| Titre : |
Evaluation des effets des systèmes de culture sur les performances socio-économiques, agronomiques et écologiques de l’arachide (Arachis hypogaea L.) cultivée en rotation avec le mil (Pennisetum glaucum L.) dans le bassin arachidier du Sénégal |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Sophie DJIBA, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
179 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Arachis hypogaea Pennisetum glaucum Association Rotation Pratique culturale Système de culture Services écosystémiques Nodulation Rendement Durabilité Bassin arachier Sénégal Sahel. |
| Résumé : |
L'arachide occupe une place stratégique dans l’économie, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, et la transition agroécologique des systèmes agricoles de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest. Au Sénégal en particulier, où elle est souvent cultivée en rotation avec le mil, ses services écosystémiques de support de la production de la rotation culturale pourraient être importants. Alors que de nombreuses recherches se sont concentrées sur l'amélioration des rendements de l’arachide, les évaluations des performances agronomiques et socio-économiques des pratiques des agriculteurs, liées à sa culture sont encore fragmentaires et intègrent peu la diversité des contextes socio-économiques. De plus, les services écologiques apportés par cette légumineuse dans le cadre de la rotation avec le mil ont jusqu’ici été peu évalués dans le contexte des parcelles d’agriculteurs. L’objectif de cette thèse était d’évaluer les performances socio-économiques, agronomiques et écologiques des systèmes de culture de l’arachide pratiqués par les agriculteurs du centre du bassin arachidier. Trois types d’approches ont été développés : 1) des enquêtes socio-économiques auprès de 46 agriculteurs du centre du bassin arachidier en vue d’évaluer comment les surfaces consacrées à l’arachide, leurs modes de gestion et les performances socio-économiques de la culture sont affectés par les ressources disponibles au niveau de l’exploitation agricole familiale et les perceptions des agriculteurs sur les atouts et contraintes de l’arachide ; 2) la collecte d’indicateurs sur un dispositif en réseau constitué de 45 parcelles d’agriculteurs suivies pendant deux années (2017 et 2018) en vue d’évaluer de manière inductive les effets des systèmes de culture sur le rendement de l’arachide, la régulation des bio-agresseurs et des ressources du sol, et les performances de la culture de mil, suivant que son précédent cultural était soit l’arachide, soit le mil ; 3) des essais en conditions semi-contrôlées en vue d’évaluer par une approche déductive, les effets des propositions techniques de la recherche en matière de variété d’arachide, de fertilisation minérale et d’apport d’inoculum sur différents indicateurs de performances agronomiques, et d’activités symbiotiques non seulement de la culture d’arachide, mais aussi du mil en rotation avec elle. Les résultats des enquêtes ont montré que, bien que les agriculteurs soient conscients des nombreuses opportunités offertes par l'arachide en termes de services écosystémiques, son expansion et sa productivité sont entravées par divers défis socio-économiques : ceux qui disposent de moins de ressources ont des contraintes différentes (manque d'équipements et de financement) de ceux qui en ont plus (accès aux semences et au crédit). Les surfaces en arachide des premiers ne dépassent pas 3% alors que pour les seconds, elles atteignent 28% de la surface totale cultivée au niveau de l’exploitation agricole familiale. Ces derniers utilisent des semences de ferme, du travail salarié, et plus de fumier et d'engrais synthétiques sur leur culture d’arachide. Leur rendement moyen en gousses (625 kg ha-1) est le plus élevé, bien qu'il soit largement inférieur au rendement potentiel. Leur retour sur investissement, en intégrant l'autoconsommation, est également le plus élevé (974%). Ces résultats ont permis de souligner l’urgence de politiques agricoles adaptées à la réalité de chaque exploitation. Le dispositif en réseau de parcelles d’agriculteurs a mis en évidence que les maladies telluriques et la pauvreté des sols représentent deux facteurs limitants majeurs à l'amélioration des rendements de l'arachide et de ses interactions symbiotiques avec les organismes du sol dans les agrosystèmes étudiés. La rotation biennale arachide/mil avec application de matière organique pratiquée par les agriculteurs s’est montrée efficace vis-à -vis de ces deux contraintes à la fois. Les arrières-effets du précédent cultural arachide sur le mil ont été très variables en fonction de la gestion technique de l’arachide et des conditions climatiques au cours du cycle du mil. Au cours de l’année très sèche de 2018, le précédent cultural arachide a permis un accroissement significatif du rendement du mil. Nous avons montré que l’augmentation de la mycorhization du mil sur précédent arachide était le principal mécanisme à l’origine de ce résultat. Les résultats des essais en conditions semi-contrôlées ont révélé que les variétés d’arachide 55-33 et 55-437 combinent à la fois résistance aux maladies, efficacité symbiotique et bonne réponse aux fertilisants. Leurs réponses aux apports d’inoculum n’ont pas été significatives. Nous avons conclu que ces variétés sont bien adaptées à un objectif d’amélioration de la productivité des cultures d’arachide en milieu marginal. Cette étude a contribué à montré que les performances aussi bien agronomiques, socio-économiques et environnementales de l’arachide cultivée dans un petit village pédoclimatiquement homogène du bassin arachidier sont très variables en fonction des systèmes de culture, et que cette diversité des systèmes de culture résulte de la diversité des contraintes et atouts socio-économiques propres à chaque agriculteur. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2819 |
Evaluation des effets des systèmes de culture sur les performances socio-économiques, agronomiques et écologiques de l’arachide (Arachis hypogaea L.) cultivée en rotation avec le mil (Pennisetum glaucum L.) dans le bassin arachidier du Sénégal [texte imprimé] / Sophie DJIBA, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2025 . - 179 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Arachis hypogaea Pennisetum glaucum Association Rotation Pratique culturale Système de culture Services écosystémiques Nodulation Rendement Durabilité Bassin arachier Sénégal Sahel. |
| Résumé : |
L'arachide occupe une place stratégique dans l’économie, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, et la transition agroécologique des systèmes agricoles de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest. Au Sénégal en particulier, où elle est souvent cultivée en rotation avec le mil, ses services écosystémiques de support de la production de la rotation culturale pourraient être importants. Alors que de nombreuses recherches se sont concentrées sur l'amélioration des rendements de l’arachide, les évaluations des performances agronomiques et socio-économiques des pratiques des agriculteurs, liées à sa culture sont encore fragmentaires et intègrent peu la diversité des contextes socio-économiques. De plus, les services écologiques apportés par cette légumineuse dans le cadre de la rotation avec le mil ont jusqu’ici été peu évalués dans le contexte des parcelles d’agriculteurs. L’objectif de cette thèse était d’évaluer les performances socio-économiques, agronomiques et écologiques des systèmes de culture de l’arachide pratiqués par les agriculteurs du centre du bassin arachidier. Trois types d’approches ont été développés : 1) des enquêtes socio-économiques auprès de 46 agriculteurs du centre du bassin arachidier en vue d’évaluer comment les surfaces consacrées à l’arachide, leurs modes de gestion et les performances socio-économiques de la culture sont affectés par les ressources disponibles au niveau de l’exploitation agricole familiale et les perceptions des agriculteurs sur les atouts et contraintes de l’arachide ; 2) la collecte d’indicateurs sur un dispositif en réseau constitué de 45 parcelles d’agriculteurs suivies pendant deux années (2017 et 2018) en vue d’évaluer de manière inductive les effets des systèmes de culture sur le rendement de l’arachide, la régulation des bio-agresseurs et des ressources du sol, et les performances de la culture de mil, suivant que son précédent cultural était soit l’arachide, soit le mil ; 3) des essais en conditions semi-contrôlées en vue d’évaluer par une approche déductive, les effets des propositions techniques de la recherche en matière de variété d’arachide, de fertilisation minérale et d’apport d’inoculum sur différents indicateurs de performances agronomiques, et d’activités symbiotiques non seulement de la culture d’arachide, mais aussi du mil en rotation avec elle. Les résultats des enquêtes ont montré que, bien que les agriculteurs soient conscients des nombreuses opportunités offertes par l'arachide en termes de services écosystémiques, son expansion et sa productivité sont entravées par divers défis socio-économiques : ceux qui disposent de moins de ressources ont des contraintes différentes (manque d'équipements et de financement) de ceux qui en ont plus (accès aux semences et au crédit). Les surfaces en arachide des premiers ne dépassent pas 3% alors que pour les seconds, elles atteignent 28% de la surface totale cultivée au niveau de l’exploitation agricole familiale. Ces derniers utilisent des semences de ferme, du travail salarié, et plus de fumier et d'engrais synthétiques sur leur culture d’arachide. Leur rendement moyen en gousses (625 kg ha-1) est le plus élevé, bien qu'il soit largement inférieur au rendement potentiel. Leur retour sur investissement, en intégrant l'autoconsommation, est également le plus élevé (974%). Ces résultats ont permis de souligner l’urgence de politiques agricoles adaptées à la réalité de chaque exploitation. Le dispositif en réseau de parcelles d’agriculteurs a mis en évidence que les maladies telluriques et la pauvreté des sols représentent deux facteurs limitants majeurs à l'amélioration des rendements de l'arachide et de ses interactions symbiotiques avec les organismes du sol dans les agrosystèmes étudiés. La rotation biennale arachide/mil avec application de matière organique pratiquée par les agriculteurs s’est montrée efficace vis-à -vis de ces deux contraintes à la fois. Les arrières-effets du précédent cultural arachide sur le mil ont été très variables en fonction de la gestion technique de l’arachide et des conditions climatiques au cours du cycle du mil. Au cours de l’année très sèche de 2018, le précédent cultural arachide a permis un accroissement significatif du rendement du mil. Nous avons montré que l’augmentation de la mycorhization du mil sur précédent arachide était le principal mécanisme à l’origine de ce résultat. Les résultats des essais en conditions semi-contrôlées ont révélé que les variétés d’arachide 55-33 et 55-437 combinent à la fois résistance aux maladies, efficacité symbiotique et bonne réponse aux fertilisants. Leurs réponses aux apports d’inoculum n’ont pas été significatives. Nous avons conclu que ces variétés sont bien adaptées à un objectif d’amélioration de la productivité des cultures d’arachide en milieu marginal. Cette étude a contribué à montré que les performances aussi bien agronomiques, socio-économiques et environnementales de l’arachide cultivée dans un petit village pédoclimatiquement homogène du bassin arachidier sont très variables en fonction des systèmes de culture, et que cette diversité des systèmes de culture résulte de la diversité des contraintes et atouts socio-économiques propres à chaque agriculteur. |
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