| Titre : |
Émissions de gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O) dans les sols des agrosystèmes sahéliens : variabilité saisonnière, facteurs de contrôle et bilan carbone. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Seydina Mohamad BA, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
1 vol.(253 p.) |
| Présentation : |
cou.ill.; 26 cm. |
| Format : |
PDF |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Gaz à effet de serre Agroécosystème Système agrosylvopastoral Systeme sylvopastoral Eddy Covariance Chambres dynamiques automatique Puits de carbone Capacité de stockage Sol Végétation Hétérogénéité spatiale Flux gazeux Dynamique hydrique Gestion des terres Exportation de biomasse Activité anthropique Bilan carbone Sahel Sénégal |
| Résumé : |
Les agroécosystèmes constituent des composantes clés des échanges de gaz à effet de serre (GES) entre le sol et l’atmosphère. Dans le Sahel, leurs impacts sur le climat restent encore mal documentés en raison d’un manque de données de terrain. Cette thèse quantifie les flux de GES (CO2, CH4, N2O) dans deux agroécosystèmes contrastés du Sénégal : un système agrosylvopastoral dans le bassin arachidier (Sob) et un système sylvopastoral dans le Ferlo (Dahra). L’approche méthodologique repose sur la combinaison de mesures continues à haute fréquence réalisées à l’aide de chambres dynamiques automatiques couplées à un analyseur multigaz (Picarro G2508) et de mesures par Eddy Covariance effectuées depuis une tour à flux installée au-dessus de la canopée. Les chambres automatiques ont été placées à distance des arbres (n = 4) et sous les arbres (n = 4) afin d’étudier l’influence de ceux-ci sur les flux de gaz. Ce même protocole expérimental a été appliqué aux deux systèmes étudiés. Les résultats montrent une forte saisonnalité des flux, principalement contrôlée par la disponibilité en eau du sol, principal moteur des échanges gazeux. Les sols agissent comme de faibles puits nets de CH4 et comme sources nettes de N2O, particulièrement dans le système sylvopastoral où les émissions de N2O sont quatre fois plus élevées comparées au système agrosylvopastoral. L’hétérogénéité spatiale induite par la présence des arbres entraîne des flux de CO2 et CH4 d’intensités plus élevées sous couvert arboré, au sens où le puits net y est plus fort. Ceci signifie que l’absorption nette de CO2 par la végétation, et la consommation nette de CH4 par le sol sous les arbres sont plus importantes, traduisant ainsi des conditions micro-environnementales favorables à ces processus. À l’échelle des sites, le système agrosylvopastoral constitue un puits net de carbone (–5,0 ± 2,2 Mg CO2–éq ha⁻¹), mais cette capacité diminue fortement et devient proche de la neutralité lorsque les exportations de biomasse sont prises en compte (–1,4 ± 2,5 Mg CO2–éq ha⁻¹). Le système sylvopastoral apparaît quant à lui comme une source nette de GES (3,7 ± 3,5 Mg CO2–éq ha⁻¹), dominée par les émissions de N2O (68 % du bilan). Ces résultats révèlent que la trajectoire du bilan carbone des agroécosystèmes sahéliens est fortement influencée par les pratiques de gestion des terres. Ils mettent en évidence des processus biogéochimiques couplés à la dynamique hydrique et à l’hétérogénéité spatiale induite par les arbres. Cette thèse souligne enfin la nécessité d’une approche paysagère des systèmes agrosylvopastoraux et sylvopastoraux en tenant compte de leur connectivité fonctionnelle pour améliorer l’évaluation des bilans de GES dans ces zones semi-arides. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3681 |
Émissions de gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O) dans les sols des agrosystèmes sahéliens : variabilité saisonnière, facteurs de contrôle et bilan carbone. [texte imprimé] / Seydina Mohamad BA, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2026 . - 1 vol.(253 p.) : cou.ill.; 26 cm. ; PDF. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Gaz à effet de serre Agroécosystème Système agrosylvopastoral Systeme sylvopastoral Eddy Covariance Chambres dynamiques automatique Puits de carbone Capacité de stockage Sol Végétation Hétérogénéité spatiale Flux gazeux Dynamique hydrique Gestion des terres Exportation de biomasse Activité anthropique Bilan carbone Sahel Sénégal |
| Résumé : |
Les agroécosystèmes constituent des composantes clés des échanges de gaz à effet de serre (GES) entre le sol et l’atmosphère. Dans le Sahel, leurs impacts sur le climat restent encore mal documentés en raison d’un manque de données de terrain. Cette thèse quantifie les flux de GES (CO2, CH4, N2O) dans deux agroécosystèmes contrastés du Sénégal : un système agrosylvopastoral dans le bassin arachidier (Sob) et un système sylvopastoral dans le Ferlo (Dahra). L’approche méthodologique repose sur la combinaison de mesures continues à haute fréquence réalisées à l’aide de chambres dynamiques automatiques couplées à un analyseur multigaz (Picarro G2508) et de mesures par Eddy Covariance effectuées depuis une tour à flux installée au-dessus de la canopée. Les chambres automatiques ont été placées à distance des arbres (n = 4) et sous les arbres (n = 4) afin d’étudier l’influence de ceux-ci sur les flux de gaz. Ce même protocole expérimental a été appliqué aux deux systèmes étudiés. Les résultats montrent une forte saisonnalité des flux, principalement contrôlée par la disponibilité en eau du sol, principal moteur des échanges gazeux. Les sols agissent comme de faibles puits nets de CH4 et comme sources nettes de N2O, particulièrement dans le système sylvopastoral où les émissions de N2O sont quatre fois plus élevées comparées au système agrosylvopastoral. L’hétérogénéité spatiale induite par la présence des arbres entraîne des flux de CO2 et CH4 d’intensités plus élevées sous couvert arboré, au sens où le puits net y est plus fort. Ceci signifie que l’absorption nette de CO2 par la végétation, et la consommation nette de CH4 par le sol sous les arbres sont plus importantes, traduisant ainsi des conditions micro-environnementales favorables à ces processus. À l’échelle des sites, le système agrosylvopastoral constitue un puits net de carbone (–5,0 ± 2,2 Mg CO2–éq ha⁻¹), mais cette capacité diminue fortement et devient proche de la neutralité lorsque les exportations de biomasse sont prises en compte (–1,4 ± 2,5 Mg CO2–éq ha⁻¹). Le système sylvopastoral apparaît quant à lui comme une source nette de GES (3,7 ± 3,5 Mg CO2–éq ha⁻¹), dominée par les émissions de N2O (68 % du bilan). Ces résultats révèlent que la trajectoire du bilan carbone des agroécosystèmes sahéliens est fortement influencée par les pratiques de gestion des terres. Ils mettent en évidence des processus biogéochimiques couplés à la dynamique hydrique et à l’hétérogénéité spatiale induite par les arbres. Cette thèse souligne enfin la nécessité d’une approche paysagère des systèmes agrosylvopastoraux et sylvopastoraux en tenant compte de leur connectivité fonctionnelle pour améliorer l’évaluation des bilans de GES dans ces zones semi-arides. |
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3681 |
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