| Titre : |
Antibiorésistance des entérobactéries urinaires isolées de Janvier 2014 à Décembre 2018 au laboratoire de biologie médicale du CHR-EASN de Thiès : comportement des E-BLSE par rapport aux aminosides, sulfamides, quinolones et à la fosfomycine |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Amady Sy, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2023 |
| Importance : |
155 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Antibiorésistance entérobactérie uropathogène BLSE entérobactérie uropathogène aminoside sulfamide quinolone fosfomycine infection tractus urinaire bêta-lactamase entérobactérie urinaire E-BLSE parasitologie |
| Résumé : |
Introduction : Les infections du tractus urinaire (ITU) représentent un véritable problème de santé publique en raison de leur fréquence et du coût élevé de leur prise en charge. Depuis la fin des années 1990, l’épidémiologie des ITU a évolué avec l’émergence d’entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (E-BLSE). Nous avons mené une étude descriptive, prospective et analytique de janvier 2014 à décembre 2018 au laboratoire de biologie médicale du CHR-EASN de Thiès, afin d’évaluer la prévalence et le comportement in-vitro des E-BLSE par rapport aux aminosides, sulfamides, quinolones et à la fosfomycine.
Résultats : Notre population d’étude est à majorité masculine avec un sexe ratio de 1,19 et une moyenne d’âge de 51,2 ans. 7949 échantillons d’urines ont été reçus pour ECBU dont les 1387 échantillons se sont révélés positifs (17,4%) avec 1515 germes isolés. Parmi ceux-ci, 1275 souches sont des entérobactéries (86%). La prévalence des E-BLSE est de 28,3% avec une augmentation croissante entre 2014 (25,2%) et 2018 (35,9%). Les espèces les plus fréquentes sont Escherichia coli avec 56,8%, suivie de Klebsiella spp. avec 33,2% et d’Enterobacter spp. avec 7,8%. Les facteurs associés à l’apparition d’ITU à E-BLSE sont l’âge élevé, le sexe, la provenance et le germe. Les E-BLSE montrent un haut niveau de résistance par rapport à la trobramycine (74%), aux sulfamides (90,6%), aux quinolones (92,2%) et fluoroquinolones (85,6%). Par contre, elles expriment des taux de résistance faible par rapport à la céfoxitine (13,8%), à l’imipénème (1,4%), la nétilmycine (7,8%), l’Amikacine (5,8%) et la fosfomycine (3,9%).
Conclusion : A la lumière de cette étude, nous avons pu voir que les ITU à E-BLSE constituent une pandémie et leur diffusion en milieu hospitalier est endémique. La situation qui reste préoccupante est leur dissémination en milieu communautaire. Ce constat a pour conséquence d’impacter significativement dans la prise en charge des infections sur le plan clinique et économique dans un contexte de pays à ressources limitées |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1270 |
Antibiorésistance des entérobactéries urinaires isolées de Janvier 2014 à Décembre 2018 au laboratoire de biologie médicale du CHR-EASN de Thiès : comportement des E-BLSE par rapport aux aminosides, sulfamides, quinolones et à la fosfomycine [texte imprimé] / Amady Sy, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2023 . - 155 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Antibiorésistance entérobactérie uropathogène BLSE entérobactérie uropathogène aminoside sulfamide quinolone fosfomycine infection tractus urinaire bêta-lactamase entérobactérie urinaire E-BLSE parasitologie |
| Résumé : |
Introduction : Les infections du tractus urinaire (ITU) représentent un véritable problème de santé publique en raison de leur fréquence et du coût élevé de leur prise en charge. Depuis la fin des années 1990, l’épidémiologie des ITU a évolué avec l’émergence d’entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (E-BLSE). Nous avons mené une étude descriptive, prospective et analytique de janvier 2014 à décembre 2018 au laboratoire de biologie médicale du CHR-EASN de Thiès, afin d’évaluer la prévalence et le comportement in-vitro des E-BLSE par rapport aux aminosides, sulfamides, quinolones et à la fosfomycine.
Résultats : Notre population d’étude est à majorité masculine avec un sexe ratio de 1,19 et une moyenne d’âge de 51,2 ans. 7949 échantillons d’urines ont été reçus pour ECBU dont les 1387 échantillons se sont révélés positifs (17,4%) avec 1515 germes isolés. Parmi ceux-ci, 1275 souches sont des entérobactéries (86%). La prévalence des E-BLSE est de 28,3% avec une augmentation croissante entre 2014 (25,2%) et 2018 (35,9%). Les espèces les plus fréquentes sont Escherichia coli avec 56,8%, suivie de Klebsiella spp. avec 33,2% et d’Enterobacter spp. avec 7,8%. Les facteurs associés à l’apparition d’ITU à E-BLSE sont l’âge élevé, le sexe, la provenance et le germe. Les E-BLSE montrent un haut niveau de résistance par rapport à la trobramycine (74%), aux sulfamides (90,6%), aux quinolones (92,2%) et fluoroquinolones (85,6%). Par contre, elles expriment des taux de résistance faible par rapport à la céfoxitine (13,8%), à l’imipénème (1,4%), la nétilmycine (7,8%), l’Amikacine (5,8%) et la fosfomycine (3,9%).
Conclusion : A la lumière de cette étude, nous avons pu voir que les ITU à E-BLSE constituent une pandémie et leur diffusion en milieu hospitalier est endémique. La situation qui reste préoccupante est leur dissémination en milieu communautaire. Ce constat a pour conséquence d’impacter significativement dans la prise en charge des infections sur le plan clinique et économique dans un contexte de pays à ressources limitées |
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