| Titre : |
Identification des principales maladies du manguier (Mangifera indica L.) au Sénégal et élaboration de méthodes de lutte |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Nalla MBAYE, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale |
| Année de publication : |
[2022] |
| Importance : |
163 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Mangifera indica L. manguier champignons phytopathogènes huile essentielle lutte chimique Sénégal. |
| Résumé : |
La mangue est actuellement le principal produit d’exportation de la filière fruits et légumes au Sénégal avec des retombées économiques importantes. Cependant, la filière mangue fait face à des problèmes d’ordre phytosanitaire principalement liés à différentes catégories de maladies le plus souvent d’origine fongique. Cette étude a été menée dans le but d’identifier les champignons phytopathogènes responsables des maladies du manguier au Sénégal et de trouver des méthodes de lutte efficaces. Ainsi, des prospections ont été effectuées dans 48 vergers localisés dans cinq régions du Sénégal : Dakar, Thiés, Saint-louis, Kolda et Ziguinchor. Aussi, des tests d’efficacité de fongicides et d’huiles essentielles ont été réalisés pour le contrôle des principales maladies fongiques du manguier. Douze (12) genres de champignon ont été identifiés : Alternaria sp., Aspergillus, Chaetomium sp., Curvularia sp., Colletotrichum sp., Dothiorella sp. ,Drechslera sp, Fusarium spp., Lasiodiplodia sp., Oidium sp., Pestalotia sp. et Phoma sp. Cependant, l’étude menée dans la principale zone de production de mangues à l’exportation, les Niayes, a montré que la composition de la mycoflore impliquée dans les pourritures post-récolte est fortement liées aux conditions climatiques et aux pratiques culturales. En effet, les genres Colletotrichum et Phoma prédominent pendant les périodes humides (aout) alors que Lasiodiplodia, Dothiorella, Aspergillus et Alternaria sont plutôt fréquents pendant la période sèche (juillet). Par ailleurs, le labour à sec accroît la pourriture des mangues après récolte du fait surtout des champignons du sol tandis que le ratissage des débris, en agissant sur la quantité de substrat disponible pour les champignons telluriques, permet de diminuer les pourritures post-récolte. L’absence de travail du sol constitue un facteur à risque favorisant le développement des champignons et l’accroissement des pertes. L’étude de l’influence des traitements phytosanitaires effectués en pré-récolte, par les producteurs, sur l’importance des pourritures post-récolte a révélé une efficacité limitée. Les tests in vitro de différents fongicides sur la croissance mycélienne de Colletotrichum et Lasiodiplodia ont montré l’efficacité du myclobutanil, de l’imazalil, du chlorothalonil, de l’azoxystrobine et du mancozèbe tandis que pour la germination des spores, les fongicides les plus efficaces sont l’oxychlorure de cuivre et le mancozèbe. Les tests réalisés au champ ont montré l’efficacité du myclobutanil et de l’azoxystrobine pour le contrôle des pourritures post-récolte.
Les tests d’efficacité des huiles essentielles ont montré que l’huile essentielle d’Eugenia caryophyllata est la plus efficace sur la croissance mycélienne des champignons en entrainant une inhibition totale de Fusarium sp. et Pestalotia sp. à 500ppm et de Lasiodiplodia sp. à 1000ppm. Elle est suivie de l’huile essentielle de Zingiber officinale qui entraine une inhibition totale aux concentrations respectives de 3000, 6000 et 8000ppm. Les huiles essentielles d’Eucalyptus camaldulensis et de Melaleuca quinquenervia montrent aussi une bonne efficacité sur la croissance mycélienne des champignons cibles à 10000ppm. Concernant la germination des spores, une inhibition totale est obtenue avec l’huile essentielle d’Eugenia caryophyllata à 100ppm pour Fusarium sp., 250ppm pour Pestalotia sp. et 1000ppm pour Lasiodiplodia sp. Zingiber officinale permet d’obtenir un taux de germination de 24,07±3,91% à 1500ppm pour Lasiodiplodia sp.et une inhibition totale de celle de Fusarium sp. et de Pestalotia sp. à 500 et 1500ppm respectivement. Les huiles essentielles constituent ainsi une bonne alternative à la lutte chimique contre les champignons phytopathogènes du manguier. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1141 |
Identification des principales maladies du manguier (Mangifera indica L.) au Sénégal et élaboration de méthodes de lutte [texte imprimé] / Nalla MBAYE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Faculté des Sciences et Techniques : Département de Biologie végétale, [2022] . - 163 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Mangifera indica L. manguier champignons phytopathogènes huile essentielle lutte chimique Sénégal. |
| Résumé : |
La mangue est actuellement le principal produit d’exportation de la filière fruits et légumes au Sénégal avec des retombées économiques importantes. Cependant, la filière mangue fait face à des problèmes d’ordre phytosanitaire principalement liés à différentes catégories de maladies le plus souvent d’origine fongique. Cette étude a été menée dans le but d’identifier les champignons phytopathogènes responsables des maladies du manguier au Sénégal et de trouver des méthodes de lutte efficaces. Ainsi, des prospections ont été effectuées dans 48 vergers localisés dans cinq régions du Sénégal : Dakar, Thiés, Saint-louis, Kolda et Ziguinchor. Aussi, des tests d’efficacité de fongicides et d’huiles essentielles ont été réalisés pour le contrôle des principales maladies fongiques du manguier. Douze (12) genres de champignon ont été identifiés : Alternaria sp., Aspergillus, Chaetomium sp., Curvularia sp., Colletotrichum sp., Dothiorella sp. ,Drechslera sp, Fusarium spp., Lasiodiplodia sp., Oidium sp., Pestalotia sp. et Phoma sp. Cependant, l’étude menée dans la principale zone de production de mangues à l’exportation, les Niayes, a montré que la composition de la mycoflore impliquée dans les pourritures post-récolte est fortement liées aux conditions climatiques et aux pratiques culturales. En effet, les genres Colletotrichum et Phoma prédominent pendant les périodes humides (aout) alors que Lasiodiplodia, Dothiorella, Aspergillus et Alternaria sont plutôt fréquents pendant la période sèche (juillet). Par ailleurs, le labour à sec accroît la pourriture des mangues après récolte du fait surtout des champignons du sol tandis que le ratissage des débris, en agissant sur la quantité de substrat disponible pour les champignons telluriques, permet de diminuer les pourritures post-récolte. L’absence de travail du sol constitue un facteur à risque favorisant le développement des champignons et l’accroissement des pertes. L’étude de l’influence des traitements phytosanitaires effectués en pré-récolte, par les producteurs, sur l’importance des pourritures post-récolte a révélé une efficacité limitée. Les tests in vitro de différents fongicides sur la croissance mycélienne de Colletotrichum et Lasiodiplodia ont montré l’efficacité du myclobutanil, de l’imazalil, du chlorothalonil, de l’azoxystrobine et du mancozèbe tandis que pour la germination des spores, les fongicides les plus efficaces sont l’oxychlorure de cuivre et le mancozèbe. Les tests réalisés au champ ont montré l’efficacité du myclobutanil et de l’azoxystrobine pour le contrôle des pourritures post-récolte.
Les tests d’efficacité des huiles essentielles ont montré que l’huile essentielle d’Eugenia caryophyllata est la plus efficace sur la croissance mycélienne des champignons en entrainant une inhibition totale de Fusarium sp. et Pestalotia sp. à 500ppm et de Lasiodiplodia sp. à 1000ppm. Elle est suivie de l’huile essentielle de Zingiber officinale qui entraine une inhibition totale aux concentrations respectives de 3000, 6000 et 8000ppm. Les huiles essentielles d’Eucalyptus camaldulensis et de Melaleuca quinquenervia montrent aussi une bonne efficacité sur la croissance mycélienne des champignons cibles à 10000ppm. Concernant la germination des spores, une inhibition totale est obtenue avec l’huile essentielle d’Eugenia caryophyllata à 100ppm pour Fusarium sp., 250ppm pour Pestalotia sp. et 1000ppm pour Lasiodiplodia sp. Zingiber officinale permet d’obtenir un taux de germination de 24,07±3,91% à 1500ppm pour Lasiodiplodia sp.et une inhibition totale de celle de Fusarium sp. et de Pestalotia sp. à 500 et 1500ppm respectivement. Les huiles essentielles constituent ainsi une bonne alternative à la lutte chimique contre les champignons phytopathogènes du manguier. |
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