| Titre : |
Apport des diatomées à la connaissance du paléo-environnement de l’estuaire du Saloum au cours des derniers millénaires et notions de géoparc, géoconservation et géotourisme appliquées à la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (RBDS) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Adama GUEYE, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur |
| Année de publication : |
2022 |
| Importance : |
193 P. |
| Format : |
29 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
microflore lagune estuaire inventaire histoire diatomée hypersalinité euryhalinité lithologie datation euryhalin paléo-environnement Saloum géoparc géoconservation géotourisme Réserve de Biosphère du Delta du Saloum réserve biosphère delta du Saloum estuaire du Saloum Parc National du Delta du Saloum Aire Marine Protégée Bamboung Gandoul Sangomar Nitzschia Coscinodiscus Diploneis Petroneis euryhaline |
| Résumé : |
Dans notre programme de reconstitution de l’histoire des estuaires et lagunes du Sénégal et de l’inventaire de la microflore à diatomées de la Séné-Gambie, six carottes ont été prélevées sur l’estuaire du Saloum : 3 le long du bras principal (Kahone, Ndangane Babou et Ndangonkha), 2 le long du Diomboss (Bambar et Sokone) et 1 le long du Bandiala (Néma Ba). Le long des carottes, une quantité de 0,1g de sédiment a été prélevée tous les 10cm pour l'étude des diatomées. Les déterminations, les comptages et les prises de photos ont été faites au microscope optique Leica DM 2500. Parallèlement, les faciès granulométriques ont été déterminés pour l’analyse lithologique ainsi que deux datations au 14C sur la carotte de Ndangonkha.
Cette étude a permis d’inventorier 150 espèces dans l’ensemble des sondages appartenant à 70 genres. Les genres les plus représentés sont : Nitzschia (14 espèces), Coscinodiscus (8 espèces), Diploneis et Petroneis (6 espèces chacune). L’analyse des assemblages de diatomées montre une nette dominance sur toutes les carottes des espèces euryhalines qui serait liée aux variations saisonnières fréquentes de la salinité alors que l’abondance des espèces marines, est à mettre en relation avec l’influence dominante des eaux marines. Les rares espèces d’eau douce pourraient être apportées par le vent, les insectes ou les oiseaux. Entre 6130 à 3500 ans B.P. la série sédimentaire est marquée par une abondance des sables et par conséquent une pauvreté ou absence de diatomées. Puis vers 4200 ans BP la mangrove se developpe dans la partie amont du bras principal (Kahone) occasionant un dépôt de tourbe qui ne permet pas le developpement des diatomées. Par contre d’autres endroits présentent une diminution des sables au profit des pélites et cette sédimentation fine autorise le développement des diatomées. Entre 3500 et 2500 ans B.P. la paléo-productivité primaire et la diversité spécifique augmentent partout avec une dominance des espèces marines-saumâtres planctoniques au Nord et benthiques au Sud lié à une différence de profondeur des sites. Enfin après 2000 ans BP, l’influence de la Néma entraine une augmentation des formes oligohalobes le long du Bandiala durant une période humide datée entre 460 BP et 1090.
L’estuaire du Saloum abrite un certain nombre entités au sein de la Réserve de Biosphère d Delta du Saloum, dont le Parc National du Delta du Saloum et les Aires Marines Protégées Communautaire de Bamboung, Gandoul et Sangomar. Chacune de ces entités à ses particularités et des potentialités multiples qui lui ont valu le classement comme site du réseau Man And Biosphère, site RAMSAR et Patrimoine mondial de l’Humanité. La valorisation géopatrimoniale des ses entités a révélé des valeurs historiques, archéologiques, écologiques et économiques très importante, mais sa valeur globale est assez impactée négativement. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1221 |
Apport des diatomées à la connaissance du paléo-environnement de l’estuaire du Saloum au cours des derniers millénaires et notions de géoparc, géoconservation et géotourisme appliquées à la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (RBDS) [texte imprimé] / Adama GUEYE, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Ingénieur, 2022 . - 193 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
microflore lagune estuaire inventaire histoire diatomée hypersalinité euryhalinité lithologie datation euryhalin paléo-environnement Saloum géoparc géoconservation géotourisme Réserve de Biosphère du Delta du Saloum réserve biosphère delta du Saloum estuaire du Saloum Parc National du Delta du Saloum Aire Marine Protégée Bamboung Gandoul Sangomar Nitzschia Coscinodiscus Diploneis Petroneis euryhaline |
| Résumé : |
Dans notre programme de reconstitution de l’histoire des estuaires et lagunes du Sénégal et de l’inventaire de la microflore à diatomées de la Séné-Gambie, six carottes ont été prélevées sur l’estuaire du Saloum : 3 le long du bras principal (Kahone, Ndangane Babou et Ndangonkha), 2 le long du Diomboss (Bambar et Sokone) et 1 le long du Bandiala (Néma Ba). Le long des carottes, une quantité de 0,1g de sédiment a été prélevée tous les 10cm pour l'étude des diatomées. Les déterminations, les comptages et les prises de photos ont été faites au microscope optique Leica DM 2500. Parallèlement, les faciès granulométriques ont été déterminés pour l’analyse lithologique ainsi que deux datations au 14C sur la carotte de Ndangonkha.
Cette étude a permis d’inventorier 150 espèces dans l’ensemble des sondages appartenant à 70 genres. Les genres les plus représentés sont : Nitzschia (14 espèces), Coscinodiscus (8 espèces), Diploneis et Petroneis (6 espèces chacune). L’analyse des assemblages de diatomées montre une nette dominance sur toutes les carottes des espèces euryhalines qui serait liée aux variations saisonnières fréquentes de la salinité alors que l’abondance des espèces marines, est à mettre en relation avec l’influence dominante des eaux marines. Les rares espèces d’eau douce pourraient être apportées par le vent, les insectes ou les oiseaux. Entre 6130 à 3500 ans B.P. la série sédimentaire est marquée par une abondance des sables et par conséquent une pauvreté ou absence de diatomées. Puis vers 4200 ans BP la mangrove se developpe dans la partie amont du bras principal (Kahone) occasionant un dépôt de tourbe qui ne permet pas le developpement des diatomées. Par contre d’autres endroits présentent une diminution des sables au profit des pélites et cette sédimentation fine autorise le développement des diatomées. Entre 3500 et 2500 ans B.P. la paléo-productivité primaire et la diversité spécifique augmentent partout avec une dominance des espèces marines-saumâtres planctoniques au Nord et benthiques au Sud lié à une différence de profondeur des sites. Enfin après 2000 ans BP, l’influence de la Néma entraine une augmentation des formes oligohalobes le long du Bandiala durant une période humide datée entre 460 BP et 1090.
L’estuaire du Saloum abrite un certain nombre entités au sein de la Réserve de Biosphère d Delta du Saloum, dont le Parc National du Delta du Saloum et les Aires Marines Protégées Communautaire de Bamboung, Gandoul et Sangomar. Chacune de ces entités à ses particularités et des potentialités multiples qui lui ont valu le classement comme site du réseau Man And Biosphère, site RAMSAR et Patrimoine mondial de l’Humanité. La valorisation géopatrimoniale des ses entités a révélé des valeurs historiques, archéologiques, écologiques et économiques très importante, mais sa valeur globale est assez impactée négativement. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1221 |
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