| Titre : |
Filaires expérimentales pour les recherches sur la vaccination et sur le traitement par l'ivermectine. |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Moustapha Diagne, Auteur |
| Editeur : |
Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale |
| Année de publication : |
1996 |
| Importance : |
97 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
filariose vaccination ivermectine Filaire Litomosoides Chimiothérapie souris |
| Résumé : |
Les recherches sur les filarioses et les mécanismes de lutte contre ces graves
maladies tropicales ont été pratiquement bloquées faute de modèle expérimental chez la souris
de laboratoire. Or c'est le seul hôte qui permette d'étudier les facteurs génétiquesimmunologiques
du contrôle du parasitisme.
L'ensemble du travail concerne des filaires du genre Litomosoides, L. sigmodontis et
L. galizai, qui sont justement capables de parasiter la souris dans des conditons "naturelles",
c'est à dire à partir des larves infectantes inoculées dans le tissu sous-cutané et sans aucun
traitement immuno-dépressif. ·
•. Une analyse systématique du genre Litomosoides montre qu'il est très ancien, inféodé
aux chauves-souris mais que, à l'arrivée des rongeurs Cricetidae venus d'Amérique du Nord,
il a subi une nouvelle diversification, il y a environ 3 millions d'années. Cet évènement
explique peut-être la plasticité des espèces du genre et leur capacité à s'adapter à la souris. Les
filaires de ce genre sont souvent difficiles à discriminer; la valeur des caractères distinctifs
utilisés-capsule buccale et microfilaire- est confirmée par l'iso-enzymologie.
Le cycle de L. galizai, espèce récemment découverte, est réalisé. Il ressemble à celui de
l'espèce proche L. sigmodontis (connu dans les laboratoires sous le nom de L. carinii). Il
présente le même caractère original pour une filaire: la capacité des microfilaires à se développer
dans des tissus de nature tr~s différente. Cette absence de spécificité traduit vraisemblablement
un équipement enzymatique primitif, resté riche et diversifié (fin de la première partie).
L. sigmodôntis, l'espèce qui se développe le mieux chez la souris, a un S!:J.CCès
différent selon le fond génétique, le sexe et le Complexe Immun d'HistocompatibiHi:é ·des
souches de cet hôte. La BALB/c est la plus sensible, avec 50 % des souris qui deviennent
microfilariennes et 100% qui ont des filaires adultes. A l'inverse, la souche B 10D2 de même
CMH, ne devient jamais microfilarienne. La cinétique comparée du développement de L.
sigmodontis chez ces deux souches montre que le début du développement est presque
identique: 25 % des .Jarves inoculées pénètrent dans les vaisseaux lymphatiques el échappent
ainsi à la destruction par la réaction inflammatoire au site d'inoculation. La résistance apparaît
tardivement; elle se manifeste par un retard de croissance puis par la mortalité des filaires,
l'ensemble étant vraisemblablement sous le contrôle des phénomènes immunitaires.
Des essais de vaccination sont effectués avec les larves irradiées de L. sigmodontis,
mais aussi avec des antigènes totaux de cette filaire et du parasite humain Onchocerca volvulus,
car les communautés antigéniques nombreuses autorisent les essais d'immunisations croisées.
Seul le premier protocole a induit une protection, d'environ 80 % (fin de la deuxième partie).
Un autre type de protection contre les filaires est la chimiothérapie. L'ivermectine se
présentç comme un bon microfilaricide aux effets adverses réduits et ses conséquences sur
l'étal immunitaire seront intéressantes à anaJyser chez la souris. L'étude préliminaire,
présentée ici, a été effectuée avec le mérion, excellent hôte pour L. sigmodontis. On constate
que l'intensité de la transmission par le vecteur acarien traduit fidèlement la baisse de la
microfilarémie dOe au traitement. La comparaison avec une autre filaire, B. malayi, chez le
Mastomys montre que les évènements peuvent être beaucoup plus complexes. Au niveau des
filaires adultes de L. sigmodontis, l'évènement essentiel mis en évidence à la suite du traitement
est l'incapacité des femelles à être inséminées. A l'examen des nodules onchocerquiens, Duke
et coll. ( l 991) étaient arrivés à des conclusions semblables, qui se trouvent ainsi confortées. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1376 |
Filaires expérimentales pour les recherches sur la vaccination et sur le traitement par l'ivermectine. [texte imprimé] / Moustapha Diagne, Auteur . - Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie animale, 1996 . - 97 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
filariose vaccination ivermectine Filaire Litomosoides Chimiothérapie souris |
| Résumé : |
Les recherches sur les filarioses et les mécanismes de lutte contre ces graves
maladies tropicales ont été pratiquement bloquées faute de modèle expérimental chez la souris
de laboratoire. Or c'est le seul hôte qui permette d'étudier les facteurs génétiquesimmunologiques
du contrôle du parasitisme.
L'ensemble du travail concerne des filaires du genre Litomosoides, L. sigmodontis et
L. galizai, qui sont justement capables de parasiter la souris dans des conditons "naturelles",
c'est à dire à partir des larves infectantes inoculées dans le tissu sous-cutané et sans aucun
traitement immuno-dépressif. ·
•. Une analyse systématique du genre Litomosoides montre qu'il est très ancien, inféodé
aux chauves-souris mais que, à l'arrivée des rongeurs Cricetidae venus d'Amérique du Nord,
il a subi une nouvelle diversification, il y a environ 3 millions d'années. Cet évènement
explique peut-être la plasticité des espèces du genre et leur capacité à s'adapter à la souris. Les
filaires de ce genre sont souvent difficiles à discriminer; la valeur des caractères distinctifs
utilisés-capsule buccale et microfilaire- est confirmée par l'iso-enzymologie.
Le cycle de L. galizai, espèce récemment découverte, est réalisé. Il ressemble à celui de
l'espèce proche L. sigmodontis (connu dans les laboratoires sous le nom de L. carinii). Il
présente le même caractère original pour une filaire: la capacité des microfilaires à se développer
dans des tissus de nature tr~s différente. Cette absence de spécificité traduit vraisemblablement
un équipement enzymatique primitif, resté riche et diversifié (fin de la première partie).
L. sigmodôntis, l'espèce qui se développe le mieux chez la souris, a un S!:J.CCès
différent selon le fond génétique, le sexe et le Complexe Immun d'HistocompatibiHi:é ·des
souches de cet hôte. La BALB/c est la plus sensible, avec 50 % des souris qui deviennent
microfilariennes et 100% qui ont des filaires adultes. A l'inverse, la souche B 10D2 de même
CMH, ne devient jamais microfilarienne. La cinétique comparée du développement de L.
sigmodontis chez ces deux souches montre que le début du développement est presque
identique: 25 % des .Jarves inoculées pénètrent dans les vaisseaux lymphatiques el échappent
ainsi à la destruction par la réaction inflammatoire au site d'inoculation. La résistance apparaît
tardivement; elle se manifeste par un retard de croissance puis par la mortalité des filaires,
l'ensemble étant vraisemblablement sous le contrôle des phénomènes immunitaires.
Des essais de vaccination sont effectués avec les larves irradiées de L. sigmodontis,
mais aussi avec des antigènes totaux de cette filaire et du parasite humain Onchocerca volvulus,
car les communautés antigéniques nombreuses autorisent les essais d'immunisations croisées.
Seul le premier protocole a induit une protection, d'environ 80 % (fin de la deuxième partie).
Un autre type de protection contre les filaires est la chimiothérapie. L'ivermectine se
présentç comme un bon microfilaricide aux effets adverses réduits et ses conséquences sur
l'étal immunitaire seront intéressantes à anaJyser chez la souris. L'étude préliminaire,
présentée ici, a été effectuée avec le mérion, excellent hôte pour L. sigmodontis. On constate
que l'intensité de la transmission par le vecteur acarien traduit fidèlement la baisse de la
microfilarémie dOe au traitement. La comparaison avec une autre filaire, B. malayi, chez le
Mastomys montre que les évènements peuvent être beaucoup plus complexes. Au niveau des
filaires adultes de L. sigmodontis, l'évènement essentiel mis en évidence à la suite du traitement
est l'incapacité des femelles à être inséminées. A l'examen des nodules onchocerquiens, Duke
et coll. ( l 991) étaient arrivés à des conclusions semblables, qui se trouvent ainsi confortées. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1376 |
|  |