| Titre : |
Diversité génétique des variétés traditionnelles de niébé (Vigna unguiculata L. Walp. au Sénègal. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Charles Konan KOUAKOU, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale |
| Année de publication : |
2004 |
| Importance : |
25 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Niébé Vigna unguiculata Légumineuse Enquête paysanne Variété traditionnelle Diversité génétique Structure génétique Sénégal Ndiaga Aw Baye Ngagne Ndiassive Volète bou vèkh Sécheresse Stress hydrique Infestation Amsacta moloneyi Téguil sa tank Volète bou khonkh |
| Résumé : |
Le monde est confronté aux défis d' accroître la production vivrière pour répondre aux besoins
d'une population croissante, tout en préservant l'environnement. Le niébé, l'une des principales
légumineuses mondiales, peut contribuer à relever ces défis grâce à sa valeur nutritionnelle et sa
capacité d' améliorer le niveau de fertilité des sols. Au Sénégal, sa culture est confrontée à plusieurs
contraintes, notamment la sécheresse et la forte pression parasitaire, qui limitent les rendements.
Pour faire face à ces contraintes, la recherche a mis au point des variétés améliorées dont le taux
d'adoption par les paysans reste très faible, entre 3 et 7%. Cette étude est menée dans la perspective
d' obtenir des informations, d'une part sur l' appréciation par les paysans et d' autre part sur le niveau
de diversité et la structure génétique des variétés traditionnelles au Sénégal. Ces informations
pourront être utilisées dans la définition des stratégies de sélection décentralisées et rapides. Pour
atteindre ces objectifs, des enquêtes ont été menées auprès de 248 paysans dans les trois principales
régions de production du niébé, Louga, Thiès et Diourbel. Les enquêtes ont été suivies d'une étude
sur le niveau de diversité et la structure génétique des variétés collectées lors des enquêtes. Parmi
14 variétés traditionnelles emegistrées dans ces régions, les quatre variétés les plus cultivées sont
Ndiaga Aw, Baye Ngagne, Ndiassive et Volète bou vèkh. La sécheresse et l'infestation de Amsacta
moloneyi constituent, respectivement, les principales contraintes abiotique et biotique, Ã Louga alors
que la pauvreté des sols et l' attaque des pucerons sont respectivement les principales contraintes
abiotique et biotique signalées à Thiès et Diourbel. Les enquêtes révèlent que les variétés Téguil sa
tank et Volète bou khonkh seraient respectivement résistantes à Amsacta moloneyi et au bruche du
niébé. La préférence des paysans pour les variétés repose sur les critères de couleur de la graine,
qualité organoleptique, facilité de cuisson, précocité, productivité, production de fanes, résistance Ã
la sécheresse, disponibilité dans la région et primeur de la vente. En outre, les paysans ont révélé,
qu'ils cultivent le niébé pour ses vertus thérapeutiques. La variété la plus appréciée par les paysans
est Ndiaga Aw compte tenu de sa bonne qualité marchande. Une classification basée sur les noms
vernaculaires donnés par les paysans permet de distinguer 9 variétés sur 58 populations collectées.
Une autre classification basée sur les caractéristiques des graines et des gousses a permis de
distinguer 18 variétés. Par ailleurs, un classement réalisé par rapport aux cultigroupes (cv. gr.)
existant du niébé a permis de classer 1 population dans le cv. gr. Unguiculata, 5 populations dans le
cv. gr. Biflora et 52 populations dans le cv.gr. Melanophthalmus. L'étude moléculaire réalisée sur 8
populations a montré l'existence d'une diversité génétique faible comparée à d'autres cultures. En
moyenne 1,31 allèles par locus avec 22% de loci polymorphes et une diversité génétique totale, HT
= 0,38, ont été obtenus. Au niveau de la structure génétique, 62% de cette diversité se trouvent entre
les populations alors que 38% se rencontrent à l' intérieur des populations. Les flux de gènes entre
populations étudiées ont été faibles. En effet, à peine 1 migrant passe d'une population à une autre
par génération. La similarité génétique entre individus des 8 populations laisse apparaître 6 groupes
d' individus dont le plus important regorge 5 populations identiques. L'étude met en exergue un
phénomène nouveau d'érosion génétique expliquée par la disparition des autres variétés
traditionnelles au profit de la variété Ndiaga Aw. L'étude semble confirmer la situation du Sénégal
dans une zone géographique à forte diversité morphologique du niébé et à faible diversité
moléculaire.
|
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3132 |
Diversité génétique des variétés traditionnelles de niébé (Vigna unguiculata L. Walp. au Sénègal. [texte imprimé] / Charles Konan KOUAKOU, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale, 2004 . - 25 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Niébé Vigna unguiculata Légumineuse Enquête paysanne Variété traditionnelle Diversité génétique Structure génétique Sénégal Ndiaga Aw Baye Ngagne Ndiassive Volète bou vèkh Sécheresse Stress hydrique Infestation Amsacta moloneyi Téguil sa tank Volète bou khonkh |
| Résumé : |
Le monde est confronté aux défis d' accroître la production vivrière pour répondre aux besoins
d'une population croissante, tout en préservant l'environnement. Le niébé, l'une des principales
légumineuses mondiales, peut contribuer à relever ces défis grâce à sa valeur nutritionnelle et sa
capacité d' améliorer le niveau de fertilité des sols. Au Sénégal, sa culture est confrontée à plusieurs
contraintes, notamment la sécheresse et la forte pression parasitaire, qui limitent les rendements.
Pour faire face à ces contraintes, la recherche a mis au point des variétés améliorées dont le taux
d'adoption par les paysans reste très faible, entre 3 et 7%. Cette étude est menée dans la perspective
d' obtenir des informations, d'une part sur l' appréciation par les paysans et d' autre part sur le niveau
de diversité et la structure génétique des variétés traditionnelles au Sénégal. Ces informations
pourront être utilisées dans la définition des stratégies de sélection décentralisées et rapides. Pour
atteindre ces objectifs, des enquêtes ont été menées auprès de 248 paysans dans les trois principales
régions de production du niébé, Louga, Thiès et Diourbel. Les enquêtes ont été suivies d'une étude
sur le niveau de diversité et la structure génétique des variétés collectées lors des enquêtes. Parmi
14 variétés traditionnelles emegistrées dans ces régions, les quatre variétés les plus cultivées sont
Ndiaga Aw, Baye Ngagne, Ndiassive et Volète bou vèkh. La sécheresse et l'infestation de Amsacta
moloneyi constituent, respectivement, les principales contraintes abiotique et biotique, Ã Louga alors
que la pauvreté des sols et l' attaque des pucerons sont respectivement les principales contraintes
abiotique et biotique signalées à Thiès et Diourbel. Les enquêtes révèlent que les variétés Téguil sa
tank et Volète bou khonkh seraient respectivement résistantes à Amsacta moloneyi et au bruche du
niébé. La préférence des paysans pour les variétés repose sur les critères de couleur de la graine,
qualité organoleptique, facilité de cuisson, précocité, productivité, production de fanes, résistance Ã
la sécheresse, disponibilité dans la région et primeur de la vente. En outre, les paysans ont révélé,
qu'ils cultivent le niébé pour ses vertus thérapeutiques. La variété la plus appréciée par les paysans
est Ndiaga Aw compte tenu de sa bonne qualité marchande. Une classification basée sur les noms
vernaculaires donnés par les paysans permet de distinguer 9 variétés sur 58 populations collectées.
Une autre classification basée sur les caractéristiques des graines et des gousses a permis de
distinguer 18 variétés. Par ailleurs, un classement réalisé par rapport aux cultigroupes (cv. gr.)
existant du niébé a permis de classer 1 population dans le cv. gr. Unguiculata, 5 populations dans le
cv. gr. Biflora et 52 populations dans le cv.gr. Melanophthalmus. L'étude moléculaire réalisée sur 8
populations a montré l'existence d'une diversité génétique faible comparée à d'autres cultures. En
moyenne 1,31 allèles par locus avec 22% de loci polymorphes et une diversité génétique totale, HT
= 0,38, ont été obtenus. Au niveau de la structure génétique, 62% de cette diversité se trouvent entre
les populations alors que 38% se rencontrent à l' intérieur des populations. Les flux de gènes entre
populations étudiées ont été faibles. En effet, à peine 1 migrant passe d'une population à une autre
par génération. La similarité génétique entre individus des 8 populations laisse apparaître 6 groupes
d' individus dont le plus important regorge 5 populations identiques. L'étude met en exergue un
phénomène nouveau d'érosion génétique expliquée par la disparition des autres variétés
traditionnelles au profit de la variété Ndiaga Aw. L'étude semble confirmer la situation du Sénégal
dans une zone géographique à forte diversité morphologique du niébé et à faible diversité
moléculaire.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=3132 |
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