| Titre : |
REHABILITATION D’ECOSYSTEMES ET CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE SUR LE TRACE DE LA GRANDE MURAILLE VERTE |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Thierno Ibrahima Wade, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2020 |
| Importance : |
143 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Grande Muraille Verte biodiversité semence fertilisation terreau age optimal plante taux de survie ecosysteme |
| Résumé : |
Le projet de la Grande Muraille Verte, en charge d’infléchir le phénomène de désertification qui sévit au sahél depuis quelques décennies, devrait s’appuyer sur des connaissances et techniques adaptées de réhabilitation de ces écosystèmes, d’où l’intérêt de mener une étude sur les méthodes de restauration adaptées sur son tracé.
L’objectif de cette étude est de contribuer à la conservation de la biodiversité végétale sur le tracé de la GMV. Elle cherche aussi à voir l’impact de la mise en défens sur l’évolution de la végétation ligneuse naturelle et les herbacées.
Onze (11) espèces utiles pour les populations ont été testées dans trois (3) expérimentations de reboisement en 2013, 2014 et 2015. La méthodologie comporte la mise en place de la pépinière et la transplantation des plants dans la parcelle de recherche. Les paramètres étudiés comprennent la provenance des semences, et l’apport du terreau en tant que engrais organique lors de la plantation en 2013 ; et l’âge optimal des plants à la transplantation en 2014 et 2015. Les résultats montrent que les taux de reprise à deux (2) mois après la transplantation sont généralement élevés (entre 20 et 100%), mais ont tendance à chuter très fortement durant les deux premières saisons sèches pour donner des taux de survie faibles pour la majorité des espèces testées. Au-delà , les taux de survie évoluent très peu et les valeurs maximales ne dépassent jamais 25%. L’expérimentation de 2013 montre que les provenances des semences d’une part et l’apport de terreau de l’autre, n’impactent pas durablement le comportement des espèces et influent seulement ponctuellement dans le cas de certaines espèces. Les résultats de 2014 et 2015 montrent que pour la plupart des espèces, l’âge optimal des plants pour la transplantation se situe entre 60 et 75 jours. Compte tenu des trois expérimentations, les espèces peuvent être classés en ordre décroissant quant à leur potentiel de reboisement : Acacia tortilis var raddiana, Balanites aegyptiaca, Sclerocarya birrea, Acacia seyal, Faidherbia albida, Acacia senegal, Acacia nilotica, Adansonia digitata et Ziziphus mauritiana. Les espèces telles-que Dalbergia melanoylon et Tamarindus indica qui présentent des taux de survie nuls ne sont pas susceptibles de s’adapter sur cette partie du tracé de la GMV.
L’étude des caractéristiques de la végétation ligneuse de la parcelle a été réalisée au moyen de la dendrométrie. Huit (8) espèces ligneuses ont été dénombrées. A l’image des populations naturelles, Balanites aegyptiaca est l’espèce la plus représentée. L’étude révèle aussi un impact positif de la mise en défens sur la végétation avec une augmentation des paramètres de diversité durant la période de suivi.
En ce qui concerne la végétation herbacée de la parcelle, chaque année entre 2013 et 2016, un total de cinquante (50) relevés phytoécologiques (27 hors couvert ligneux et 23 sous couvert) ont été réalisés. Soixante-dix (70) espèces herbacées réparties en 45 genres appartenant à 23 familles ont été inventoriées avec une prédominance des Poacées (27,14%) et des Fabacées (14,28%). Les résultats montrent que la flore herbacée est plus riche sous le couvert des arbres.
En définitive, cette étude qui représente la première de ce type révèle que les écosystèmes situés sur le tracé de la GMV sont susceptibles d’être résilients lorsque les conditions sont favorables. Le suivi de la parcelle a montré qu’en plus des plantations, la régénération naturelle assistée peut être un levier important sur lequel la GMV pourrait s’appuyer pour la réhabilitation des écosystèmes situés sur son emprise. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=186 |
REHABILITATION D’ECOSYSTEMES ET CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE SUR LE TRACE DE LA GRANDE MURAILLE VERTE [texte imprimé] / Thierno Ibrahima Wade, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2020 . - 143 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Grande Muraille Verte biodiversité semence fertilisation terreau age optimal plante taux de survie ecosysteme |
| Résumé : |
Le projet de la Grande Muraille Verte, en charge d’infléchir le phénomène de désertification qui sévit au sahél depuis quelques décennies, devrait s’appuyer sur des connaissances et techniques adaptées de réhabilitation de ces écosystèmes, d’où l’intérêt de mener une étude sur les méthodes de restauration adaptées sur son tracé.
L’objectif de cette étude est de contribuer à la conservation de la biodiversité végétale sur le tracé de la GMV. Elle cherche aussi à voir l’impact de la mise en défens sur l’évolution de la végétation ligneuse naturelle et les herbacées.
Onze (11) espèces utiles pour les populations ont été testées dans trois (3) expérimentations de reboisement en 2013, 2014 et 2015. La méthodologie comporte la mise en place de la pépinière et la transplantation des plants dans la parcelle de recherche. Les paramètres étudiés comprennent la provenance des semences, et l’apport du terreau en tant que engrais organique lors de la plantation en 2013 ; et l’âge optimal des plants à la transplantation en 2014 et 2015. Les résultats montrent que les taux de reprise à deux (2) mois après la transplantation sont généralement élevés (entre 20 et 100%), mais ont tendance à chuter très fortement durant les deux premières saisons sèches pour donner des taux de survie faibles pour la majorité des espèces testées. Au-delà , les taux de survie évoluent très peu et les valeurs maximales ne dépassent jamais 25%. L’expérimentation de 2013 montre que les provenances des semences d’une part et l’apport de terreau de l’autre, n’impactent pas durablement le comportement des espèces et influent seulement ponctuellement dans le cas de certaines espèces. Les résultats de 2014 et 2015 montrent que pour la plupart des espèces, l’âge optimal des plants pour la transplantation se situe entre 60 et 75 jours. Compte tenu des trois expérimentations, les espèces peuvent être classés en ordre décroissant quant à leur potentiel de reboisement : Acacia tortilis var raddiana, Balanites aegyptiaca, Sclerocarya birrea, Acacia seyal, Faidherbia albida, Acacia senegal, Acacia nilotica, Adansonia digitata et Ziziphus mauritiana. Les espèces telles-que Dalbergia melanoylon et Tamarindus indica qui présentent des taux de survie nuls ne sont pas susceptibles de s’adapter sur cette partie du tracé de la GMV.
L’étude des caractéristiques de la végétation ligneuse de la parcelle a été réalisée au moyen de la dendrométrie. Huit (8) espèces ligneuses ont été dénombrées. A l’image des populations naturelles, Balanites aegyptiaca est l’espèce la plus représentée. L’étude révèle aussi un impact positif de la mise en défens sur la végétation avec une augmentation des paramètres de diversité durant la période de suivi.
En ce qui concerne la végétation herbacée de la parcelle, chaque année entre 2013 et 2016, un total de cinquante (50) relevés phytoécologiques (27 hors couvert ligneux et 23 sous couvert) ont été réalisés. Soixante-dix (70) espèces herbacées réparties en 45 genres appartenant à 23 familles ont été inventoriées avec une prédominance des Poacées (27,14%) et des Fabacées (14,28%). Les résultats montrent que la flore herbacée est plus riche sous le couvert des arbres.
En définitive, cette étude qui représente la première de ce type révèle que les écosystèmes situés sur le tracé de la GMV sont susceptibles d’être résilients lorsque les conditions sont favorables. Le suivi de la parcelle a montré qu’en plus des plantations, la régénération naturelle assistée peut être un levier important sur lequel la GMV pourrait s’appuyer pour la réhabilitation des écosystèmes situés sur son emprise. |
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=186 |
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