| Titre : |
Impacts des stress hydrique et salin sur les premières phases de développement in vitro et in situ de variétés de tomate (Solanum lycopersicum L.) cultivées au Sénégal et réponses à l’inoculation avec des champignons mycorhiziens à arbuscules en conditions semi-contrôlées |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Abdou Khadre Sané, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2023 |
| Importance : |
235 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Solanum lycopersicum stress hydrique stress salin germination croissance culture in vitro condition in situ tolérance champignon mycorhizien arbusculaire minéraux tomate inoculation champignon mycorhizien à arbuscule Condition in vitro éléments minéraux |
| Résumé : |
La tomate (Solanum lycopersicum L., 1753) est une culture maraîchère très importante au Sénégal avec une production annuelle évaluée à 151 444 tonnes. Cependant, la dégradation des zones de culture sous les effets de la sécheresse et de la salinisation a conduit à une réduction de sa production. Ainsi, la sélection de génotypes de tomate tolérants aux stress hydrique et salin ainsi que l’utilisation des microorganismes symbiotiques des sols comme les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) peuvent constituer des voies à explorer pour la culture de cette plante. Dans ce contexte, ce travail vise, par des méthodes in vitro et in situ, à déterminer les couples symbiotiques permettant d’optimiser la productivité de la tomate dans les situations de stress hydrique ou salin.
Cette étude a porté sur, d’une part (i) les effets de pressions osmotiques croissantes sur la germination et la croissance in vitro de cinq variétés de tomate ; (ii) l’évaluation sous ombrière de l’impact de trois souches de CMA sur les capacités de tolérance au stress hydrique des plants des deux variétés les plus tolérantes in vitro. D’autre part, nous avons (iii) étudié les effets des concentrations croissantes en NaCl sur la germination et la croissance in vitro des mêmes variétés de tomate puis (iv) évaluer sous ombrière l’impact des mêmes souches de CMA sur les capacités de tolérance au stress salin des plants des deux variétés les plus tolérantes in vitro.
Les variétés Lady Nema et Xewel, apparues plus tolérantes in vitro au stress osmotique ont enregistré respectivement à 15 kPa de meilleurs taux de germination (75 et 83,33 %) et de croissance (0,115 et 0,104 g de poids sec total) avec des teneurs en proline (165 et 208 nmoles.g-1 de matière fraiche), et chlorophylle totale (3,22 et 3,47 mg.g-1 de matière fraiche) plus importantes. Sous contrainte hydrique in situ, le meilleur partenaire fongique de la variété Lady Nema est Claroideoglomus etunicatum alors que pour les plants de la variété Xewel, Rhizophagus fasciculatus est plus efficient. En condition de stress salin in vitro, les variétés Lady Nema et Mongal ont été les plus tolérantes en enregistrant respectivement à [105 mM de NaCl] des taux de germination (35 %) et des paramètres de croissance (0,012 et 0,015 g de poids sec total) plus importants. En condition de stress salin in situ, l’inoculation avec C. etunicatum a apporté les meilleurs résultats chez les plants de la variété Lady Nema tandis que chez la variété Mongal, c’est la souche R. fasciculatus qui est la meilleure. Les souches de CMA les plus efficientes ont permis un meilleur développement des parties aérienne et racinaire des plants avec une augmentation considérable des teneurs en carbone (4 à 58 %), azote (7,5 à 77 %), phosphore (8,57 à 34,28 %) et proline (41 à 104 %) en situation de stress hydrique. En condition saline, les plants mycorhizés ont également des teneurs en phosphore (9 à 84 %), potassium (101 à 364 %) et proline (48 à 123 %) plus importantes que chez les témoins et des teneurs en sodium 15 à 48 % plus faibles.
Les meilleurs couples symbiotiques ayant été déterminés pour chaque variété, il peut donc être recommandé de procéder à la mycorhization des plants de tomate en fonction de la contrainte présente dans la zone de culture pour une productivité meilleure et durable.
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| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1147 |
Impacts des stress hydrique et salin sur les premières phases de développement in vitro et in situ de variétés de tomate (Solanum lycopersicum L.) cultivées au Sénégal et réponses à l’inoculation avec des champignons mycorhiziens à arbuscules en conditions semi-contrôlées [texte imprimé] / Abdou Khadre Sané, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2023 . - 235 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Solanum lycopersicum stress hydrique stress salin germination croissance culture in vitro condition in situ tolérance champignon mycorhizien arbusculaire minéraux tomate inoculation champignon mycorhizien à arbuscule Condition in vitro éléments minéraux |
| Résumé : |
La tomate (Solanum lycopersicum L., 1753) est une culture maraîchère très importante au Sénégal avec une production annuelle évaluée à 151 444 tonnes. Cependant, la dégradation des zones de culture sous les effets de la sécheresse et de la salinisation a conduit à une réduction de sa production. Ainsi, la sélection de génotypes de tomate tolérants aux stress hydrique et salin ainsi que l’utilisation des microorganismes symbiotiques des sols comme les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) peuvent constituer des voies à explorer pour la culture de cette plante. Dans ce contexte, ce travail vise, par des méthodes in vitro et in situ, à déterminer les couples symbiotiques permettant d’optimiser la productivité de la tomate dans les situations de stress hydrique ou salin.
Cette étude a porté sur, d’une part (i) les effets de pressions osmotiques croissantes sur la germination et la croissance in vitro de cinq variétés de tomate ; (ii) l’évaluation sous ombrière de l’impact de trois souches de CMA sur les capacités de tolérance au stress hydrique des plants des deux variétés les plus tolérantes in vitro. D’autre part, nous avons (iii) étudié les effets des concentrations croissantes en NaCl sur la germination et la croissance in vitro des mêmes variétés de tomate puis (iv) évaluer sous ombrière l’impact des mêmes souches de CMA sur les capacités de tolérance au stress salin des plants des deux variétés les plus tolérantes in vitro.
Les variétés Lady Nema et Xewel, apparues plus tolérantes in vitro au stress osmotique ont enregistré respectivement à 15 kPa de meilleurs taux de germination (75 et 83,33 %) et de croissance (0,115 et 0,104 g de poids sec total) avec des teneurs en proline (165 et 208 nmoles.g-1 de matière fraiche), et chlorophylle totale (3,22 et 3,47 mg.g-1 de matière fraiche) plus importantes. Sous contrainte hydrique in situ, le meilleur partenaire fongique de la variété Lady Nema est Claroideoglomus etunicatum alors que pour les plants de la variété Xewel, Rhizophagus fasciculatus est plus efficient. En condition de stress salin in vitro, les variétés Lady Nema et Mongal ont été les plus tolérantes en enregistrant respectivement à [105 mM de NaCl] des taux de germination (35 %) et des paramètres de croissance (0,012 et 0,015 g de poids sec total) plus importants. En condition de stress salin in situ, l’inoculation avec C. etunicatum a apporté les meilleurs résultats chez les plants de la variété Lady Nema tandis que chez la variété Mongal, c’est la souche R. fasciculatus qui est la meilleure. Les souches de CMA les plus efficientes ont permis un meilleur développement des parties aérienne et racinaire des plants avec une augmentation considérable des teneurs en carbone (4 à 58 %), azote (7,5 à 77 %), phosphore (8,57 à 34,28 %) et proline (41 à 104 %) en situation de stress hydrique. En condition saline, les plants mycorhizés ont également des teneurs en phosphore (9 à 84 %), potassium (101 à 364 %) et proline (48 à 123 %) plus importantes que chez les témoins et des teneurs en sodium 15 à 48 % plus faibles.
Les meilleurs couples symbiotiques ayant été déterminés pour chaque variété, il peut donc être recommandé de procéder à la mycorhization des plants de tomate en fonction de la contrainte présente dans la zone de culture pour une productivité meilleure et durable.
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https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1147 |
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