| Titre : |
LA RIZICULTURE FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN BASSE CASAMANCE : IMPACTS ET STRATEGIES D’ADAPTATION DES POPULATIONS DANS LES COMMUNES DE NIAMONE, D’OUNCK ET DE COUBALAN |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Mariama Fall, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale |
| Année de publication : |
2019 |
| Importance : |
44 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Changements climatiques aléa climatique riziculture adaptation Basse Casamance Niamone Ounck Coubalan |
| Résumé : |
Au Sénégal, la riziculture de la Casamance a toujours occupé une place prépondérante dans la satisfaction des besoins en riz de sa population qui ne cesse d’augmenter. De nos jours, elle est confrontée aux effets des changements climatiques qui se manifestent par l’abandon des rizières, la perte de superficies cultivables dues à la salinisation et a l’ensablement. L’objectif de cette étude est d’analyser la vulnérabilité de la riziculture face aux changements climatiques et de déterminer les stratégies d’adaptation des riziculteurs dans les communes de Niamone, de Coubalan et d’Ouonck. La méthodologie a consisté à analyser les Indices Standardisés de la Pluviométrie (ISP) de la série de 1951-2018, à analyser les données de superficie cultivées en riz et de rendement, et à mener des enquêtes de perceptions auprès de 90 chefs de ménage dont 69 hommes et 21 femmes. En termes de résultats, il ressort de l’analyse des ISP trois périodes dont deux humides (1951-1967) et (1999-2018) et une période sèche (1967-1998). La tendance des cumuls pluviométrique post-sécheresse (1999-2018) est à la hausse comparée à ceux des années pré-sécheresse (1951-1967). Le test de régression montre l’évolution de la production rizicole est lié à l’évolution des ISP et que plus la saison des pluies dure plus la production rizicole est importante. De l’enquête de perception il ressort selon les populations que la saison des pluies connait un début tardif (65.6%) et une fin précoce (96.7%). Les principaux aléas climatiques énumérés par les populations sont la variation pluviométrie (35%), l’augmentation de la température (32%) et les vents violents (33%). 98 % des enquêtés estiment que ces aléas climatiques entrainent la salinisation, l’ensablement et la perte de la fertilité des rizières. Comme stratégies d’adaptation, les populations utilisent les variétés adaptées pour faire face au raccourcissement de la durée de la saison des pluies et à la variabilité pluviométrique (19% des enquêtés.), et aménagent les casiers rizicoles en digues et diguettes (33%) pour l’intrusion saline. Pour la baisse de la fertilité, elles optent pour l’amendement organique (19%) et la pratique de l’agroforesterie (19%). La région de Niamone qui présente plus d’arbres dans les rizières, a les meilleurs rendements d’après les populations comparées aux autres communes.
Cette présente étude permet une meilleure compréhension des conditions pluviométriques actuelles de la région afin d’aider les politiques de soutien de la riziculture en matière d’adaptation au changement climatique pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz et de la sécurité alimentaire. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=216 |
LA RIZICULTURE FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN BASSE CASAMANCE : IMPACTS ET STRATEGIES D’ADAPTATION DES POPULATIONS DANS LES COMMUNES DE NIAMONE, D’OUNCK ET DE COUBALAN [texte imprimé] / Mariama Fall, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale, 2019 . - 44 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Changements climatiques aléa climatique riziculture adaptation Basse Casamance Niamone Ounck Coubalan |
| Résumé : |
Au Sénégal, la riziculture de la Casamance a toujours occupé une place prépondérante dans la satisfaction des besoins en riz de sa population qui ne cesse d’augmenter. De nos jours, elle est confrontée aux effets des changements climatiques qui se manifestent par l’abandon des rizières, la perte de superficies cultivables dues à la salinisation et a l’ensablement. L’objectif de cette étude est d’analyser la vulnérabilité de la riziculture face aux changements climatiques et de déterminer les stratégies d’adaptation des riziculteurs dans les communes de Niamone, de Coubalan et d’Ouonck. La méthodologie a consisté à analyser les Indices Standardisés de la Pluviométrie (ISP) de la série de 1951-2018, à analyser les données de superficie cultivées en riz et de rendement, et à mener des enquêtes de perceptions auprès de 90 chefs de ménage dont 69 hommes et 21 femmes. En termes de résultats, il ressort de l’analyse des ISP trois périodes dont deux humides (1951-1967) et (1999-2018) et une période sèche (1967-1998). La tendance des cumuls pluviométrique post-sécheresse (1999-2018) est à la hausse comparée à ceux des années pré-sécheresse (1951-1967). Le test de régression montre l’évolution de la production rizicole est lié à l’évolution des ISP et que plus la saison des pluies dure plus la production rizicole est importante. De l’enquête de perception il ressort selon les populations que la saison des pluies connait un début tardif (65.6%) et une fin précoce (96.7%). Les principaux aléas climatiques énumérés par les populations sont la variation pluviométrie (35%), l’augmentation de la température (32%) et les vents violents (33%). 98 % des enquêtés estiment que ces aléas climatiques entrainent la salinisation, l’ensablement et la perte de la fertilité des rizières. Comme stratégies d’adaptation, les populations utilisent les variétés adaptées pour faire face au raccourcissement de la durée de la saison des pluies et à la variabilité pluviométrique (19% des enquêtés.), et aménagent les casiers rizicoles en digues et diguettes (33%) pour l’intrusion saline. Pour la baisse de la fertilité, elles optent pour l’amendement organique (19%) et la pratique de l’agroforesterie (19%). La région de Niamone qui présente plus d’arbres dans les rizières, a les meilleurs rendements d’après les populations comparées aux autres communes.
Cette présente étude permet une meilleure compréhension des conditions pluviométriques actuelles de la région afin d’aider les politiques de soutien de la riziculture en matière d’adaptation au changement climatique pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz et de la sécurité alimentaire. |
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=216 |
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