| Titre : |
: 2026 Numéro : 1054 ETUDE DE LA PREVALENCE DE LA BILHARZIOSE UROGÉNITALE CHEZ LES JEUNES FILLES ET LES FEMMES EN AGE DE PROCREER DANS LE DISTRICT DE RICHARD TOLL |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Déguène DIA, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
45 p. |
| Présentation : |
cou.ill.;26cm. |
| Format : |
PDF |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Bilharziose urogénitale Prévalence Santé reproductive Femme Microhématurie Femmes en âge de procréer Transmission spatialeRichard-Toll Sénégal |
| Résumé : |
La bilharziose urogénitale, causée par Schistosoma haematobium, demeure une maladie tropicale négligée fortement endémique en Afrique subsaharienne, avec des conséquences importantes sur la santé reproductive des femmes. Cette étude avait pour objectif d’évaluer la prévalence de la bilharziose urogénitale chez les femmes en âge de procréer dans le district sanitaire de Richard-Toll (nord du Sénégal). Une étude transversale à visée communautaire a été menée du 6 au 28 février 2025 auprès de 768 femmes âgées de 10 à 60 ans, réparties dans 15 villages. Le dépistage reposait sur la détection de la microhématurie à l’aide de bandelettes Hémastix et sur la par filtration urinaire suivie d’un examen microscopique pour l’identification et le comptage des oeufs de S. haematobium. Les données ont été collectées via ODK Collect et analysées avec le logiciel R. La prévalence globale de la bilharziose urogénitale était de 24,6 %. Parmi les femmes infectées, 19,8 % présentaient une faible intensité d’infestation (1–49 oeufs/10 ml d’urine) et 4,8 % une forte infestation (≥ 50 oeufs/10 ml). La microhématurie était observée chez 46,1 % des participantes, tandis que la macro-hématurie était rare (2,1 %). Les femmes âgées de 18 à 29 ans étaient les plus infectées,contrastant avec les profiles habituellement chez les enfants. Les villages situés à proximité des plans d’eau naturels et des canaux d’irrigation présentaient les niveaux d’infestation les plus élevés, traduisant une forte hétérogénéité spatiale de la transmission.
En conclusion, cette étude met en évidence la persistance de la bilharziose urogénitale chez les femmes en âge de procréer à Richard-Toll, malgré les campagnes de traitement de masse. Elle souligne la nécessité de renforcer les stratégies de lutte ciblant les femmes adultes, d’améliorer l’accès à l’eau potable et d’intégrer le dépistage de la bilharziose génitale féminine dans les programmes de santé reproductive. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3658 |
: 2026 Numéro : 1054 ETUDE DE LA PREVALENCE DE LA BILHARZIOSE UROGÉNITALE CHEZ LES JEUNES FILLES ET LES FEMMES EN AGE DE PROCREER DANS LE DISTRICT DE RICHARD TOLL [texte imprimé] / Déguène DIA, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2026 . - 45 p. : cou.ill.;26cm. ; PDF. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Bilharziose urogénitale Prévalence Santé reproductive Femme Microhématurie Femmes en âge de procréer Transmission spatialeRichard-Toll Sénégal |
| Résumé : |
La bilharziose urogénitale, causée par Schistosoma haematobium, demeure une maladie tropicale négligée fortement endémique en Afrique subsaharienne, avec des conséquences importantes sur la santé reproductive des femmes. Cette étude avait pour objectif d’évaluer la prévalence de la bilharziose urogénitale chez les femmes en âge de procréer dans le district sanitaire de Richard-Toll (nord du Sénégal). Une étude transversale à visée communautaire a été menée du 6 au 28 février 2025 auprès de 768 femmes âgées de 10 à 60 ans, réparties dans 15 villages. Le dépistage reposait sur la détection de la microhématurie à l’aide de bandelettes Hémastix et sur la par filtration urinaire suivie d’un examen microscopique pour l’identification et le comptage des oeufs de S. haematobium. Les données ont été collectées via ODK Collect et analysées avec le logiciel R. La prévalence globale de la bilharziose urogénitale était de 24,6 %. Parmi les femmes infectées, 19,8 % présentaient une faible intensité d’infestation (1–49 oeufs/10 ml d’urine) et 4,8 % une forte infestation (≥ 50 oeufs/10 ml). La microhématurie était observée chez 46,1 % des participantes, tandis que la macro-hématurie était rare (2,1 %). Les femmes âgées de 18 à 29 ans étaient les plus infectées,contrastant avec les profiles habituellement chez les enfants. Les villages situés à proximité des plans d’eau naturels et des canaux d’irrigation présentaient les niveaux d’infestation les plus élevés, traduisant une forte hétérogénéité spatiale de la transmission.
En conclusion, cette étude met en évidence la persistance de la bilharziose urogénitale chez les femmes en âge de procréer à Richard-Toll, malgré les campagnes de traitement de masse. Elle souligne la nécessité de renforcer les stratégies de lutte ciblant les femmes adultes, d’améliorer l’accès à l’eau potable et d’intégrer le dépistage de la bilharziose génitale féminine dans les programmes de santé reproductive. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3658 |
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