| Titre : |
Analyse de l’impact de la salinisation des terres et de la nappe superficielle sur la flore et la végétation des communes de Diofior, Fimela et Djilass (Fatick/Sénégal) : proposition de stratégies d’adaptation et de gestion |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Doudou THIAM, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
144 P. |
| Format : |
29cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Sol Salinisation Flore Végétation Biodiversité Conservation Adaptation Terre Nappe superficielle Environnement Diofior Fimela Djilass Fatick Sénégal Pédologie Hydrogéologie Cartographie Botanique Savoir local Eau Couvert végétal Terre salée Diosiroh |
| Résumé : |
Les communes de Diofior, Fimela et Djilass sont situées dans le centre ouest du bassin arachidier
sénégalais et couvrent une superficie de 57847 ha. Au cours des trois dernières décennies, la zone a connu
une évolution régressive de ses ressources naturelles due à un processus continu de salinisation des
terres. Ce phénomène est à l’origine de la dégradation des sols, des eaux de la nappe et de la végétation.
Ainsi, notre travail a pour objectif général de contribuer à la connaissance de l’impact de la salinisation
des terres et de la nappe superficielle sur la flore des communes de Diofior, Fimela et Djilass. Pour
atteindre cet objectif, une approche pluridisciplinaire a été adoptée en s’appuyant sur l’interprétation des
données sur la pédologie, l’hydrogéologie, la cartographie et la botanique. Ce travail s’articule autour
de quatre objectifs spécifiques : (i) identifier les savoirs locaux sur la salinisation des terres, (ii)
caractériser les sols et les eaux de la nappe superficielle, (iii) étudier la dynamique du couvert végétal et
des terres salées de 1974 à 2023, (iiii) caractériser la flore et la végétation des communes de Diofior,
Fimela et Djilass et proposer des stratégies d’adaptation et de gestion des terres salées. Les résultats des
enquêtes montrent que plus de 84 % des personnes qui vivent autour de la vallée DioSiRôh ont ressenti
les effets de la salinisation des terres sur le maraichage, les cultures du mil et de l’arachide, la riziculture
et l’élevage. Ces effets de la salinisation se traduisent par une forte baisse de la productivité agricole et
une perte de la biodiversité. Pour remédier à ce phénomène, des tentatives de récupération des terres
salées ont été initiées au niveau local, bien avant les indépendances. L’étude des profils pédologiques a
montré que la salinisation augmente graduellement de l’horizon inférieur (20-40 cm) vers l’horizon
supérieur (0-20 cm). Cette même situation est notée avec la variation du pH en fonction de la profondeur
et des placettes. Les résultats obtenus ont également montré que la salinisation des terres s’accompagne
également de celle de la nappe superficielle. Ainsi, soixante-dix pourcents (70%) des échantillons d’eau
présentent des valeurs élevées de CE >1500 μs/cm, dépassant la norme de potabilité fournie par l’OMS.
L’évaluation de l’aptitude des eaux de la nappe à l’irrigation montre des eaux aptes pour l’irrigation
(55%), des eaux douteuses (36%) et des eaux mauvaises pour l’irrigation (9%). Entre 1974 et 2023,
l’évolution des terres salées est marquée par une augmentation de 5537 ha et le couvert végétal a connu
une diminution de 14888 ha. Les inventaires floristiques effectués dans la zone ont permis de recenser
207 espèces réparties en 51 familles et 149 genres. Dans la zone non protégée, on retrouve171 espèces
et 131 dans celle protégée de la réserve de biosphère de Samba Dia. Face à la perte du couvert végétal
et à la dégradation des terres, nous avons proposé des stratégies traditionnelles et modernes de
récupération et de gestion des terres salées. Les méthodes modernes sont à la fois mécaniques (les digues
anti-sel) et biologiques (compostage, reboisement, sensibilisation des populations…).
|
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2732 |
Analyse de l’impact de la salinisation des terres et de la nappe superficielle sur la flore et la végétation des communes de Diofior, Fimela et Djilass (Fatick/Sénégal) : proposition de stratégies d’adaptation et de gestion [texte imprimé] / Doudou THIAM, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2025 . - 144 P. ; 29cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Sol Salinisation Flore Végétation Biodiversité Conservation Adaptation Terre Nappe superficielle Environnement Diofior Fimela Djilass Fatick Sénégal Pédologie Hydrogéologie Cartographie Botanique Savoir local Eau Couvert végétal Terre salée Diosiroh |
| Résumé : |
Les communes de Diofior, Fimela et Djilass sont situées dans le centre ouest du bassin arachidier
sénégalais et couvrent une superficie de 57847 ha. Au cours des trois dernières décennies, la zone a connu
une évolution régressive de ses ressources naturelles due à un processus continu de salinisation des
terres. Ce phénomène est à l’origine de la dégradation des sols, des eaux de la nappe et de la végétation.
Ainsi, notre travail a pour objectif général de contribuer à la connaissance de l’impact de la salinisation
des terres et de la nappe superficielle sur la flore des communes de Diofior, Fimela et Djilass. Pour
atteindre cet objectif, une approche pluridisciplinaire a été adoptée en s’appuyant sur l’interprétation des
données sur la pédologie, l’hydrogéologie, la cartographie et la botanique. Ce travail s’articule autour
de quatre objectifs spécifiques : (i) identifier les savoirs locaux sur la salinisation des terres, (ii)
caractériser les sols et les eaux de la nappe superficielle, (iii) étudier la dynamique du couvert végétal et
des terres salées de 1974 à 2023, (iiii) caractériser la flore et la végétation des communes de Diofior,
Fimela et Djilass et proposer des stratégies d’adaptation et de gestion des terres salées. Les résultats des
enquêtes montrent que plus de 84 % des personnes qui vivent autour de la vallée DioSiRôh ont ressenti
les effets de la salinisation des terres sur le maraichage, les cultures du mil et de l’arachide, la riziculture
et l’élevage. Ces effets de la salinisation se traduisent par une forte baisse de la productivité agricole et
une perte de la biodiversité. Pour remédier à ce phénomène, des tentatives de récupération des terres
salées ont été initiées au niveau local, bien avant les indépendances. L’étude des profils pédologiques a
montré que la salinisation augmente graduellement de l’horizon inférieur (20-40 cm) vers l’horizon
supérieur (0-20 cm). Cette même situation est notée avec la variation du pH en fonction de la profondeur
et des placettes. Les résultats obtenus ont également montré que la salinisation des terres s’accompagne
également de celle de la nappe superficielle. Ainsi, soixante-dix pourcents (70%) des échantillons d’eau
présentent des valeurs élevées de CE >1500 μs/cm, dépassant la norme de potabilité fournie par l’OMS.
L’évaluation de l’aptitude des eaux de la nappe à l’irrigation montre des eaux aptes pour l’irrigation
(55%), des eaux douteuses (36%) et des eaux mauvaises pour l’irrigation (9%). Entre 1974 et 2023,
l’évolution des terres salées est marquée par une augmentation de 5537 ha et le couvert végétal a connu
une diminution de 14888 ha. Les inventaires floristiques effectués dans la zone ont permis de recenser
207 espèces réparties en 51 familles et 149 genres. Dans la zone non protégée, on retrouve171 espèces
et 131 dans celle protégée de la réserve de biosphère de Samba Dia. Face à la perte du couvert végétal
et à la dégradation des terres, nous avons proposé des stratégies traditionnelles et modernes de
récupération et de gestion des terres salées. Les méthodes modernes sont à la fois mécaniques (les digues
anti-sel) et biologiques (compostage, reboisement, sensibilisation des populations…).
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2732 |
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