| Titre : |
LA BIODIVERSITE URBAINE ET LES SYSTEMES DE RESILIENCE DANS LES ESPACES VERTS DE DAKAR : CAS DU JARDIN BOTANIQUE (FST/UCAD) ET DE LA RESERVE SPECIALE BOTANIQUE DE NOFLAYE (SENEGAL) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Jules Diouf, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2020 |
| Importance : |
208 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Biodiversité urbaine Biodiversité espace vert Jardin botanique Réserve Spéciale Botanique botanique résilience Dakar Jardin Botanique Réserve Spéciale Botanique de Noflaye Noflaye |
| Résumé : |
Le Sénégal est un pays présentant une diversité floristique très importante se traduisant par la diversité de ces écosystèmes. Cette diversité est aujourd’hui menacée par un ensemble de facteurs parmi lesquels l’urbanisation et son lot de conséquences. Cette urbanisation s’est traduite par une perte de biodiversité avec la disparition d’espèces parfois très utiles, des habitats et écosystèmes particuliers. La présente étude réalisée dans la Réserve Spéciale Botanique de Noflaye et le Jardin Botanique du département de Biologie végétale de l’UCAD a été entreprise pour contribuer à la gestion durable de la biodiversité urbaine au Sénégal. Plus spécifiquement ce travail vise à : 1-caractériser la diversité végétale de ces milieux, 2-d’étudier la dynamique d’évolution de la flore et végétation des deux sites, 3-et en fin de ressortir les affinités entres ces deux milieux de conservation. Elle s’est basée sur des inventaires floristiques et forestiers. Pour l’étude de la flore, la méthode du « tour de champs » a été adoptée pour le jardin botanique et des placettes de 50 x 50 m ont été délimitées pour la Réserve Spéciale Botanique de Noflaye. L’utilisation de la méthode des relevés dendrométriques nous a permis de caractériser la végétation de la zone d’étude. La valeur écologique des deux sites a été étudiée grâce aux bases de données nationales et internationales parlant du statut de conservation des espèces. Cette étude a montré une diversité importante dans les deux sites. La flore globale des deux sites est de 332 espèces réparties en 239 genres et 80 familles. Les deux complexes forestiers présentent 90 espèces communes. Les fabaceae sont dominantes dans le milieu avec 17,47%. Cette étude a aussi révélé que cinq (5) espèces présentent un statut menacé en se référant à la liste rouge de l’UICN. Concernant le Jardin Botanique, ce travail a permis de recenser 245 espèces réparties en 190 genres et 71 familles. Elle montre que les angiospermes sont nettement dominantes avec 98,3% de l’effectif total contre 0,4% de gymnospermes et 1,2% de ptéridophytes. Dans le groupe des angiospermes, les dicotylédones sont majoritaires en espèces (82,4%), en genres (81,6%) et en familles (78,9%). Cette flore du JB est aussi caractérisée par la prédominance des espèces de la famille des Fabaceae (16,73%). Sur le plan biologique, les phanérophytes dominent la flore du jardin botanique avec 64% de l’effectif total. En ce qui concerne la répartition géographique, cette flore est dominée par des espèces africaines (26,9%), pantropicales (25,3%) et afro-asiatiques (12,7%). Pour la RSBN la flore est de 179 espèces réparties en 132 genres et 49 familles. Les spermaphytes occupent 99,4% de l’effectif contre 0,6% de Ptéridophytes. Dans ce groupe des Spermaphytes, les Dicotylédones sont les plus représentées avec 83,2% contre 16,2% des Monocotylédones. Sur le plan biologique, la flore du complexe forestier de Noflaye est nettement dominée par les Phanérophytes (44,83%) et les Thérophytes (41,95%). Cette nouvelle flore est à dominance soudanienne (52,9%) et sahéliennes (39,2%). L’analyse des résultats de l’inventaire forestier a montré une distribution exponentielle décroissante dans les deux sites faisant d’elles des formations naturelles avec une régénération naturelle très importante dominée par Leucaena leucocephalla et Boscia senegalensis. Les résultats obtenus ont permis de montrer d’une part que la réserve spéciale botanique de Noflaye continue de subir l’effet de l’urbanisation accélérée se traduisant par une modification de sa structure floristique et d’autre part que les jardins botaniques peuvent jouer un rôle très important dans les systèmes de résilience urbaine à travers leur capacité d’accueillir une diversité floristique importante. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=189 |
LA BIODIVERSITE URBAINE ET LES SYSTEMES DE RESILIENCE DANS LES ESPACES VERTS DE DAKAR : CAS DU JARDIN BOTANIQUE (FST/UCAD) ET DE LA RESERVE SPECIALE BOTANIQUE DE NOFLAYE (SENEGAL) [texte imprimé] / Jules Diouf, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2020 . - 208 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Biodiversité urbaine Biodiversité espace vert Jardin botanique Réserve Spéciale Botanique botanique résilience Dakar Jardin Botanique Réserve Spéciale Botanique de Noflaye Noflaye |
| Résumé : |
Le Sénégal est un pays présentant une diversité floristique très importante se traduisant par la diversité de ces écosystèmes. Cette diversité est aujourd’hui menacée par un ensemble de facteurs parmi lesquels l’urbanisation et son lot de conséquences. Cette urbanisation s’est traduite par une perte de biodiversité avec la disparition d’espèces parfois très utiles, des habitats et écosystèmes particuliers. La présente étude réalisée dans la Réserve Spéciale Botanique de Noflaye et le Jardin Botanique du département de Biologie végétale de l’UCAD a été entreprise pour contribuer à la gestion durable de la biodiversité urbaine au Sénégal. Plus spécifiquement ce travail vise à : 1-caractériser la diversité végétale de ces milieux, 2-d’étudier la dynamique d’évolution de la flore et végétation des deux sites, 3-et en fin de ressortir les affinités entres ces deux milieux de conservation. Elle s’est basée sur des inventaires floristiques et forestiers. Pour l’étude de la flore, la méthode du « tour de champs » a été adoptée pour le jardin botanique et des placettes de 50 x 50 m ont été délimitées pour la Réserve Spéciale Botanique de Noflaye. L’utilisation de la méthode des relevés dendrométriques nous a permis de caractériser la végétation de la zone d’étude. La valeur écologique des deux sites a été étudiée grâce aux bases de données nationales et internationales parlant du statut de conservation des espèces. Cette étude a montré une diversité importante dans les deux sites. La flore globale des deux sites est de 332 espèces réparties en 239 genres et 80 familles. Les deux complexes forestiers présentent 90 espèces communes. Les fabaceae sont dominantes dans le milieu avec 17,47%. Cette étude a aussi révélé que cinq (5) espèces présentent un statut menacé en se référant à la liste rouge de l’UICN. Concernant le Jardin Botanique, ce travail a permis de recenser 245 espèces réparties en 190 genres et 71 familles. Elle montre que les angiospermes sont nettement dominantes avec 98,3% de l’effectif total contre 0,4% de gymnospermes et 1,2% de ptéridophytes. Dans le groupe des angiospermes, les dicotylédones sont majoritaires en espèces (82,4%), en genres (81,6%) et en familles (78,9%). Cette flore du JB est aussi caractérisée par la prédominance des espèces de la famille des Fabaceae (16,73%). Sur le plan biologique, les phanérophytes dominent la flore du jardin botanique avec 64% de l’effectif total. En ce qui concerne la répartition géographique, cette flore est dominée par des espèces africaines (26,9%), pantropicales (25,3%) et afro-asiatiques (12,7%). Pour la RSBN la flore est de 179 espèces réparties en 132 genres et 49 familles. Les spermaphytes occupent 99,4% de l’effectif contre 0,6% de Ptéridophytes. Dans ce groupe des Spermaphytes, les Dicotylédones sont les plus représentées avec 83,2% contre 16,2% des Monocotylédones. Sur le plan biologique, la flore du complexe forestier de Noflaye est nettement dominée par les Phanérophytes (44,83%) et les Thérophytes (41,95%). Cette nouvelle flore est à dominance soudanienne (52,9%) et sahéliennes (39,2%). L’analyse des résultats de l’inventaire forestier a montré une distribution exponentielle décroissante dans les deux sites faisant d’elles des formations naturelles avec une régénération naturelle très importante dominée par Leucaena leucocephalla et Boscia senegalensis. Les résultats obtenus ont permis de montrer d’une part que la réserve spéciale botanique de Noflaye continue de subir l’effet de l’urbanisation accélérée se traduisant par une modification de sa structure floristique et d’autre part que les jardins botaniques peuvent jouer un rôle très important dans les systèmes de résilience urbaine à travers leur capacité d’accueillir une diversité floristique importante. |
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