| Titre : |
Ecophysiologie,structure et évolution des peuplements de Caryedon serratus Olivier,déprédateur de l'arachide entreposée en milieu sahélien |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Momar Talla GUEYE, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale |
| Année de publication : |
2000 |
| Importance : |
154 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Caryedon serratus parasite Arachide Caesalpiniaceae Ecophysiologie Infestation Parasitoide Caesalpiniaceae sauvage Dynamique des populations Caryedon crampeli Bruche Bruche de l'arachide B. reticulata T.
indica C. sieberiana B. rufescens , C. crampeli Structure |
| Résumé : |
La bruche Caryedon serratus inflige de lourdes pertes à l'arachide stockée. L' infestation se
produit lors de l'exposition des récoltes au champ ou in situ par suite d'une mauvaise hygiène des
locaux de stockage, à partir de femelles qu'abritent les plantes hôtes sauvages.
Une étude écophysiologique de populations de C. serratus a révélé que, de même que les
souches sauvages sont capables de s'adapter à l'arachide, de même les différents hôtes sauvages offrent
à la souche arachide des possibilités de développement normales. Il n'y a point d'isolement reproductif;
sans doute à cause d'échanges d'individus entre d' une part les différentes plantes hôtes, et d'autre part .
celles-ci et les individus issus des greniers. La température est le principal facteur abiotique qui régit le
développement de C. serra/us. En dessous de 19° C, la bruche ne se développe plus, au-delà la
croissance est température-dépendante jusqu'à 35° C.
Les femelles montrent une grande plasticité dans le choix de leur site de ponte. Sur graines, les
oeufs sont majoritairement déposés sur le tamarin quelle que soit la souche considérée. En ce qui
concerne les gousses, les femelles déposent préférentiellement leurs oeufs sur celles où elles ont effectuées
leur développement larvaire, mais il n'en demeure pas moins que certaines femelles adoptent des
comportements singuliers en distribuant leurs oeufs préférentiellement sur d'autres supports.
La complexité de cette bruche est à l'image de la diversité de ses plantes hôtes dans la nature.
La production de gousses, support de développement de cet insecte, est annuelle chez B. reticulata, T.
indica et ' C. sieberiana et ininterrompue chez B. rufescens. Les densités de populations les plus fortes
s'observent chez B. reticulata, suivies de T. indica ; les gousses portées par les arbres reçoivent plus
d'oeufs que celles tombées. B. rufescens n'héberge pas une forte population de bruches malgré la
disponibilité permanente de la ressource dans l'arbre et les pontes sont au contraire plus nombreuses sur
les gousses tombées. Les gousses de C. sieberiana, bien pourvues en graines, reçoivent très peu de
pontes, que ce soit dans l'arbre ou au sol. C'est au sol que l'action d'une autre bruche, C. crampeli,
vivant sur les mêmes hôtes que C. serratus (excepté l'arachide), est plus visible. Dans les stocks, la
multiplication du ravageur est très lente lors des deux à trois premiers mois. Au-delà , elle devient
exponentielle.
L' exposition de gousses sous des B. reticulata ainsi que des captures par piégeage sur des B.
rufescens nous ont révélé que des individus sexuellement actifs subsistent dans les arbres au moment de
la récolte d'arachide. De plus, nous avons démontré que les femelles sont capables de conserver pendant
3 mois une partie de leurs ovocytes en l'absence de substrats adéquats pour la ponte. Ceci laisse
supposer l'inexistence au cours de ces périodes d' adaptations de type diapause ou quiescence. Ainsi, le
niveau des populations lors de l'exposition de la récolte n'a que peu d'importance puisque seule une
partie des femelles est à même de pondre sur les gousses d' arachide. D' ailleurs nous décrivons une zone
(Kas Kas, dans la région du Fleuve) où l' arachide n' est pas infestée malgré la présence du ravageur.
Les parasitoïdes, agents régulateurs des populations de C. serra/us, ont une présence et une
efficacité qui paraissent plus dépendantes de la nature de la plante hôte que du séminivore. Ils ne
semblent pas attirés par l'arachide et s'avèrent généralement incapables de vivre dans les stocks. De ce
fait, leur utilisation en lutte biologique reste hypothétique. Certaines recommandations visant Ã
empêcher ou à annihiler l'action du ravageur sont suggérées.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2213 |
Ecophysiologie,structure et évolution des peuplements de Caryedon serratus Olivier,déprédateur de l'arachide entreposée en milieu sahélien [texte imprimé] / Momar Talla GUEYE, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 2000 . - 154 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Caryedon serratus parasite Arachide Caesalpiniaceae Ecophysiologie Infestation Parasitoide Caesalpiniaceae sauvage Dynamique des populations Caryedon crampeli Bruche Bruche de l'arachide B. reticulata T.
indica C. sieberiana B. rufescens , C. crampeli Structure |
| Résumé : |
La bruche Caryedon serratus inflige de lourdes pertes à l'arachide stockée. L' infestation se
produit lors de l'exposition des récoltes au champ ou in situ par suite d'une mauvaise hygiène des
locaux de stockage, à partir de femelles qu'abritent les plantes hôtes sauvages.
Une étude écophysiologique de populations de C. serratus a révélé que, de même que les
souches sauvages sont capables de s'adapter à l'arachide, de même les différents hôtes sauvages offrent
à la souche arachide des possibilités de développement normales. Il n'y a point d'isolement reproductif;
sans doute à cause d'échanges d'individus entre d' une part les différentes plantes hôtes, et d'autre part .
celles-ci et les individus issus des greniers. La température est le principal facteur abiotique qui régit le
développement de C. serra/us. En dessous de 19° C, la bruche ne se développe plus, au-delà la
croissance est température-dépendante jusqu'à 35° C.
Les femelles montrent une grande plasticité dans le choix de leur site de ponte. Sur graines, les
oeufs sont majoritairement déposés sur le tamarin quelle que soit la souche considérée. En ce qui
concerne les gousses, les femelles déposent préférentiellement leurs oeufs sur celles où elles ont effectuées
leur développement larvaire, mais il n'en demeure pas moins que certaines femelles adoptent des
comportements singuliers en distribuant leurs oeufs préférentiellement sur d'autres supports.
La complexité de cette bruche est à l'image de la diversité de ses plantes hôtes dans la nature.
La production de gousses, support de développement de cet insecte, est annuelle chez B. reticulata, T.
indica et ' C. sieberiana et ininterrompue chez B. rufescens. Les densités de populations les plus fortes
s'observent chez B. reticulata, suivies de T. indica ; les gousses portées par les arbres reçoivent plus
d'oeufs que celles tombées. B. rufescens n'héberge pas une forte population de bruches malgré la
disponibilité permanente de la ressource dans l'arbre et les pontes sont au contraire plus nombreuses sur
les gousses tombées. Les gousses de C. sieberiana, bien pourvues en graines, reçoivent très peu de
pontes, que ce soit dans l'arbre ou au sol. C'est au sol que l'action d'une autre bruche, C. crampeli,
vivant sur les mêmes hôtes que C. serratus (excepté l'arachide), est plus visible. Dans les stocks, la
multiplication du ravageur est très lente lors des deux à trois premiers mois. Au-delà , elle devient
exponentielle.
L' exposition de gousses sous des B. reticulata ainsi que des captures par piégeage sur des B.
rufescens nous ont révélé que des individus sexuellement actifs subsistent dans les arbres au moment de
la récolte d'arachide. De plus, nous avons démontré que les femelles sont capables de conserver pendant
3 mois une partie de leurs ovocytes en l'absence de substrats adéquats pour la ponte. Ceci laisse
supposer l'inexistence au cours de ces périodes d' adaptations de type diapause ou quiescence. Ainsi, le
niveau des populations lors de l'exposition de la récolte n'a que peu d'importance puisque seule une
partie des femelles est à même de pondre sur les gousses d' arachide. D' ailleurs nous décrivons une zone
(Kas Kas, dans la région du Fleuve) où l' arachide n' est pas infestée malgré la présence du ravageur.
Les parasitoïdes, agents régulateurs des populations de C. serra/us, ont une présence et une
efficacité qui paraissent plus dépendantes de la nature de la plante hôte que du séminivore. Ils ne
semblent pas attirés par l'arachide et s'avèrent généralement incapables de vivre dans les stocks. De ce
fait, leur utilisation en lutte biologique reste hypothétique. Certaines recommandations visant Ã
empêcher ou à annihiler l'action du ravageur sont suggérées.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=2213 |
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