| Titre : |
Contribution à l'étude biosystématique du genre corchorus L. (Tiliaceae) au Sénegal |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Mama Samba MBAYE, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale |
| Année de publication : |
2002 |
| Importance : |
115 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Corchorus Biosystématique Tiliaceae Caryologie Chorologie Germination Jeune plant Taxonomie numérique Taxonomie Anatomie Biochimie Ecologie Morphologie |
| Résumé : |
Le genre Corchorus L. (Tiliaceae) comprend environ 40 espèces largement répandues sous
les tropiques et est.représenté-au Sénégal par cinq espèces : c. aestuan, i., c. fascicularis Lam. ,C.olitoriusL.avecdeuxvariétés;C.olitoriusvar. olitoriusL.etC. olitoriusvar.incisifoliusAsch.&
Schw., C. tridens L. et C. tritocularis L..
Ces espèces ont fait l'objet de plusieurs études gui ont montré l'importance des caractères
du fruit dans l'identification des différentes espèces. Toltefois, les ressemblances des caractères
morphologiques, anatomiques notamment ceux de la fleur rendent difficile.leur identification. Cette
étude. est entreprise pour rechercher des caractères discriminants nouruuu" aux plans
chorologique, écologique et physiologique, morphologique et anatomique, caryologique etbiochimique, qui permettent de faciliter leur identifica-tion et de ressortir les affinités et les
tendances évolutives au sein du genre.
Les caractères chorologiques et écologiques ont été établis grâce à une étude
bibliographique et à partir des informations tiréeJdà la consultation d,herbie"rs. Le comportementgerminatif des semences a été évalué sur des semences viables placées, uprer scarification, aux .
conditions de température, d'éclairement, d'enfouissement et o'bge aes sLÀences. Les études
morphologiques et anatomiques ont été réalisées avec les méthodeslt ÀuiiriËioiyrtor"tiques. ùÀ
screening de quelques composés biochimiques d'intérêt systématique reconnu a pérmis d,établir les
llens entre Ies espèces au plan biochimique. Les affinités inierspécifiquei -à t t", tendances
évolutives sont évaluées en utilisant les méthodes de ta tà xonomi" nrre.iqüà . -
L'étude chorologique et écologique a-montré que ces espècei rori *iginaires de l,Inde etsont très répandues sous les tropiquel. En Afrique, ellôs se rencontrent essentiellement de Ia zone
sahélo-soudanienne à la zone guinéenne. Au Sénégal , C. fasiicutaris, C. otitorius et c. tridens sontprésents partout alors que C. aestuans est absent au word et C. tritocularis est absent au Nord et
au sud' Ces espèces se rencontrent pratiquement sur tous les types de sols depuis les vertisolsjusqu'aux sols ferrugineux. L'étude du comportement germinatif a montié -qru .u, espècesprésentent plus de caractères communs que de caractèrÉs différentiels. rn effËt, les semencesprésentent une inhibition tégumentaire liée à l'importance à e la dureté oer telrrents séminaux.
Toutefois, les semences de c. olitorius var. incisifoiius peuvent germer sans scarification au bout de
5 ans de conservation, contrairement à celles des autres taxa. Les semences des différentes
espèces sont indifférentes à l'effet de la température et de l'éclairement, ce qui semote justifier la
larg-e répartition géographique et le statut d'adventices des 5 espèces. En ce qui concerne laprofondeur d'enfouissement, C. fascicularis se distingue par une difficulté à lever entre 1 et 2 cm.
L'étude morphologique et anatomique a mo-ntré que, malgré r'nomà génà ité au sein de cegenre.soulignée par certains caractères communs et constants èntre les à spèces, il existe des
caractères discriminants pouvant faciliter leur identification. Ainsi, au stade adllte, la présence ou
non des filaments capillaires basaux, la marge dentée ou lacérée à es reuiltes,-È-prZnoruison tordue
ou imbriquée de la corolle, l'ovaire triloculaire ou pentaloculaire, la section circulaire, hexagonale,
pentagonale ou trigone du fruit, le sommet entier ou divisé en dents ou rruit, ies traines contiguës
ou séparées dans le fruit constituent autant de caractères distinctifs. eu'stadË jeune plant la
pubescence du pétiole des feuilles cotylédonaires et la forme des feuilles ;uvenires et adultes ontpermis une reconnaissance précoce de ces espèces.
Il est apparu au terme de cette étude que plusieurs caractères végétatifs et reproducteurs
sont discriminants et permettent une reconnaissance de ces espèces. ces-.;;ucères'ont permis
d'élaborer des clés d'identification au stade adulte au stade jeune plant.
Si au plan caryologique aucune différence n'est noiée entre ces espèces, il est cependant
important de noter que malgré leur relative proximité biochimique, elles diffèrent néanmoins p"i r.
présence ou l'absence d'alcaloTdes.
L'évaluation des distances taxinomiques a indiqué une homogénéité à l,intérieur du genre
mais aussi l'individualité de chaque espèce. En outre, C. fascicularrs ierait la moins évoluée iuivie
de C. aestuans, drt couple C. tridens et C. tritocularis et enfin de C. olitorius var. olitorius et C.
olitorius var. incisifolius, .qui malgré leur forme foliaire très différente, ne représèntent que deux
variétés d'une même espèce. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2768 |
Contribution à l'étude biosystématique du genre corchorus L. (Tiliaceae) au Sénegal [texte imprimé] / Mama Samba MBAYE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale, 2002 . - 115 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Corchorus Biosystématique Tiliaceae Caryologie Chorologie Germination Jeune plant Taxonomie numérique Taxonomie Anatomie Biochimie Ecologie Morphologie |
| Résumé : |
Le genre Corchorus L. (Tiliaceae) comprend environ 40 espèces largement répandues sous
les tropiques et est.représenté-au Sénégal par cinq espèces : c. aestuan, i., c. fascicularis Lam. ,C.olitoriusL.avecdeuxvariétés;C.olitoriusvar. olitoriusL.etC. olitoriusvar.incisifoliusAsch.&
Schw., C. tridens L. et C. tritocularis L..
Ces espèces ont fait l'objet de plusieurs études gui ont montré l'importance des caractères
du fruit dans l'identification des différentes espèces. Toltefois, les ressemblances des caractères
morphologiques, anatomiques notamment ceux de la fleur rendent difficile.leur identification. Cette
étude. est entreprise pour rechercher des caractères discriminants nouruuu" aux plans
chorologique, écologique et physiologique, morphologique et anatomique, caryologique etbiochimique, qui permettent de faciliter leur identifica-tion et de ressortir les affinités et les
tendances évolutives au sein du genre.
Les caractères chorologiques et écologiques ont été établis grâce à une étude
bibliographique et à partir des informations tiréeJdà la consultation d,herbie"rs. Le comportementgerminatif des semences a été évalué sur des semences viables placées, uprer scarification, aux .
conditions de température, d'éclairement, d'enfouissement et o'bge aes sLÀences. Les études
morphologiques et anatomiques ont été réalisées avec les méthodeslt ÀuiiriËioiyrtor"tiques. ùÀ
screening de quelques composés biochimiques d'intérêt systématique reconnu a pérmis d,établir les
llens entre Ies espèces au plan biochimique. Les affinités inierspécifiquei -à t t", tendances
évolutives sont évaluées en utilisant les méthodes de ta tà xonomi" nrre.iqüà . -
L'étude chorologique et écologique a-montré que ces espècei rori *iginaires de l,Inde etsont très répandues sous les tropiquel. En Afrique, ellôs se rencontrent essentiellement de Ia zone
sahélo-soudanienne à la zone guinéenne. Au Sénégal , C. fasiicutaris, C. otitorius et c. tridens sontprésents partout alors que C. aestuans est absent au word et C. tritocularis est absent au Nord et
au sud' Ces espèces se rencontrent pratiquement sur tous les types de sols depuis les vertisolsjusqu'aux sols ferrugineux. L'étude du comportement germinatif a montié -qru .u, espècesprésentent plus de caractères communs que de caractèrÉs différentiels. rn effËt, les semencesprésentent une inhibition tégumentaire liée à l'importance à e la dureté oer telrrents séminaux.
Toutefois, les semences de c. olitorius var. incisifoiius peuvent germer sans scarification au bout de
5 ans de conservation, contrairement à celles des autres taxa. Les semences des différentes
espèces sont indifférentes à l'effet de la température et de l'éclairement, ce qui semote justifier la
larg-e répartition géographique et le statut d'adventices des 5 espèces. En ce qui concerne laprofondeur d'enfouissement, C. fascicularis se distingue par une difficulté à lever entre 1 et 2 cm.
L'étude morphologique et anatomique a mo-ntré que, malgré r'nomà génà ité au sein de cegenre.soulignée par certains caractères communs et constants èntre les à spèces, il existe des
caractères discriminants pouvant faciliter leur identification. Ainsi, au stade adllte, la présence ou
non des filaments capillaires basaux, la marge dentée ou lacérée à es reuiltes,-È-prZnoruison tordue
ou imbriquée de la corolle, l'ovaire triloculaire ou pentaloculaire, la section circulaire, hexagonale,
pentagonale ou trigone du fruit, le sommet entier ou divisé en dents ou rruit, ies traines contiguës
ou séparées dans le fruit constituent autant de caractères distinctifs. eu'stadË jeune plant la
pubescence du pétiole des feuilles cotylédonaires et la forme des feuilles ;uvenires et adultes ontpermis une reconnaissance précoce de ces espèces.
Il est apparu au terme de cette étude que plusieurs caractères végétatifs et reproducteurs
sont discriminants et permettent une reconnaissance de ces espèces. ces-.;;ucères'ont permis
d'élaborer des clés d'identification au stade adulte au stade jeune plant.
Si au plan caryologique aucune différence n'est noiée entre ces espèces, il est cependant
important de noter que malgré leur relative proximité biochimique, elles diffèrent néanmoins p"i r.
présence ou l'absence d'alcaloTdes.
L'évaluation des distances taxinomiques a indiqué une homogénéité à l,intérieur du genre
mais aussi l'individualité de chaque espèce. En outre, C. fascicularrs ierait la moins évoluée iuivie
de C. aestuans, drt couple C. tridens et C. tritocularis et enfin de C. olitorius var. olitorius et C.
olitorius var. incisifolius, .qui malgré leur forme foliaire très différente, ne représèntent que deux
variétés d'une même espèce. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2768 |
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