| Titre : |
Déterminants de la persistance et de la réapparition des infections à Plasmodium falciparum après chimiothérapie antipaludique au Sénégal |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Cheikh-Sadibou SOKHNA, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale |
| Année de publication : |
2000 |
| Importance : |
155 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Infection Plasmodium falciparum Chimiothérapie antipaludique Paludisme Chimiothérapie Chimiorésistance Gamétocyte |
| Résumé : |
La lutte contre le paludisme en Afrique est principalement basée sur le traitement présomptif des
cas de fièvre par des antipaludiques. Pour cette raison, la surveillance de la chimiosensibilité de P.
f alciparum et la connaissance des dynamiques parasitaires après traitement apportent des informations
essentielles pour permettre la meilleure prise en charge possible des cas de paludisme. Outre la
chimiosensibilité des parasites au médicament utilisé, divers facteurs de l'hôte et du parasite sont
susceptibles d'affecter la dynamique des infections plasmodiales après traitement et le délai de
réapparition des stades érythrocytaires.
Dans la première partie de ce travail, réalisée chez des poneurs asymptômatiques de parasites
traités avec des médicaments pour lesquels il n'y a pas de résistance, nous avons systématiquement étudié
le rôle du niveau de transmission du paludisme, de l'âge des sujets et de cenaines de leurs
caractéristiques génétiques (trait drépanocytaire et groupes HIA) dans le délai de réapparition d'une
infection à P. falciparum. Dans la seconde partie de ce travail, réalisée chez des malades présentant un
accès palustre et traités par les médicaments actuellement recommandés en Afrique comme traitement de
première intention du paludisme, nous avons étudié les conséquences de la chimiorésistance sur les
dynamiques parasi~ires et notamment la production de gamétocytes.
Le délai de réapparation d'une parasitémie après traitement curatif à la quinine a été étudié en
zone de forte transmission pérenne (Dielmo) , de transmission saisonnière modérée (Ndiop) et de
transmission saisonnière coune (Diohine). Les principaux résultats ont été les suivants: 1) le niveau de
transmission influe peu sur le délai médian de réapparition de la parasitémie de la population qui est
compris entre 4 et 6 semaines; 2) ce délai varie selon les classes d'âges d'autant plus fortement que le
niveau de transmission moyen est élevé; 3) au moins trois autres facteurs ont une influence sur le délai de
. réapparition de la parasitémie: le trait drépanocytaire, l'existence d'une parasitémie élevée avant
traitement et l'utilisation d'une moustiquaire.
Les études de chimiosensibilité de P. falciparum ont été conduites chez des malades consultants
dans des dispensaires situés dans quatre régions du Sénégal: Mlomp (Casamance), Bandafassi-Ibel
(Sénégal oriental), Diohine (Sine-Saloum) et Pikine (agglomération de Dakar). Les principaux résultats
ont été les suivants: 1) l'existence d'une résistance à la chloroquine a été documentée lors de toutes les
enquêtes, avec une prévalence variant de 14% à Bandafassi à 50% à Mlomp; 2) la comparaison de la
chloroquine, l'amodiaquine et la sulfadoxine-pyrimethamine indiquait des taux de résistance
parasitologique de 46%, 16% et 7% à Diohine avec un taux d'échec thérapeutique de 13%, 4% et 2%
respectivement pour ces trois médicaments; 3) le type de traitement, l'efficacité thérapeutique du
traitement et la durée d'évolution de la maladie avant traitement ont été les facteurs majeur qui ont
influencé la dynamique de la gamétocytémie.
Ces résultats montrent que le suivi de la réapparition d'une parasitémie après traitement curatif
permet de mettre en évidence des délais variable entre indi idu qui reflètent d différences de statut
immunitaire et de rési tance naturelle au parasite. Il est a.in i p ible de quantifier le contrôle des
infections palustres étudier les relation hôte- ecteur-parasite et anal er les mécanismes de défense
immunitaire ou génétique opérant aux ru eaux pré-é · u-oc ta.ires ou érythoc ;raires précoces. Du fait de
la grande puissance de ce e d étud et du cow1 dél i médian de réapparition des infections quel que
soit le niveau de rransmi ion ce e e protocole erait pai1iculièrement adapté pour l'évaluation de
candidats vaccins contre le paludi me. - r' ulta montrent aussi que la chloroquinorésistance a
désormais une forte pré alence au énégal, mais que l'amodiaquine et la sulfadoxine+pyriméthamine
pourraient constituer d exellentes altemati es comme traitement de première ou deuxième intention. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2345 |
Déterminants de la persistance et de la réapparition des infections à Plasmodium falciparum après chimiothérapie antipaludique au Sénégal [texte imprimé] / Cheikh-Sadibou SOKHNA, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2000 . - 155 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Infection Plasmodium falciparum Chimiothérapie antipaludique Paludisme Chimiothérapie Chimiorésistance Gamétocyte |
| Résumé : |
La lutte contre le paludisme en Afrique est principalement basée sur le traitement présomptif des
cas de fièvre par des antipaludiques. Pour cette raison, la surveillance de la chimiosensibilité de P.
f alciparum et la connaissance des dynamiques parasitaires après traitement apportent des informations
essentielles pour permettre la meilleure prise en charge possible des cas de paludisme. Outre la
chimiosensibilité des parasites au médicament utilisé, divers facteurs de l'hôte et du parasite sont
susceptibles d'affecter la dynamique des infections plasmodiales après traitement et le délai de
réapparition des stades érythrocytaires.
Dans la première partie de ce travail, réalisée chez des poneurs asymptômatiques de parasites
traités avec des médicaments pour lesquels il n'y a pas de résistance, nous avons systématiquement étudié
le rôle du niveau de transmission du paludisme, de l'âge des sujets et de cenaines de leurs
caractéristiques génétiques (trait drépanocytaire et groupes HIA) dans le délai de réapparition d'une
infection à P. falciparum. Dans la seconde partie de ce travail, réalisée chez des malades présentant un
accès palustre et traités par les médicaments actuellement recommandés en Afrique comme traitement de
première intention du paludisme, nous avons étudié les conséquences de la chimiorésistance sur les
dynamiques parasi~ires et notamment la production de gamétocytes.
Le délai de réapparation d'une parasitémie après traitement curatif à la quinine a été étudié en
zone de forte transmission pérenne (Dielmo) , de transmission saisonnière modérée (Ndiop) et de
transmission saisonnière coune (Diohine). Les principaux résultats ont été les suivants: 1) le niveau de
transmission influe peu sur le délai médian de réapparition de la parasitémie de la population qui est
compris entre 4 et 6 semaines; 2) ce délai varie selon les classes d'âges d'autant plus fortement que le
niveau de transmission moyen est élevé; 3) au moins trois autres facteurs ont une influence sur le délai de
. réapparition de la parasitémie: le trait drépanocytaire, l'existence d'une parasitémie élevée avant
traitement et l'utilisation d'une moustiquaire.
Les études de chimiosensibilité de P. falciparum ont été conduites chez des malades consultants
dans des dispensaires situés dans quatre régions du Sénégal: Mlomp (Casamance), Bandafassi-Ibel
(Sénégal oriental), Diohine (Sine-Saloum) et Pikine (agglomération de Dakar). Les principaux résultats
ont été les suivants: 1) l'existence d'une résistance à la chloroquine a été documentée lors de toutes les
enquêtes, avec une prévalence variant de 14% à Bandafassi à 50% à Mlomp; 2) la comparaison de la
chloroquine, l'amodiaquine et la sulfadoxine-pyrimethamine indiquait des taux de résistance
parasitologique de 46%, 16% et 7% à Diohine avec un taux d'échec thérapeutique de 13%, 4% et 2%
respectivement pour ces trois médicaments; 3) le type de traitement, l'efficacité thérapeutique du
traitement et la durée d'évolution de la maladie avant traitement ont été les facteurs majeur qui ont
influencé la dynamique de la gamétocytémie.
Ces résultats montrent que le suivi de la réapparition d'une parasitémie après traitement curatif
permet de mettre en évidence des délais variable entre indi idu qui reflètent d différences de statut
immunitaire et de rési tance naturelle au parasite. Il est a.in i p ible de quantifier le contrôle des
infections palustres étudier les relation hôte- ecteur-parasite et anal er les mécanismes de défense
immunitaire ou génétique opérant aux ru eaux pré-é · u-oc ta.ires ou érythoc ;raires précoces. Du fait de
la grande puissance de ce e d étud et du cow1 dél i médian de réapparition des infections quel que
soit le niveau de rransmi ion ce e e protocole erait pai1iculièrement adapté pour l'évaluation de
candidats vaccins contre le paludi me. - r' ulta montrent aussi que la chloroquinorésistance a
désormais une forte pré alence au énégal, mais que l'amodiaquine et la sulfadoxine+pyriméthamine
pourraient constituer d exellentes altemati es comme traitement de première ou deuxième intention. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2345 |
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