinité ; (iii) caractériser l'impact de la salinisation des terres sur la diversité biologique et enfin (iiii) évaluer la performance de quelques espèces halophytes utiles à la phytoremediation des terres salées Ces objectifs portants sur des actions de caractérisation et de réhabilitation des terres dégradées passent nécessairement par une évaluation de la dynamique saline de 1984 à 2020 par le biais des outils de la cartographie et de la télédétection, par une caractérisation des paramètres physico-chimiques d’échantillons de sols prélevés avant et après hivernage, par des enquêtes auprès de la population locale mais également par une caractérisation de l’effet des ouvrages anti-sel sur la diversité biologique afin de mettre en oeuvre des moyens de luttes efficaces contre ce phénomène. L’ensemble de ces méthodologies a permis de mettre en évidence principalement la dynamique de la salinisation des terres et son impact sur la végétation au cours des années 1984, 2000 et 2020. Globalement, cette dynamique est caractérisée par une extension progressive des tannes au détriment de la végétation de type mangrove et la végétation continentale de 1984 à 2020. Une expansion urbaine a été également mise en exergue avec une augmentation de la superficie des zones bâties. Les réseaux hydrographiques connaissent également des avancées de 1,7 à 3,6%. L’analyse des paramètres physico-chimiques des échantillons de sol renseigne des sols extrêmement salins et extrêmement acides en aval de la digue, très salins à légèrement salins et très acides à l’amont de la digue tandis que dans les zones de culture les sols sont non salins et neutre. Les teneurs en azote et en matière organique demeurent très faibles dans les deux sites avec des taux de minéralisation (C/N) variant selon le gradient de salinité. L’enregistrement des savoirs locaux révèle l’impact négatif de la salinisation des terres sur les activités socio-économiques des populations locales, sur la diversité floristique ainsi que sur la disponibilité fourragère. Les enquêtes ont également mis en exergue les méthodes de lutte élaborées par les populations impactées dans le cadre de la récupération des terres salées et leur performance dont la lutte biologique a été jugée plus efficace pour réduire significativement ce surplus de sel. Ces méthodologies ont permis également de mettre en évidence l’effet répressif de la salinité des sols sur la diversité floristique ainsi que sur l’activité microbiologique. Les résultats sur les tests de phytoremédiation des sols salés ont montré clairement que les gammes de salinité obtenues selon le gradient ont affectées les paramètres de croissance et chimique qui ont été tenus en compte dans cette étude (le diamètre au collet, la hauteur, la biomasse aérienne, la longueur de la racine principale et la conductivité électrique). Ainsi, les plants de l’espèce Anacardium occidentales, non-halophyte, utilisée comme témoin dans cette activité de phytoremédiation se développe mieux en absence du sel. En ce qui concerne les espèces halophytes à savoirs : Melaleuca viridiflora et Prosopis juliflora, on constate que lorsque le niveau de salinité est important, une diminution de la croissance des espèces est notée. Ces espèces se sont montrées capables de croître et de se développer en présence de sel avec des niveaux de résistance variée selon la teneur en sel du sol. En somme, l’étude de la dynamique d’occupation des sols a permis de mettre en exergue une dégradation progression des terres rendant vulnérable la productivité agricole associés à des variations des paramètres physico-chimiques des sols. Cette dégradation est subséquente à une réduction de la diversité floristique accompagnée par des associations végétatives en fonction du niveau d’adaptation des espèces au stress salin. Au terme des activités de phytoremédiation, nous pouvons affirmer que l’ensemble des paramètres étudiés présentaient des différences significatives en fonction du gradient de salinité, de la profondeur de prélèvement mais également d’une espèce à une autre témoignant leur capacité d’adaptation au stress salin.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3362 |
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