| Titre : |
Abondance, régulation naturelle et sensiblilité au Bio-Art de la noctuelle de la tomate Helicoverpa armigera (Hubner 1808) (Lépidoptera : noctuidae) dans des zones de maraîchage au Sénègal. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Armanda Amy SAMB, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
142P. |
| Format : |
29cm. |
| Note générale : |
these provisoire |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Helicoverpa armigera ravageur pratique culturale culture maraichere legumineuse cereale H.armigera association ennemis naturels biopesticides lutte intégrée durabilité malika notto Guy Diama djilakh Sénégal. |
| Résumé : |
Helicoverpa armigera est un ravageur redouté des cultures maraîchères au Sénégal, notamment dans les zones de production des Niayes où la tomate et le chou sont les plus vulnérables. Cette étude vise à mieux comprendre ses interactions avec l’environnement de culture et l’efficacité de solutions de lutte biologique, afin de contribuer à une gestion durable du ravageur. L’évaluation de l’incidence et de l’abondance de H. armigera a été menée dans les localités de Malika, Notto Guy Diama et Djilakh. Les résultats ont montré que la tomate est la culture la plus touchée, avec une incidence de 14 %, une occurrence de 85 %, suivie par le chou (5,7 % d’incidence). D’autres cultures comme le maïs, le haricot vert ou le concombre ont été peu infestées, tandis que le poivron, le gombo et les aubergines n’ont présenté aucune attaque. À Notto Guy Diama, l’espèce a été observée sur la tomate mais pas sur le chou. L’analyse des pratiques agricoles (la précédente culture, l’association de cultures, le type d’irrigation, le type de fertilisation, le traitement de pesticides chimiques et le travail du sol) n’a révélé aucun effet significatif sur la densité des chenilles, bien que certaines tendances soient observées, notamment une densité plus élevée dans les parcelles de tomate ayant été précédées par la patate, Les parcelles fertilisées avec de la fiente de volaille et de l’engrais minéraux enregistre moins de chenilles, les parcelles traitées avec les pyréthrinoïdes, les néonicotinoïdes, les acétamiprides, les dithiocarbamates, phénylpyrazoles et les glycines substituées, présentent moins de chenilles, les parcelles arrosées avec lance enregistrent plus de chenilles, les parcelles avec association de culture présentent plus de larves. La végétation naturelle autour des parcelles de tomate est négativement corrélée à l’abondance des chenilles de H. armigera. Le paysage n’a pas non plus eu d’effet significatif, mais les paysages complexes ont globalement accueilli plus de chenilles, suggérant une influence indirecte de la structure paysagère sur l’attractivité ou la persistance du ravageur. La régulation naturelle a permis d’identifier plusieurs parasitoïdes (Braconidae : Meteorus sp. et Cotesia sp.), mais leur abondance est restée faible. Les essais menés avec deux biopesticides (BioArt et Rapax) à Notto guy diama et Djilakh ont montré que le BioArt permet une réduction significative des populations de H. armigera (88 %, p = 0,03), contrairement au Rapax dont l’effet était plus modéré. Les rendements ont été meilleurs dans les parcelles traitées. Une plus grande présence d’auxiliaires (syrphes, coccinelles) dans les parcelles traitées appuie l’intérêt écologique de ces produits. Ces résultats montrent que la gestion de H. armigera nécessite une approche intégrée combinant des pratiques culturales adaptées, l’usage de biopesticides efficaces comme le BioArt, et la préservation des auxiliaires pour limiter durablement les pertes en cultures maraîchères.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3326 |
Abondance, régulation naturelle et sensiblilité au Bio-Art de la noctuelle de la tomate Helicoverpa armigera (Hubner 1808) (Lépidoptera : noctuidae) dans des zones de maraîchage au Sénègal. [texte imprimé] / Armanda Amy SAMB, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2026 . - 142P. ; 29cm. these provisoire Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Helicoverpa armigera ravageur pratique culturale culture maraichere legumineuse cereale H.armigera association ennemis naturels biopesticides lutte intégrée durabilité malika notto Guy Diama djilakh Sénégal. |
| Résumé : |
Helicoverpa armigera est un ravageur redouté des cultures maraîchères au Sénégal, notamment dans les zones de production des Niayes où la tomate et le chou sont les plus vulnérables. Cette étude vise à mieux comprendre ses interactions avec l’environnement de culture et l’efficacité de solutions de lutte biologique, afin de contribuer à une gestion durable du ravageur. L’évaluation de l’incidence et de l’abondance de H. armigera a été menée dans les localités de Malika, Notto Guy Diama et Djilakh. Les résultats ont montré que la tomate est la culture la plus touchée, avec une incidence de 14 %, une occurrence de 85 %, suivie par le chou (5,7 % d’incidence). D’autres cultures comme le maïs, le haricot vert ou le concombre ont été peu infestées, tandis que le poivron, le gombo et les aubergines n’ont présenté aucune attaque. À Notto Guy Diama, l’espèce a été observée sur la tomate mais pas sur le chou. L’analyse des pratiques agricoles (la précédente culture, l’association de cultures, le type d’irrigation, le type de fertilisation, le traitement de pesticides chimiques et le travail du sol) n’a révélé aucun effet significatif sur la densité des chenilles, bien que certaines tendances soient observées, notamment une densité plus élevée dans les parcelles de tomate ayant été précédées par la patate, Les parcelles fertilisées avec de la fiente de volaille et de l’engrais minéraux enregistre moins de chenilles, les parcelles traitées avec les pyréthrinoïdes, les néonicotinoïdes, les acétamiprides, les dithiocarbamates, phénylpyrazoles et les glycines substituées, présentent moins de chenilles, les parcelles arrosées avec lance enregistrent plus de chenilles, les parcelles avec association de culture présentent plus de larves. La végétation naturelle autour des parcelles de tomate est négativement corrélée à l’abondance des chenilles de H. armigera. Le paysage n’a pas non plus eu d’effet significatif, mais les paysages complexes ont globalement accueilli plus de chenilles, suggérant une influence indirecte de la structure paysagère sur l’attractivité ou la persistance du ravageur. La régulation naturelle a permis d’identifier plusieurs parasitoïdes (Braconidae : Meteorus sp. et Cotesia sp.), mais leur abondance est restée faible. Les essais menés avec deux biopesticides (BioArt et Rapax) à Notto guy diama et Djilakh ont montré que le BioArt permet une réduction significative des populations de H. armigera (88 %, p = 0,03), contrairement au Rapax dont l’effet était plus modéré. Les rendements ont été meilleurs dans les parcelles traitées. Une plus grande présence d’auxiliaires (syrphes, coccinelles) dans les parcelles traitées appuie l’intérêt écologique de ces produits. Ces résultats montrent que la gestion de H. armigera nécessite une approche intégrée combinant des pratiques culturales adaptées, l’usage de biopesticides efficaces comme le BioArt, et la préservation des auxiliaires pour limiter durablement les pertes en cultures maraîchères.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3326 |
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