| Titre : |
ASPECT ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET PROFIL DE RÉSISTANCE DES ENTÉROBACTÉRIES ISOLÉES DES INFECTIONS URINAIRES AU LABORATOIRE BIOMEDICAL DU SERVICE DE SANTE DE LA GENDARMERIE NATIONALE (SSGN) : (2021-2024) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Mamadou Saidou SALL, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
35 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Infection urinaire Entérobactérie Résistance Antibiotique Antibiorésistance Escherichia coli Klebsiella pneumoniae Enterobacter Parasitologie |
| Résumé : |
Les infections urinaires représentent un motif fréquent de consultation et sont majoritairement causées par les entérobactéries, dont certaines développent des mécanismes de résistance préoccupants. Ce travail avait pour objectif d’étudier aspect épidémiologique et profil de résistance des entérobactéries isolées des infections urinaires au laboratoire biomédical du service de santé de la gendarmerie nationale durant une période de (04) ans allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024, c’est une étude descriptive de type transversale, comportant une composante rétrospective et prospective qui a porté sur 4823 prélèvements d’urines analysés au laboratoire, seul 565 répondaient à nos critères inclusion, soit 11,71% de positivité. Les données démographiques, cliniques et microbiologiques ont été recueillies et analysées. L’identification bactérienne et les tests de sensibilité ont été réalisés selon les recommandations du Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie (CASFM). Une prédominance féminine (52 %) a été observée, soit un sexe ratio de 0,94 (H/F), avec une majorité de patients externes (81 %). Escherichia coli était l’espèce la plus fréquemment isolée (58 %), suivie de Klebsiella pneumoniae (18 %) et Enterobacter spp. (9 %). Les entérobactéries ont montré une forte résistance à l’amoxicilline (93 %) et à la ticarcilline (87 %), tandis que l’imipénème (1 %) et la pipéracilline-tazobactam (9 %) sont restés efficaces. Les phénotypes de résistance les plus retrouvés étaient la pénicillinase acquise (45 %) et la production de BLSE (30 %). E. coli était également majoritaire parmi les souches BLSE. Ces résultats soulignent l’ampleur de la résistance aux antibiotiques parmi les entérobactéries urinaires, en particulier aux bêta-lactamines. La diffusion des souches BLSE, même en milieu communautaire, constitue un enjeu de santé publique. Il est impératif de renforcer les programmes de surveillance microbiologique, de promouvoir une utilisation rationnelle des antibiotiques aussi bien en médecine humaine qu’en élevage, et de sensibiliser les professionnels de santé à une prescription prudente. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3439 |
ASPECT ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET PROFIL DE RÉSISTANCE DES ENTÉROBACTÉRIES ISOLÉES DES INFECTIONS URINAIRES AU LABORATOIRE BIOMEDICAL DU SERVICE DE SANTE DE LA GENDARMERIE NATIONALE (SSGN) : (2021-2024) [texte imprimé] / Mamadou Saidou SALL, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2025 . - 35 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Infection urinaire Entérobactérie Résistance Antibiotique Antibiorésistance Escherichia coli Klebsiella pneumoniae Enterobacter Parasitologie |
| Résumé : |
Les infections urinaires représentent un motif fréquent de consultation et sont majoritairement causées par les entérobactéries, dont certaines développent des mécanismes de résistance préoccupants. Ce travail avait pour objectif d’étudier aspect épidémiologique et profil de résistance des entérobactéries isolées des infections urinaires au laboratoire biomédical du service de santé de la gendarmerie nationale durant une période de (04) ans allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024, c’est une étude descriptive de type transversale, comportant une composante rétrospective et prospective qui a porté sur 4823 prélèvements d’urines analysés au laboratoire, seul 565 répondaient à nos critères inclusion, soit 11,71% de positivité. Les données démographiques, cliniques et microbiologiques ont été recueillies et analysées. L’identification bactérienne et les tests de sensibilité ont été réalisés selon les recommandations du Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie (CASFM). Une prédominance féminine (52 %) a été observée, soit un sexe ratio de 0,94 (H/F), avec une majorité de patients externes (81 %). Escherichia coli était l’espèce la plus fréquemment isolée (58 %), suivie de Klebsiella pneumoniae (18 %) et Enterobacter spp. (9 %). Les entérobactéries ont montré une forte résistance à l’amoxicilline (93 %) et à la ticarcilline (87 %), tandis que l’imipénème (1 %) et la pipéracilline-tazobactam (9 %) sont restés efficaces. Les phénotypes de résistance les plus retrouvés étaient la pénicillinase acquise (45 %) et la production de BLSE (30 %). E. coli était également majoritaire parmi les souches BLSE. Ces résultats soulignent l’ampleur de la résistance aux antibiotiques parmi les entérobactéries urinaires, en particulier aux bêta-lactamines. La diffusion des souches BLSE, même en milieu communautaire, constitue un enjeu de santé publique. Il est impératif de renforcer les programmes de surveillance microbiologique, de promouvoir une utilisation rationnelle des antibiotiques aussi bien en médecine humaine qu’en élevage, et de sensibiliser les professionnels de santé à une prescription prudente. |
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