| Titre : |
Evaluation du risque d’émergence des virus Zika, de la Dengue et autres arbovirus associés à Rattus rattus (rat noir) au Sénégal |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Alioune Gaye, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2017 |
| Importance : |
183 P |
| Format : |
30 cm |
| Accompagnement : |
ill. en coul. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Rat noir Mesonivirus Dengue Zika compétence vectorielle Moustique Phlébotomes virus Zika arbovirus Rattus rattus |
| Résumé : |
Le monde connait au cours de cette dernière décennie une recrudescence inquiétante et sans précédant des arbovirus, qui étendent
leur distribution pour s'exprimer dans des zones jusque-là indemnes avec un impact considérable sur la santé humaine. La
croissance exponentielle des transports et des Hommes, sources de diffusion et de propagation de pathogènes, de leurs vecteurs et
réservoirs, les changements climatiques, environnementaux et sociétaux qui modifient leurs écosystèmes sont incriminés comme
causes. En nous inscrivant dans une approche « one health » nous avons abordé la problématique de la diffusion de certains
réservoirs mais également les facteurs d’émergence de virus à potentiel épidémique au Sénégal et en Afrique. Plus spécifiquement
nous avons recherché sur le terrain, dans la zone sud-est du Sénégal, les vecteurs d’anthropozoonoses associés aux rongeurs, en se
basant sur le modèle du rat noir (Rattus rattus) vues les données antérieures au Sénégal sur son infection naturelle par des virus.
Sur le plan expérimental, nous avons évalué la compétence vectorielle de 2 arbovirus majeurs qui font l’actualité : i) le virus de la
Dengue, dont le sérotype 3, jamais signalé auparavant au Sénégal a occasionné la première grosse épidémie urbaine en 2009 alors
que le sérotype 2 longtemps circonscrit dans un cycle sauvage a brusquement circulé en 2014-2015 en milieu urbain ; ii) le virus
Zika dont on ne connaissait aucun pouvoir pathogène, responsable aujourd’hui de cas de microcéphalie en Amérique du Sud après
avoir occasionné pour la première fois une épidémie en Micronésie en 2007 puis en Nouvelle Calédonie en 2013.
Les résultats obtenus ont permis pour la première fois de statuer sur les vecteurs et faire un inventaire des espèces de moustiques
présentes exclusivement dans l’environnement humain à l’intérieur et autour des habitations, L’analyse des dynamiques
temporelles entre les différentes familles de vecteurs ont montré leur relais entre les populations de phlébotomes et des moustiques
avec l’installation de la saison des pluies. Elle a montré également une variation de la composition spécifique des moustiques
d’une zone à une autre et une distribution spatiale très hétérogène de l’agressivité des vecteurs sur Homme. En revanche il n’a pas
été possible de conclure sur le degré d’interaction moustique-Homme-rat avec l’unique repas mixte pris par Cx. quinquefasciatus
bien que ceci montre qu’un passage à l’Homme de pathogènes du rat pourrait bien se faire par l’intermédiaire de cette espèce très
abondante et très attirée par l’Homme dans certaines zones. Une souche de West Nile et une de Ndumu ont été isolées d’un lot
d’Aedes vittatus collectés à Soutouta en 2012 et une souche de Gabeck Forest d’un lot de phlébotomes à Dianké Makha en 2013.
Par ailleurs, l’un des faits marquants de notre étude, a été l’isolement pour la première fois au Sénégal des Mesonivirus chez 43
lots de moustiques et un de cératopogonides concomitamment pour la première fois chez des vertébrés, deux espèces de rongeur
dont le rat noir.
Les études de compétence vectorielle ont révélé une faible capacité des populations de moustiques du Sénégal à transmettre les 3
sérotypes testés de la dengue ainsi qu’un impact de l’infection sur leur mortalité. Le taux maximal de transmission était de 30 %
malgré une sensibilité et une capacité à disséminer élevée pour les 3 populations d’Ae. aegypti testées (atteignant les 100 %) par
rapport aux vecteurs sauvages (Ae. furcifer, Ae. taylori et Ae. luteocephalus) chez qui les taux s’approchaient de 90 %. Cependant,
aussi bien les populations d’Ae. aegypti que de Cx. quinquefasciatus n’ont pu transmettre aucune des souches brésilienne,
calédonienne et Sénégalaise du virus Zika. Concernant les mesonivirus, Culex tritaeniorhynchus et Culex quinquefasciatus se sont
montrés plus compétents (jusqu’à 100 % et 30 % respectivement) suivis d’Ae. aegypti capable d’assurer une transmission avec des
taux qui atteignent plus de 30 %. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=127 |
Evaluation du risque d’émergence des virus Zika, de la Dengue et autres arbovirus associés à Rattus rattus (rat noir) au Sénégal [texte imprimé] / Alioune Gaye, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2017 . - 183 P ; 30 cm + ill. en coul. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Rat noir Mesonivirus Dengue Zika compétence vectorielle Moustique Phlébotomes virus Zika arbovirus Rattus rattus |
| Résumé : |
Le monde connait au cours de cette dernière décennie une recrudescence inquiétante et sans précédant des arbovirus, qui étendent
leur distribution pour s'exprimer dans des zones jusque-là indemnes avec un impact considérable sur la santé humaine. La
croissance exponentielle des transports et des Hommes, sources de diffusion et de propagation de pathogènes, de leurs vecteurs et
réservoirs, les changements climatiques, environnementaux et sociétaux qui modifient leurs écosystèmes sont incriminés comme
causes. En nous inscrivant dans une approche « one health » nous avons abordé la problématique de la diffusion de certains
réservoirs mais également les facteurs d’émergence de virus à potentiel épidémique au Sénégal et en Afrique. Plus spécifiquement
nous avons recherché sur le terrain, dans la zone sud-est du Sénégal, les vecteurs d’anthropozoonoses associés aux rongeurs, en se
basant sur le modèle du rat noir (Rattus rattus) vues les données antérieures au Sénégal sur son infection naturelle par des virus.
Sur le plan expérimental, nous avons évalué la compétence vectorielle de 2 arbovirus majeurs qui font l’actualité : i) le virus de la
Dengue, dont le sérotype 3, jamais signalé auparavant au Sénégal a occasionné la première grosse épidémie urbaine en 2009 alors
que le sérotype 2 longtemps circonscrit dans un cycle sauvage a brusquement circulé en 2014-2015 en milieu urbain ; ii) le virus
Zika dont on ne connaissait aucun pouvoir pathogène, responsable aujourd’hui de cas de microcéphalie en Amérique du Sud après
avoir occasionné pour la première fois une épidémie en Micronésie en 2007 puis en Nouvelle Calédonie en 2013.
Les résultats obtenus ont permis pour la première fois de statuer sur les vecteurs et faire un inventaire des espèces de moustiques
présentes exclusivement dans l’environnement humain à l’intérieur et autour des habitations, L’analyse des dynamiques
temporelles entre les différentes familles de vecteurs ont montré leur relais entre les populations de phlébotomes et des moustiques
avec l’installation de la saison des pluies. Elle a montré également une variation de la composition spécifique des moustiques
d’une zone à une autre et une distribution spatiale très hétérogène de l’agressivité des vecteurs sur Homme. En revanche il n’a pas
été possible de conclure sur le degré d’interaction moustique-Homme-rat avec l’unique repas mixte pris par Cx. quinquefasciatus
bien que ceci montre qu’un passage à l’Homme de pathogènes du rat pourrait bien se faire par l’intermédiaire de cette espèce très
abondante et très attirée par l’Homme dans certaines zones. Une souche de West Nile et une de Ndumu ont été isolées d’un lot
d’Aedes vittatus collectés à Soutouta en 2012 et une souche de Gabeck Forest d’un lot de phlébotomes à Dianké Makha en 2013.
Par ailleurs, l’un des faits marquants de notre étude, a été l’isolement pour la première fois au Sénégal des Mesonivirus chez 43
lots de moustiques et un de cératopogonides concomitamment pour la première fois chez des vertébrés, deux espèces de rongeur
dont le rat noir.
Les études de compétence vectorielle ont révélé une faible capacité des populations de moustiques du Sénégal à transmettre les 3
sérotypes testés de la dengue ainsi qu’un impact de l’infection sur leur mortalité. Le taux maximal de transmission était de 30 %
malgré une sensibilité et une capacité à disséminer élevée pour les 3 populations d’Ae. aegypti testées (atteignant les 100 %) par
rapport aux vecteurs sauvages (Ae. furcifer, Ae. taylori et Ae. luteocephalus) chez qui les taux s’approchaient de 90 %. Cependant,
aussi bien les populations d’Ae. aegypti que de Cx. quinquefasciatus n’ont pu transmettre aucune des souches brésilienne,
calédonienne et Sénégalaise du virus Zika. Concernant les mesonivirus, Culex tritaeniorhynchus et Culex quinquefasciatus se sont
montrés plus compétents (jusqu’à 100 % et 30 % respectivement) suivis d’Ae. aegypti capable d’assurer une transmission avec des
taux qui atteignent plus de 30 %. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=127 |
|  |