| Titre : |
La flore adventice dans le sud du bassin arachidier (Sénègal) : structure, dynamique et impact sur la production du mil et de l'arachide |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Kandioura NOBA, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale |
| Année de publication : |
2002 |
| Importance : |
128 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Mil Arachide Flore adventice Bassin arachidier Sénégal. |
| Résumé : |
Le mil et l'arachide constituent les principales cultures vivrières au Sénégal. Mais leur production est faible Ã
cause de l'impact des adventices qui constituent après l'eau la principale contrainte. Cette étude sur la flore, la
germination des graines, la dynamique et la concurrence, a été entreprise pour réunir les informations utiles
permettant de réduire l'impact des adventices sur la production de ces cultures dans le sud du Bassin arachidier.
Les résultats obtenus indiquent que la flore adventice est constituée de 125 espèces réparties en 81 genres et 31
familles. Elle est caractéristique des flores et végétations des zones semi-arides. Les espèces les plus
représentatives sont essentiellement des thérophytes (85,6%) appartenant pour plus de 50% aux familles des
Poaceae, Cyperaceae, Légumineuses herbacées, Convolvulaceae et Rubiaceae. Les espèces pérennes plus rares
(12,8%) sont représentées par des nanophanérophytes, composées de Combretaceae et Mimosaceae arbustives
qui sont des témoins de la savane actuelle. En raison de la situation géographique du Sénégal et depuis
l'introduction de nouvelles cultures vivrières, cette flore semble avoir subi beaucoup de modifications marquées
par l'influence des espèces pantropicales (32,8%) au détriment des espèces africaines (32%).
L'étude de la germination des graines a montré que les graines âgées de 3 ans germent mieux que les graines
fraîchement récoltées à l'exception de celles de Jndigofera hirsuta et Sesbania pachycarpa. Aux conditions de
conservation optimales, une augmentation de la température à 40°C permet d'obtenir le meilieur taux de
germination chez Hibiscus asper, !. hirsuta ,S. pachycarpa et Cassia obtusifolia. Pour les autres espèces,
l'optimum thermique-est situé autour de 30°C. L'absence de lumière inhipe sensiblement la germination des
graines de Eragrostis tremula, alors que cet effet inhibiteur de la lumière dépend en partie de la température chez
Spermacoce chaetocephala et!. hirsuta. La dormance embryonnaire et les inhibitions tégumentaires
constitueraient les causes de la dormance primaire observée chez les graines fraîchement récoltées alors que chez
les graines âgées 3 ans, la dormance est probablement due à des inhibitions tégumentaires et/ou à une dormance
secondaire.
L'étude de la dynamique a montré qu'il existe 15 espèces principales qui sont rencontrées chaque année, en
station conune en milieu paysan. Toutefois, l'effet des changements climatiques saisonnières et interannuels et
des facteurs culturaux, peut affecter la communauté adventice. En station, la flore adventice est caractérisée par
une dominance de 2 principales espèces Kyllinga squamulata et M villosus. En milieu paysan, on assiste à une
dominance trispécique constituée de M villosus, Cyperus amabilis et E. tremula. Ces variations sont sans doute
liées à l'action de la profondeur du labour et de l'antécédent cultural sur la biologie des espèces, en particulier sur
l'importance spécifique dans le stock semencier, la répartition verticale des graines et les conditions de
germination dans le sol. En ce qui concerne le nombre de levées, nos résultats indiquent qu'en station, les levées
sont plus importantes dans les parcelles fertilisées en azote que dans les parcelles non fertilisées. Ces différences
sont dues à l'effet positif de l'azote sur la germination des graines et la levée des plantules. Aucun effet n'est
constaté en ce qui concerne la fertilisation phosphatée à cause de la faible disponibilité du phosphore. En milieu
paysan, les différences constatées sont probablement à mettre sur le compte de la situation topographique des
champs. Cette hétérogénéité des levées est plus atténuée en station en raison de la qualité du labour qui permet
une meilleure homogénéisation de la couche arable. Quelle que soit la pratique culturale, en année humide, les
plus fortes levées ont lieu en début de cycle et les plus faibles en fin de cycle. A l' inverse, en année déficitaire,
les levées les plus faibles sont observées en début de cycle et les plus élevées en fin de cycle. Selon le cas, les
espèces forment alors un seul cortège ou plusieurs cortèges en fonction des possibilités d 'expression du stock
semencier des différentes espèces en situation d'humidité suffisante ou de déficit hydrique .
L'influence de la durée de la concurrence de la flore adventice plurispécifique sur la production du mil
et de l'arachide a été étudiée dans un but prédictif afin de déterminer la date critique de concurrence et proposer
un itinéraire technique en relation avec la fertilisation. Les résultats préliminaires obtenus montrent qu'en ce qui
concerne le mil, la date critique de concurrence pourrait se situer au 40ème jour dans les parcelles non fertilisées
et entre le 20ème et le 30ème jour dans les parcelles fertilisées . Pour l'arachide, cette date se situerait au !5ème jour.
Ces dates correspondent à la période qui précède la montaison chez le mil et l'élaboration des gousses et des
graines chez l'arachide. Pour les deux cultures, le meilleur itinéraire technique pour le paysan serait de 2
désherbages, au 20ème jour puis entre le 30ème et le 40ème jour pour le mil, au ] 5ème et au 45ème jour pour l'arachide.
Mais à défaut de 2 désherbages, un seul pourrait suffire. Pour le mil, ce désherbage unique pourrait se situer ·
entre le 30ème et le 40ème jour dans les parcelle non fertilisées et entre le 20ème et le 30ème jour dans les parcelles
fe1iilisées et au 20ème jour pour l'arachide.
Les résultats préliminaires obtenus au cours de ce travail ont permis de mieux identifier la flore
adventice, d'en déterminer la structure et sa dynamique. Ils permettent de suggérer un itinéraire technique
indicatif qui demande moins de travail et conduit à une production significative. Cet aspect, comme bien
d' autres, peuvent être précisés et approfondis pour arriver à une gestion des adventices qui respecte
l'environnement et améliore la production . En particulier, l'association plante cultivée/adventices/mycorhizes
présente une perspective que nous avons déjà commencée à explorer.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2771 |
La flore adventice dans le sud du bassin arachidier (Sénègal) : structure, dynamique et impact sur la production du mil et de l'arachide [texte imprimé] / Kandioura NOBA, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale, 2002 . - 128 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Mil Arachide Flore adventice Bassin arachidier Sénégal. |
| Résumé : |
Le mil et l'arachide constituent les principales cultures vivrières au Sénégal. Mais leur production est faible Ã
cause de l'impact des adventices qui constituent après l'eau la principale contrainte. Cette étude sur la flore, la
germination des graines, la dynamique et la concurrence, a été entreprise pour réunir les informations utiles
permettant de réduire l'impact des adventices sur la production de ces cultures dans le sud du Bassin arachidier.
Les résultats obtenus indiquent que la flore adventice est constituée de 125 espèces réparties en 81 genres et 31
familles. Elle est caractéristique des flores et végétations des zones semi-arides. Les espèces les plus
représentatives sont essentiellement des thérophytes (85,6%) appartenant pour plus de 50% aux familles des
Poaceae, Cyperaceae, Légumineuses herbacées, Convolvulaceae et Rubiaceae. Les espèces pérennes plus rares
(12,8%) sont représentées par des nanophanérophytes, composées de Combretaceae et Mimosaceae arbustives
qui sont des témoins de la savane actuelle. En raison de la situation géographique du Sénégal et depuis
l'introduction de nouvelles cultures vivrières, cette flore semble avoir subi beaucoup de modifications marquées
par l'influence des espèces pantropicales (32,8%) au détriment des espèces africaines (32%).
L'étude de la germination des graines a montré que les graines âgées de 3 ans germent mieux que les graines
fraîchement récoltées à l'exception de celles de Jndigofera hirsuta et Sesbania pachycarpa. Aux conditions de
conservation optimales, une augmentation de la température à 40°C permet d'obtenir le meilieur taux de
germination chez Hibiscus asper, !. hirsuta ,S. pachycarpa et Cassia obtusifolia. Pour les autres espèces,
l'optimum thermique-est situé autour de 30°C. L'absence de lumière inhipe sensiblement la germination des
graines de Eragrostis tremula, alors que cet effet inhibiteur de la lumière dépend en partie de la température chez
Spermacoce chaetocephala et!. hirsuta. La dormance embryonnaire et les inhibitions tégumentaires
constitueraient les causes de la dormance primaire observée chez les graines fraîchement récoltées alors que chez
les graines âgées 3 ans, la dormance est probablement due à des inhibitions tégumentaires et/ou à une dormance
secondaire.
L'étude de la dynamique a montré qu'il existe 15 espèces principales qui sont rencontrées chaque année, en
station conune en milieu paysan. Toutefois, l'effet des changements climatiques saisonnières et interannuels et
des facteurs culturaux, peut affecter la communauté adventice. En station, la flore adventice est caractérisée par
une dominance de 2 principales espèces Kyllinga squamulata et M villosus. En milieu paysan, on assiste à une
dominance trispécique constituée de M villosus, Cyperus amabilis et E. tremula. Ces variations sont sans doute
liées à l'action de la profondeur du labour et de l'antécédent cultural sur la biologie des espèces, en particulier sur
l'importance spécifique dans le stock semencier, la répartition verticale des graines et les conditions de
germination dans le sol. En ce qui concerne le nombre de levées, nos résultats indiquent qu'en station, les levées
sont plus importantes dans les parcelles fertilisées en azote que dans les parcelles non fertilisées. Ces différences
sont dues à l'effet positif de l'azote sur la germination des graines et la levée des plantules. Aucun effet n'est
constaté en ce qui concerne la fertilisation phosphatée à cause de la faible disponibilité du phosphore. En milieu
paysan, les différences constatées sont probablement à mettre sur le compte de la situation topographique des
champs. Cette hétérogénéité des levées est plus atténuée en station en raison de la qualité du labour qui permet
une meilleure homogénéisation de la couche arable. Quelle que soit la pratique culturale, en année humide, les
plus fortes levées ont lieu en début de cycle et les plus faibles en fin de cycle. A l' inverse, en année déficitaire,
les levées les plus faibles sont observées en début de cycle et les plus élevées en fin de cycle. Selon le cas, les
espèces forment alors un seul cortège ou plusieurs cortèges en fonction des possibilités d 'expression du stock
semencier des différentes espèces en situation d'humidité suffisante ou de déficit hydrique .
L'influence de la durée de la concurrence de la flore adventice plurispécifique sur la production du mil
et de l'arachide a été étudiée dans un but prédictif afin de déterminer la date critique de concurrence et proposer
un itinéraire technique en relation avec la fertilisation. Les résultats préliminaires obtenus montrent qu'en ce qui
concerne le mil, la date critique de concurrence pourrait se situer au 40ème jour dans les parcelles non fertilisées
et entre le 20ème et le 30ème jour dans les parcelles fertilisées . Pour l'arachide, cette date se situerait au !5ème jour.
Ces dates correspondent à la période qui précède la montaison chez le mil et l'élaboration des gousses et des
graines chez l'arachide. Pour les deux cultures, le meilleur itinéraire technique pour le paysan serait de 2
désherbages, au 20ème jour puis entre le 30ème et le 40ème jour pour le mil, au ] 5ème et au 45ème jour pour l'arachide.
Mais à défaut de 2 désherbages, un seul pourrait suffire. Pour le mil, ce désherbage unique pourrait se situer ·
entre le 30ème et le 40ème jour dans les parcelle non fertilisées et entre le 20ème et le 30ème jour dans les parcelles
fe1iilisées et au 20ème jour pour l'arachide.
Les résultats préliminaires obtenus au cours de ce travail ont permis de mieux identifier la flore
adventice, d'en déterminer la structure et sa dynamique. Ils permettent de suggérer un itinéraire technique
indicatif qui demande moins de travail et conduit à une production significative. Cet aspect, comme bien
d' autres, peuvent être précisés et approfondis pour arriver à une gestion des adventices qui respecte
l'environnement et améliore la production . En particulier, l'association plante cultivée/adventices/mycorhizes
présente une perspective que nous avons déjà commencée à explorer.
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