| Titre : |
Caractérisation des gîtes larvaires et dynamique des populations d’An. arabiensis dans une perspective de lutte anti larvaire dans la banlieue de Dakar (Sénégal) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Seynabou Mocote Diedhiou, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2017 |
| Importance : |
125 P. |
| Présentation : |
ill. en coul. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Inondations gite larvaire Anophele arabiensis paludisme Dakar Sénégal banlieue de Dakar |
| Résumé : |
La région de Dakar concentre 23% de la population sénégalaise sur seulement une superficie de 0,3% du territoire national. Depuis 2005, la ville de Dakar est le théâtre d’inondations récurrentes. Dans ce contexte de changement environnemental caractérisé par un risque potentiel de prolifération des gîtes larvaires des vecteurs du paludisme, il était donc nécessaire de déterminer les paramètres écologiques et entomologiques pouvant accroitre la transmission anophélienne de cette maladie. Réalisée dans la banlieue de Dakar, de juillet 2012 à janvier 2015, cette étude a été effectuée dans le but de mettre à jour les données sur la bio-écologie larvaire d’An. arabiensis, d’étudier l’impact des inondations sur la transmission du paludisme et d’évaluer l’efficacité de certains larvicides d’origine biologique et d’un régulateur de croissance potentiellement utilisables dans le cadre de la gestion de gîtes larvaires. Consécutive aux inondations, la forte présence d’eau dans la banlieue engendre une présence assez importante de gîtes larvaires d’An. arabiensis durant toute l’année, et particulièrement pendant la saison des pluies (Odds ratio [OR] = 12,99 ; P < 0,001) où plus de 50% (575/908) des collections d’eau rencontrées étaient positives en larves d’An. arabiensis. Les flaques d’eau et les maisons inondées présentent dans toute la zone d’étude durant toute l’année, restent les principaux gîtes d’An. arabiensis dont la productivité diminue avec la distance par rapport aux habitations (IRR = 0,53, P = 0,024) et en présence d'une eau trouble (IRR = 0,28, P = 0,004). L’abondance des adultes d’An. arabiensis était liée à celle des larves. Les populations d’An. arabiensis restent très anthropophiles (94,5%) dans toute la zone d’étude. Toutefois, la transmission n’a été perceptible qu’au niveau de la zone la plus affectée par les inondations, avec un risque de transmission palustre plus élevé pendant la saison des pluies. En station expérimentale, la mortalité larvaire induite par les bio-larvicides testés, a été supérieure à 92% deux semaines après le traitement. Dans les gîtes naturels, une mortalité larvaire totale (100%) a été enregistrée 24H à 48 H après le traitement aux bio-larvicides. Avec une inhibition totale de l’émergence jusqu’à 3 semaines post-traitement, le régulateur de croissance a été très efficace aussi bien en station expérimentale que sur le terrain. Un TIE très élevé dans le site très touché par les inondations atteste de l’existence de foyers de transmission persistants et d’un risque de recrudescence voire d’épidémies dans les sites fortement inondés. Les bio-larvicides et le régulateur de croissance testés au cours de cette étude pourraient être utilisés en complément aux moustiquaires mises en place dans la lutte contre les adultes d’An. arabiensis lors des périodes d’abondance. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=125 |
Caractérisation des gîtes larvaires et dynamique des populations d’An. arabiensis dans une perspective de lutte anti larvaire dans la banlieue de Dakar (Sénégal) [texte imprimé] / Seynabou Mocote Diedhiou, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2017 . - 125 P. : ill. en coul. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Inondations gite larvaire Anophele arabiensis paludisme Dakar Sénégal banlieue de Dakar |
| Résumé : |
La région de Dakar concentre 23% de la population sénégalaise sur seulement une superficie de 0,3% du territoire national. Depuis 2005, la ville de Dakar est le théâtre d’inondations récurrentes. Dans ce contexte de changement environnemental caractérisé par un risque potentiel de prolifération des gîtes larvaires des vecteurs du paludisme, il était donc nécessaire de déterminer les paramètres écologiques et entomologiques pouvant accroitre la transmission anophélienne de cette maladie. Réalisée dans la banlieue de Dakar, de juillet 2012 à janvier 2015, cette étude a été effectuée dans le but de mettre à jour les données sur la bio-écologie larvaire d’An. arabiensis, d’étudier l’impact des inondations sur la transmission du paludisme et d’évaluer l’efficacité de certains larvicides d’origine biologique et d’un régulateur de croissance potentiellement utilisables dans le cadre de la gestion de gîtes larvaires. Consécutive aux inondations, la forte présence d’eau dans la banlieue engendre une présence assez importante de gîtes larvaires d’An. arabiensis durant toute l’année, et particulièrement pendant la saison des pluies (Odds ratio [OR] = 12,99 ; P < 0,001) où plus de 50% (575/908) des collections d’eau rencontrées étaient positives en larves d’An. arabiensis. Les flaques d’eau et les maisons inondées présentent dans toute la zone d’étude durant toute l’année, restent les principaux gîtes d’An. arabiensis dont la productivité diminue avec la distance par rapport aux habitations (IRR = 0,53, P = 0,024) et en présence d'une eau trouble (IRR = 0,28, P = 0,004). L’abondance des adultes d’An. arabiensis était liée à celle des larves. Les populations d’An. arabiensis restent très anthropophiles (94,5%) dans toute la zone d’étude. Toutefois, la transmission n’a été perceptible qu’au niveau de la zone la plus affectée par les inondations, avec un risque de transmission palustre plus élevé pendant la saison des pluies. En station expérimentale, la mortalité larvaire induite par les bio-larvicides testés, a été supérieure à 92% deux semaines après le traitement. Dans les gîtes naturels, une mortalité larvaire totale (100%) a été enregistrée 24H à 48 H après le traitement aux bio-larvicides. Avec une inhibition totale de l’émergence jusqu’à 3 semaines post-traitement, le régulateur de croissance a été très efficace aussi bien en station expérimentale que sur le terrain. Un TIE très élevé dans le site très touché par les inondations atteste de l’existence de foyers de transmission persistants et d’un risque de recrudescence voire d’épidémies dans les sites fortement inondés. Les bio-larvicides et le régulateur de croissance testés au cours de cette étude pourraient être utilisés en complément aux moustiquaires mises en place dans la lutte contre les adultes d’An. arabiensis lors des périodes d’abondance. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=125 |
|  |