| Titre : |
DIAGNOSTIC ECOTOXICOLOGIQUE DE LA POLLUTION MARINE AU SENEGAL |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Amidou Sonko, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement |
| Année de publication : |
2022 |
| Importance : |
138 P. |
| Format : |
29 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Pollution marine Microbiologie Pollution plastique Pollution plastique Elément trace métallique Ecotoxicologie Mer Océan Ecotoxicologie marine Mercure Microplastique Bioessai Qualité Eau de mer Sédiment marin Enquête sociologique Presqu’île du Cap-Vert Dakar Petite Côte Entérocoque Escherichia coli Salmonelle Vibrio cholerae Vibrio parahaemolyticus Vibrio vulnificus Macroplastique écotoxicité Phaeodactylum tricornutum Artemia salina Magallana gigas Dicentrarchus labrax enquête sociologique |
| Résumé : |
La pollution marine en Afrique de l'Ouest est une menace majeure, longtemps négligé, en particulier
autour des mégapoles côtières. Au Sénégal, une trop faible quantité des eaux usées domestiques
produites à Dakar font l’objet d’un traitement ad hoc. Nous avons étudié la pollution marine des
sédiments et des eaux côtières de la presqu’ile du Cap-Vert et de la Petite côte. Vingt et un sites de
prélèvement ont été sélectionnés. Dans ces travaux, nous évaluons la qualité microbiologique
(Escherichia coli, Entérocoques, Salmonelles, Vibrio cholorae, Vibrio parahaemlyticus, Vibrio
vulnificus) et nous quantifions les micro et macro plastiques in situ pour la première fois en Afrique. La
qualité des sédiments est évaluée par la quantification des ‘ETM’ Eléments Traces Métalliques (Al, Cd,
Co, Cu, Cr, Fe, Hg, Ni, Pb, Zn et Mn) et par la réalisation de 4 tests écotoxicologiques complémentaires
(Phaeodactylum tricornutum, Artemia salina, Magallana gigas et Dicentrarchus labrax), pour la
première fois en Afrique de l’Ouest, sur 21 sites. Enfin, une enquête sociologique a été menée sur la
perception du niveau de pollution marine par les populations du littoral au regards de nos résultats.
Les résultats montrent que la perception des populations n’est pas toujours en phase avec les
observations scientifiques. La population signale un niveau de pollution principalement modéré mais
qui s’est aggravé ces dix dernières années. Un tiers de la population pense que la pollution marine n’a
aucun impact sur la santé humaine, les deux autres tiers reportent des problèmes principalement bénins
(e.g. toux, bronchites, maux de gorge). La population pense que l’implication des autorités locales et
des autorités nationales n’est pas satisfaisante en la matière. Ces résultats démontrent une
méconnaissance des populations de la typologie des différentes pollutions.
La majorité des sites étudiés n’est pas conforme aux qualités microbiologiques de l’eau de baignade
d’un point de vu microbiologique. Les quantités de microplastiques de certains sites sont élevées. Les
macroplastiques en mer, ne sont pas significativement présents sur tous les sites échantillonnés. Pour
les ETM seuls le chrome et le nickel sont au-dessus de la concentration d'effet probable (CEP) sur les
organismes marins en ce qui concerne la fraction ≤ 100 μm. Les premiers niveaux trophiques de la
chaine alimentaire du milieu marin ne semblent pas être affectés par la toxicité des sédiments alors que
les niveaux moyens et supérieurs le sont davantage. La majorité (81%) des sites étudiés ont révélé un
niveau d’écotoxicité supérieur à 20%, via le test d’embryotoxicité de Magallana gigas reconnu pour sa
plus grande sensibilité par rapport aux autres bioessais. Par conséquent, l'évaluation de la toxicité des
sédiments marins montre que la majorité des sites sélectionnés apparaissent dans un mauvais état
écotoxicologique.
La variabilité inter-sites des résultats sont dues aux caractéristiques des sites. Soumbédioune et Ngor
sont sous l’influence marquée d’effluents urbains non traitées. Les eaux épurées, comme le cas de
Cambérène, contiennent plusieurs milliers de microorganismes par litre dont certains d’entre eux sont
pathogènes. La zone de Hann est caractérisée par des effluents mixes (urbains et industriels) non traités.
Les déchets domestiques et biomédicaux sont caractéristiques sur le site de Dantec (haut niveau d’Al).
La faible pollution de l’Ile de la Madeleine, à part les quantités élevées de cuivre (présence d’épave)
qui y sont observées, s’explique par l’absence d’effluents domestiques. Sur les sites de la Petite Côte,
la faible urbanisation est sans doute le facteur explicatif de la faible pollution observée. Au Sénégal, les
fortes concentrations d’aérosols sont observées pendant la saison sèche et de faibles concentrations sont
enregistrées en saison des pluies. Cette variabilité s’associe souvent au gradient de pression
atmosphérique, à l’origine du vent et des précipitations. Les métaux les plus rencontrés dans ces aérosols
sont : Al, Fe (origine naturelle), Cd, Pb, Zn (trafic urbain, combustion carburant), Ni, Mn, Co, Cr, Cu,
As (origine naturelle et/ou anthropique). Il n’explique néanmoins pas les forts niveaux de Cu ou Al
observés sur certains sites autour de Dakar. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1156 |
DIAGNOSTIC ECOTOXICOLOGIQUE DE LA POLLUTION MARINE AU SENEGAL [texte imprimé] / Amidou Sonko, Auteur . - Dakar : Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Ecole Doctorale Sciences de la Vie, de la Santé et de l'Environnement, 2022 . - 138 P. ; 29 cm. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Pollution marine Microbiologie Pollution plastique Pollution plastique Elément trace métallique Ecotoxicologie Mer Océan Ecotoxicologie marine Mercure Microplastique Bioessai Qualité Eau de mer Sédiment marin Enquête sociologique Presqu’île du Cap-Vert Dakar Petite Côte Entérocoque Escherichia coli Salmonelle Vibrio cholerae Vibrio parahaemolyticus Vibrio vulnificus Macroplastique écotoxicité Phaeodactylum tricornutum Artemia salina Magallana gigas Dicentrarchus labrax enquête sociologique |
| Résumé : |
La pollution marine en Afrique de l'Ouest est une menace majeure, longtemps négligé, en particulier
autour des mégapoles côtières. Au Sénégal, une trop faible quantité des eaux usées domestiques
produites à Dakar font l’objet d’un traitement ad hoc. Nous avons étudié la pollution marine des
sédiments et des eaux côtières de la presqu’ile du Cap-Vert et de la Petite côte. Vingt et un sites de
prélèvement ont été sélectionnés. Dans ces travaux, nous évaluons la qualité microbiologique
(Escherichia coli, Entérocoques, Salmonelles, Vibrio cholorae, Vibrio parahaemlyticus, Vibrio
vulnificus) et nous quantifions les micro et macro plastiques in situ pour la première fois en Afrique. La
qualité des sédiments est évaluée par la quantification des ‘ETM’ Eléments Traces Métalliques (Al, Cd,
Co, Cu, Cr, Fe, Hg, Ni, Pb, Zn et Mn) et par la réalisation de 4 tests écotoxicologiques complémentaires
(Phaeodactylum tricornutum, Artemia salina, Magallana gigas et Dicentrarchus labrax), pour la
première fois en Afrique de l’Ouest, sur 21 sites. Enfin, une enquête sociologique a été menée sur la
perception du niveau de pollution marine par les populations du littoral au regards de nos résultats.
Les résultats montrent que la perception des populations n’est pas toujours en phase avec les
observations scientifiques. La population signale un niveau de pollution principalement modéré mais
qui s’est aggravé ces dix dernières années. Un tiers de la population pense que la pollution marine n’a
aucun impact sur la santé humaine, les deux autres tiers reportent des problèmes principalement bénins
(e.g. toux, bronchites, maux de gorge). La population pense que l’implication des autorités locales et
des autorités nationales n’est pas satisfaisante en la matière. Ces résultats démontrent une
méconnaissance des populations de la typologie des différentes pollutions.
La majorité des sites étudiés n’est pas conforme aux qualités microbiologiques de l’eau de baignade
d’un point de vu microbiologique. Les quantités de microplastiques de certains sites sont élevées. Les
macroplastiques en mer, ne sont pas significativement présents sur tous les sites échantillonnés. Pour
les ETM seuls le chrome et le nickel sont au-dessus de la concentration d'effet probable (CEP) sur les
organismes marins en ce qui concerne la fraction ≤ 100 μm. Les premiers niveaux trophiques de la
chaine alimentaire du milieu marin ne semblent pas être affectés par la toxicité des sédiments alors que
les niveaux moyens et supérieurs le sont davantage. La majorité (81%) des sites étudiés ont révélé un
niveau d’écotoxicité supérieur à 20%, via le test d’embryotoxicité de Magallana gigas reconnu pour sa
plus grande sensibilité par rapport aux autres bioessais. Par conséquent, l'évaluation de la toxicité des
sédiments marins montre que la majorité des sites sélectionnés apparaissent dans un mauvais état
écotoxicologique.
La variabilité inter-sites des résultats sont dues aux caractéristiques des sites. Soumbédioune et Ngor
sont sous l’influence marquée d’effluents urbains non traitées. Les eaux épurées, comme le cas de
Cambérène, contiennent plusieurs milliers de microorganismes par litre dont certains d’entre eux sont
pathogènes. La zone de Hann est caractérisée par des effluents mixes (urbains et industriels) non traités.
Les déchets domestiques et biomédicaux sont caractéristiques sur le site de Dantec (haut niveau d’Al).
La faible pollution de l’Ile de la Madeleine, à part les quantités élevées de cuivre (présence d’épave)
qui y sont observées, s’explique par l’absence d’effluents domestiques. Sur les sites de la Petite Côte,
la faible urbanisation est sans doute le facteur explicatif de la faible pollution observée. Au Sénégal, les
fortes concentrations d’aérosols sont observées pendant la saison sèche et de faibles concentrations sont
enregistrées en saison des pluies. Cette variabilité s’associe souvent au gradient de pression
atmosphérique, à l’origine du vent et des précipitations. Les métaux les plus rencontrés dans ces aérosols
sont : Al, Fe (origine naturelle), Cd, Pb, Zn (trafic urbain, combustion carburant), Ni, Mn, Co, Cr, Cu,
As (origine naturelle et/ou anthropique). Il n’explique néanmoins pas les forts niveaux de Cu ou Al
observés sur certains sites autour de Dakar. |
| Permalink : |
https://bibliothequefst.ucad.sn/index.php?lvl=notice_display&id=1156 |
|  |