| Titre : |
Conception d'un Ouvrage de Protection côtière contre les Inondations à Rufisque |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Khadim GUEYE, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Géologie |
| Année de publication : |
1997 |
| Importance : |
170 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Protection côtière Inondation Rufisque ouvrage ouvrage de protection |
| Résumé : |
L'étude de la protection côtière à Rufisque remonte aux années 1979. En effet,
suite aux inondations provoquées par! 'avancée marine ayant entraîné la destruction des
habitations le long du littoral rufisquois qui s'étend sur près de 3500 m de long, le
gouvernement sénégalais avait fait appel à un bureau d'études hollandais du nom de
"Owards, Hedrick et Verey Ingénieurs Conseils, 1979" pour une estimation des
conditions hydroclimatiques régnant à Rufisque afin de dimensionner des murs de
protection contre les inondations.
Ainsi à la suite d' une étude statistique des caractéristiques des houles et des
vents, 1.es hollandais choisissent une hauteur de houle de 3.5m pour dimensionner une
digue trapézoïdale et en enrochement. Celle-ci devrait être composé de blocs de
basalte ; de poids compris entre 1200 kg (revêtement) et 6 kg (corps). Cette digue
devrait protéger une largeur de plage de 45 m pendant au moins 10 ans.
En raison des contraintes économiques, les autorités sénégalaises, par le biais de
la Direction des Travaux Publics, jugent l'ouvrage trop coûteux. Elles optent alors, en
l 980, pour un mur de protection dont la hauteur de crête maximale est de 5 m par
rapport au zéro hydrographique. La largeur de plage protégé est de 12 m. Les
enrochements sont en blocs de calcaires et de basaltes de poids compris entre 80 kg et
200 kg.
La Direction des Travaux Publics lance les appels d'offres vers les années 1983 .
Et c'est l'entreprise FOUGEROLLE qui se charge de la construction des murs de
protection entre 1983 et 1990.
De 1990 à nos jours, les eaux marines arrivent à atteindre les habitations. En
effet, les houles débordent les ouvrages construits et provoquent parfois des inondations
intenses. Cela témoigne de l'existence d'anomalies dans le dimensionnement des
ouvrages dont le but était de bloquer le passage des eaux marines.
La présente étude, qui a démarré vers les années 1993, analyse les causes des
anomalies afin de pouvoir apporter des corrections et définir un ouvrage adéquat pour la
lutte contre les inondations à Rufisque.
Les anomalies résultent essentiellement de nombreuses insuffisances observées
dans la méthode de dimensionnement adaptée. Celle-ci est en effet caractérisée par une
mauvaise définition des caractéristiques océanographiques, une absence quasi-totale
d' une étude géotechnique qui est par ailleurs obligatoire pour ces types d'ouvrages
poids. Tout ceci a alors entraîné une sous-estimation des caractéristiques
dimensionnelles des ouvrages proposés et un échec dans les objectifs visés. Cet échec
est accentué par I' absence d' une bonne maintenance des murs déjà construits.
La démarche proposée par cette présente étude a permis d' établir plusieurs
propositions de profils en fonction des paramètres hydrodynamiques e; des critères
économiques. Il en résulte que le profil idéal est une digue trapézoïdale 11unie d ' une
berme et composée d' un enrochement de blocs de basalte de poids compris entre 700
kg (revêtement) et 3.5 kg (corps). Cette digue, dont la hauteur de crête est de 3.5 m par
rapport au "Design Water Level" devra résister à une hauteur de houle de 4.2 m dont la
période de retour est estimée à 1/50 ans.
Cet ouvrage reposera sur un sol qui, sur le plan géotechnique, est constitué d' un
sable moyen reposant sur un sable argileux sous-jacent à une couche de sable grossier.
Celui-ci s'appuie sur les argiles marneuses qui constituent la base de la coupe.
La profondeur d'ancrage de la digue sera de l.5 m à partir du terrain naturel.
L' assise de la fondation présente une contrainte admissible corrigée de 150 MPa alors
que la contrainte de service est de 13 7 MPa. Ce qui exclut tout risque au
poinçonnement .
"i
Le tassement maximal est de 7.4 cm alors que le tassement différentiel maximal
est de 5.57 cm.
L'ouvrage bénéficiera d ' un contrôle pour la maintenance à raison d ' une fois
tous les trois mois.
|
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1925 |
Conception d'un Ouvrage de Protection côtière contre les Inondations à Rufisque [texte imprimé] / Khadim GUEYE, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Géologie, 1997 . - 170 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Protection côtière Inondation Rufisque ouvrage ouvrage de protection |
| Résumé : |
L'étude de la protection côtière à Rufisque remonte aux années 1979. En effet,
suite aux inondations provoquées par! 'avancée marine ayant entraîné la destruction des
habitations le long du littoral rufisquois qui s'étend sur près de 3500 m de long, le
gouvernement sénégalais avait fait appel à un bureau d'études hollandais du nom de
"Owards, Hedrick et Verey Ingénieurs Conseils, 1979" pour une estimation des
conditions hydroclimatiques régnant à Rufisque afin de dimensionner des murs de
protection contre les inondations.
Ainsi à la suite d' une étude statistique des caractéristiques des houles et des
vents, 1.es hollandais choisissent une hauteur de houle de 3.5m pour dimensionner une
digue trapézoïdale et en enrochement. Celle-ci devrait être composé de blocs de
basalte ; de poids compris entre 1200 kg (revêtement) et 6 kg (corps). Cette digue
devrait protéger une largeur de plage de 45 m pendant au moins 10 ans.
En raison des contraintes économiques, les autorités sénégalaises, par le biais de
la Direction des Travaux Publics, jugent l'ouvrage trop coûteux. Elles optent alors, en
l 980, pour un mur de protection dont la hauteur de crête maximale est de 5 m par
rapport au zéro hydrographique. La largeur de plage protégé est de 12 m. Les
enrochements sont en blocs de calcaires et de basaltes de poids compris entre 80 kg et
200 kg.
La Direction des Travaux Publics lance les appels d'offres vers les années 1983 .
Et c'est l'entreprise FOUGEROLLE qui se charge de la construction des murs de
protection entre 1983 et 1990.
De 1990 à nos jours, les eaux marines arrivent à atteindre les habitations. En
effet, les houles débordent les ouvrages construits et provoquent parfois des inondations
intenses. Cela témoigne de l'existence d'anomalies dans le dimensionnement des
ouvrages dont le but était de bloquer le passage des eaux marines.
La présente étude, qui a démarré vers les années 1993, analyse les causes des
anomalies afin de pouvoir apporter des corrections et définir un ouvrage adéquat pour la
lutte contre les inondations à Rufisque.
Les anomalies résultent essentiellement de nombreuses insuffisances observées
dans la méthode de dimensionnement adaptée. Celle-ci est en effet caractérisée par une
mauvaise définition des caractéristiques océanographiques, une absence quasi-totale
d' une étude géotechnique qui est par ailleurs obligatoire pour ces types d'ouvrages
poids. Tout ceci a alors entraîné une sous-estimation des caractéristiques
dimensionnelles des ouvrages proposés et un échec dans les objectifs visés. Cet échec
est accentué par I' absence d' une bonne maintenance des murs déjà construits.
La démarche proposée par cette présente étude a permis d' établir plusieurs
propositions de profils en fonction des paramètres hydrodynamiques e; des critères
économiques. Il en résulte que le profil idéal est une digue trapézoïdale 11unie d ' une
berme et composée d' un enrochement de blocs de basalte de poids compris entre 700
kg (revêtement) et 3.5 kg (corps). Cette digue, dont la hauteur de crête est de 3.5 m par
rapport au "Design Water Level" devra résister à une hauteur de houle de 4.2 m dont la
période de retour est estimée à 1/50 ans.
Cet ouvrage reposera sur un sol qui, sur le plan géotechnique, est constitué d' un
sable moyen reposant sur un sable argileux sous-jacent à une couche de sable grossier.
Celui-ci s'appuie sur les argiles marneuses qui constituent la base de la coupe.
La profondeur d'ancrage de la digue sera de l.5 m à partir du terrain naturel.
L' assise de la fondation présente une contrainte admissible corrigée de 150 MPa alors
que la contrainte de service est de 13 7 MPa. Ce qui exclut tout risque au
poinçonnement .
"i
Le tassement maximal est de 7.4 cm alors que le tassement différentiel maximal
est de 5.57 cm.
L'ouvrage bénéficiera d ' un contrôle pour la maintenance à raison d ' une fois
tous les trois mois.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1925 |
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