| Titre : |
Gestion agroécologique du ravageur invasif Spodoptera frugiperda (Smith, 1797) (Lepidoptera : Noctuidae) sur le maïs (Zea mays L.) au Sénégal : potentiel de la lutte biologique par conservation |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Ibrahima Ba, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
102 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Spodoptera frugiperda Lepidoptera Noctuidae Lepidoptère chenille légionnaire Ravageur Ennemi naturel Culture mixte Pratique culturale Dynamique des populations Biologie Conservation Lutte biologique Maïs Pratique agricole diversifiée Association de cultures Association culturale Niébe Arachide Agroécologie Entomologie |
| Résumé : |
La chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda), ravageur originaire des Amériques, a été détectée en Afrique de l’Ouest en 2016. Sa rapide propagation a causé de lourdes pertes agricoles, menaçant la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Face aux limites des pesticides de synthèse (résistance, faible efficacité, impacts environnementaux), la lutte biologique par conservation, basée sur les ennemis naturels, apparaît comme une alternative durable. L’étude a été conduite dans les zones de Kaffrine, Kaolack, Tambacounda ainsi qu’à la station de l’ISRA de Sangalkam (zone des Niayes). Des observations de terrain ont permis de caractériser le niveau d’infestation par S. frugiperda, l’intensité des dégâts, la présence des ennemis naturels et les rendements du maïs, selon les protocoles de référence (FAO, Davis). Par ailleurs, des essais agronomiques en blocs ont été réalisés à Sangalkam afin d’évaluer l’impact de différentes pratiques culturales sur l’infestation du maïs et la capacité de régulation naturelle assurée par les auxiliaires. La première partie de ce travail analyse la dynamique de S. frugiperda au Sénégal, son impact sur le maïs, et la diversité de ses ennemis naturels. Les résultats révèlent une forte variabilité spatiale et temporelle des populations, avec un pic d’activité en août. L’efficacité des pièges à phéromones est limitée par la diversité génétique du ravageur. Les infestations sont plus importantes à Kaolack et Kaffrine, tandis que la mortalité larvaire due aux parasitoïdes varie selon les conditions agroécologiques locales, soulignant l’importance de pratiques agricoles favorables aux auxiliaires. La seconde partie évalue l’effet du travail du sol et des associations culturales (maïs/niébé, maïs/arachide). Les cultures associées réduisent les infestations en renforçant les ennemis naturels, alors que le travail du sol n’a pas eu d’effet significatif sur les populations larvaires. Les dégâts restent concentrés sur les jeunes plants, mais les rendements sont restés stables. Ainsi, les associations culturales ont permis de diminuer les dégâts sans impacter négativement la productivité du maïs, démontrant l’efficacité de ces pratiques pour protéger les plants de maïs tout en maintenant les rendements. Cette thèse souligne le potentiel des pratiques culturales diversifiées dans une approche agroécologique pour une gestion durable de S. frugiperda, en réduisant les infestations tout en favorisant la régulation naturelle.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2725 |
Gestion agroécologique du ravageur invasif Spodoptera frugiperda (Smith, 1797) (Lepidoptera : Noctuidae) sur le maïs (Zea mays L.) au Sénégal : potentiel de la lutte biologique par conservation [texte imprimé] / Ibrahima Ba, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2025 . - 102 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Spodoptera frugiperda Lepidoptera Noctuidae Lepidoptère chenille légionnaire Ravageur Ennemi naturel Culture mixte Pratique culturale Dynamique des populations Biologie Conservation Lutte biologique Maïs Pratique agricole diversifiée Association de cultures Association culturale Niébe Arachide Agroécologie Entomologie |
| Résumé : |
La chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda), ravageur originaire des Amériques, a été détectée en Afrique de l’Ouest en 2016. Sa rapide propagation a causé de lourdes pertes agricoles, menaçant la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Face aux limites des pesticides de synthèse (résistance, faible efficacité, impacts environnementaux), la lutte biologique par conservation, basée sur les ennemis naturels, apparaît comme une alternative durable. L’étude a été conduite dans les zones de Kaffrine, Kaolack, Tambacounda ainsi qu’à la station de l’ISRA de Sangalkam (zone des Niayes). Des observations de terrain ont permis de caractériser le niveau d’infestation par S. frugiperda, l’intensité des dégâts, la présence des ennemis naturels et les rendements du maïs, selon les protocoles de référence (FAO, Davis). Par ailleurs, des essais agronomiques en blocs ont été réalisés à Sangalkam afin d’évaluer l’impact de différentes pratiques culturales sur l’infestation du maïs et la capacité de régulation naturelle assurée par les auxiliaires. La première partie de ce travail analyse la dynamique de S. frugiperda au Sénégal, son impact sur le maïs, et la diversité de ses ennemis naturels. Les résultats révèlent une forte variabilité spatiale et temporelle des populations, avec un pic d’activité en août. L’efficacité des pièges à phéromones est limitée par la diversité génétique du ravageur. Les infestations sont plus importantes à Kaolack et Kaffrine, tandis que la mortalité larvaire due aux parasitoïdes varie selon les conditions agroécologiques locales, soulignant l’importance de pratiques agricoles favorables aux auxiliaires. La seconde partie évalue l’effet du travail du sol et des associations culturales (maïs/niébé, maïs/arachide). Les cultures associées réduisent les infestations en renforçant les ennemis naturels, alors que le travail du sol n’a pas eu d’effet significatif sur les populations larvaires. Les dégâts restent concentrés sur les jeunes plants, mais les rendements sont restés stables. Ainsi, les associations culturales ont permis de diminuer les dégâts sans impacter négativement la productivité du maïs, démontrant l’efficacité de ces pratiques pour protéger les plants de maïs tout en maintenant les rendements. Cette thèse souligne le potentiel des pratiques culturales diversifiées dans une approche agroécologique pour une gestion durable de S. frugiperda, en réduisant les infestations tout en favorisant la régulation naturelle.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2725 |
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